Bibliographie

    Jared DIAMOND, éditions NRF-GALLIMARD, AVRIL 2006, 582 pages, 29,50 €

Lisez en particulier les chapitres 7 & 8 qui expliquent parfaitement le rôle, entre autres, DEJA à cette époque, du modèle dominant actuel (pourriture capitaliste + vermine vaticane) responsable de l'effondrement de la société Viking du Groenland, au bout de quelque 450 ans, le clergé empêchant tout contact entre les Vikings et les Inuits, considérés par le clergé comme des "païens primitifs" et traités comme tels, le clergé exigeant par ailleurs de se faire entretenir richement par les paysans Vikings. Résultat : les Inuits sont toujours là mais les Vikings du Groenland sont tous morts de faim et de froid au bout de 450 ans (+/- de 980 à 1430).     Citation du livre page 329 : "Les Vikings périrent de faim, entourés d'abondantes ressources alimentaires inutilisées." (SIC !)    Citation du livre page 332 : "La structure sociale de la société viking créa donc un conflit entre les intérêts à court terme des détenteurs du pouvoir et les intérêts à long terme de l'existence de la société. La plupart des intérêts qui étaient défendus par les chefs et le clergé se révélèrent dommageables à la société dans son ensemble ; ..... Les chefs vikings finirent par voir disparaître tous leurs partisans. Le dernier privilège qu'ils purent s'attribuer fut celui d'être les derniers à mourir de faim." (SIC !)    "Rassurez-vous" : Jared DIAMOND explique aussi très bien le massacre de la planète par l'industrie capitaliste. Lisez à cet égard (par exemple) le chapitre 12 intitulé "La Chine, géant qui titube." : c'est tout simplement EFFRAYANT. Bref : s'il existe une bible en ce monde, c'est bien le livre de Jared DIAMOND.... même si son chapitre 15 me laisse perplexe dans le sens où cet Etazunien ne remet pas en question le système capitalo-productiviste !!!!

    Jacques LOSAY, éditions LOCUS SOLUS, JANVIER 2014, 47 pages, 4,90 €

"Le 15 janvier 2004 disparaissait en quelques secondes le chalutier Bugaled Breizh. Accident de pêche ? Collision avec un navire marchand ? Manoeuvre militaire qui tourne mal ? Les hypothèses, nombreuses, jalonnent dix ans d'enquête et de procès, insatisfaisants pour les familles des cinq victimes. Ce livre donne les clés pour décrypter cette ténébreuse affaire. L'enquête des juges, des experts, des médias et des parties civiles a suivi un cours sinueux, se heurtant à tout moment à l'omerta du secret défense. Après le succès public du film-événement "The Silent Killer", en tournée en France et à l'Etranger, l'auteur-réalisateur Jacques Losay rassemble ici les pièces du puzzle, pointe les incohérences, les pressions sur l'enquête et l'internationalisation de l'affaire, avant d'en appeler à un légitime sursaut citoyen. En dépit d'une fin d'enquête conclue en appel, le Bugaled Breizh n'a pas encore livré tous ses secrets."

Jacques Losay, réalisateur du film "The Silent Killer" retrace l'histoire de la disparition du tristement célèbre Bugaled Breizh, disparu en mer le 15 Janvier 2004. A la pointe du combat des familles, lui-même beau-père du fils d'une victime du naufrage.

    Michel CHOSSUDOVSKY, éditions GLOBAL RESEARCH, FEVRIER 2015, 240 pages, 20,66 $

"America s hegemonic project in the post 9/11 era is the Globalization of War whereby the U.S.-NATO military machine --coupled with covert intelligence operations, economic sanctions and the thrust of regime change- is deployed in all major regions of the world. The threat of pre-emptive nuclear war is also used to black-mail countries into submission. This Long War against Humanity is carried out at the height of the most serious economic crisis in modern history. It is intimately related to a process of global financial restructuring, which has resulted in the collapse of national economies and the impoverishment of large sectors of the World population. The ultimate objective is World conquest under the cloak of human rights and Western democracy."

"Professor Michel Chossudovsky is the most realistic of all foreign policy commentators. He is a model of integrity in analysis, his book provides an honest appraisal of the extreme danger that US hegemonic neoconservatism poses to life on earth."

Dr. Paul Craig Roberts, former Assistant Secretary of the U.S. Treasury

"The Globalization of War comprises war on two fronts: those countries that can either be bought, or destabilized. In other cases, insurrection, riots and wars are used to solicit U.S. military intervention. Michel Chossudovsky s book is a must read for anyone who prefers peace and hope to perpetual war, death, dislocation and despair."

Hon. Paul Hellyer, former Canadian Minister of National Defence

"Michel Chossudovsky describes globalization as a hegemonic weapon that empowers the financial elites and enslaves 99 percent of the world's population. The Globalization of War is diplomatic dynamite - and the fuse is burning rapidly."

Michael Carmichael, President, the Planetary Movement

About the Author : Michel Chossudovsky is an award winning author and leading analyst of the New World Order, professor of Economics and Director of the Centre for Research on Globalization (CRG)

    Alvin SNYDER, éditions ARCADE PUBLISHING, NOVEMBRE 1995, 320 pages, 5,38 $

"Because of a 50-year ban on domestic dissemination of U.S. Information Agency programs, the American public has little knowledge of the material broadcast overseas by the government. This instructive insider's report by the former director of USIA's Television and Film Service reveals the Reagan-era propaganda campaigns designed to influence public attitudes abroad and erode support for the Soviets. Snyder shows how the agency organized a satellite television network called Worldnet, which by 1985 had become President Reagan's "chief foreign public opinion weapon." The author characterizes USIA as the biggest public relations organization in the world, with a staff of some 10,000 and a budget of $2 billion, dedicated to spreading "an exaggerated version of the truth." Among the propaganda campaigns Snyder recalls was the successful effort to deceive the Soviets into thinking that U.S. missile technology was more developed than it was by rigging the Star Wars tests. He also provides insight into Soviet disinformation activities, including the Moscow-inspired story that the U.S. created the AIDS virus to kill its African American population. Readers will be interested to learn how Washington conducted its public diplomacy overseas during the latter phase of the Cold War. Photos."

    Michel CHOSSUDOVSKY, éditions ECOSOCIETE, OCTOBRE 2005, 383 pages, 25 €

"La première édition de La mondialisation de la pauvreté, de Michel Chossudovsky, publiée en 1998 et traduite en 11 langues, a eu un succès retentissant à travers le monde, permettant à des centaines de milliers de gens de comprendre l’ampleur des conséquences de la mondialisation marchande sur les individus et les sociétés, au Nord comme au Sud. Son auteur propose aujourd’hui une seconde édition mise à jour, augmentée de quelque 150 pages et enrichie de recherches et d’analyses additionnelles, ce qui en fait un ouvrage de brûlante actualité. Michel Chossudovsky fait le point sur la situation économique et sociale, dégradée jusqu’à l’effondrement par les politiques des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dans les pays africains, les pays d’Amérique latine, les pays du Sud-Est asiatique ainsi que dans l’ex-Union soviétique et les Balkans. Il n’oublie pas d’actualiser son analyse de la crise financière en Occident et de la guerre économique qui frappe ses sociétés. L’auteur inclut en outre des chapitres entièrement nouveaux sur la manipulation des données réelles de la pauvreté mondiale, sur les conséquences des politiques de la Banque mondiale sur les droits des femmes, ainsi que sur la ruine de l’économie paysanne en Éthiopie, la destruction économique de l’Albanie et la recolonisation de la Corée."

"Professeur d’économie politique, conférencier prisé sur la scène internationale et conseiller auprès de pays en développement, d’organismes internationaux et des Nations Unies, Michel Chossudovsky est l’auteur d’un second best-seller, Guerre et mondialisation (Écosociété). "

    DIEUDONNÉ & TIGNOUS, éditions LE CHERCHE MIDI, JANVIER 2002, 153 pages, 12,15 €

"Tous les personnages publics reçoivent des lettres d'insultes. De par ses origines et son engagement politique, Dieudonné est devenu l'une des cibles favorites de ces épistoliers furieux. Fasciné par cette démarche qui consiste à écrire les pires insanités à quelqu'un vu à la télé ou entendu à la radio, l'humoriste a décidé de répondre ici à ses nombreux correspondants. Ceux-ci oubliant la plupart du temps de signer leur courrier, il a choisi de leur adresser ses réponses dans un livre. Dieudonné a donc sélectionné une trentaine de lettres parmi les plus représentatives, qu'il publie intégralement, avant de leur répondre avec toute la verve et le sens de la répartie qu'on lui connaît. Il en profite, au passage, pour répliquer aux articles très caractéristiques qu'une certaine presse a publiés à son sujet et qui, on le verra, n'ont rien à envier aux pires lettres anonymes."

L'auteur    DIEUDONNÉ

Humoriste provocateur dans ses propos, Dieudonné a fait couler beaucoup d'encre et déclenché les passions depuis quelques années. Gamin tapageur, il change souvent d'établissements, pratique le saxophone et le piano en amateur tout en tâtant les tatamis. Boute-en-train faisant rire ses camarades de lycée, il débarque dans la vie professionnelle par des petits boulots dont celui de vendeur de voitures, où il met à profit son bagou naturel. En 1991, le voilà changeant de registre au Café de la Gare où il rencontre son futur complice, Elie Semoun, aussi petit et menu que Dieudonné est grand et costaud. Le tandem marche immédiatement et les deux compères s'en donnent à coeur joie, dont leur fameux sketch sur le choc culturel entre juifs musulmans. Le duo cartonne jusqu'à qu'il se sépare en 1996, chacun suivant désormais sa propre voie. Dieudonné profite de cette opportunité pour faire ses premiers pas au cinéma : dirigé par Alain Chabat dans 'Didier', il obtient un vrai premier rôle aux côtés de son ami d'alors, Dany Boon, dans 'Le Déménagement', toujours dans le registre comique. En 1997, il se lance dans son nouveau spectacle, 'Dieudonné tout seul' , et commence à s'intéresser de très près à la politique. Dans les années 2000, au théâtre comme au cinéma dans 'Astérix et Cléopâtre' et dans ses deux spectacles en 2005 'Mes excuses' et '1905', son succès perdure auprès de ses fans, malgré ses prises de position très affirmées et contestables.

    Sébastien FONTENELLE, éditions LIBERTALIA, SEPTEMBRE 2010, 176 pages, 8,20 €

"La nomination de l'ex-patron de Charlie Hebdo à la direction de France Inter avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy fut en 2009 l'apothéose d'une longue décennie de réalignements idéologiques. Entre 1999 (année de sa prise de position en faveur de l'intervention de l'Otan au Kosovo) et 2009, Philippe Val a en effet amendé nombre de ses points de vue, passant de la gauche altermondialiste à la récitation de psaumes conservateurs. Pour accompagner ce réaménagement, il a tôt mis au point une méthode simple, consistant à disqualifier ses éventuels contradicteurs par des imputations extravagantes. L'éditorialiste qui déclarait naguère qu'« à chaque fois que l'on recule, à chaque fois qu'on est prudent à l'intérieur de nos États de droit, on perd l'estime de ceux qui nous font reculer, ils ne font que nous mépriser car devant eux nous piétinons nos propres valeurs » s'est ainsi gagné assez d'estime, à droite, pour être promu à la direction d'une radio d'État sous le règne de Nicolas Sarkozy et ce n'est même pas drôle."

    Maurice RAJSFUS, éditions EDI, AVRIL 1980, 406 pages, 499 €

Ca fait tout de même cher pour un livre broché.... il faudrait le rééditer en format poche !

    Don HEDDESHEIMER, éditions THE BARNES REVIEW, 2003 réédité JUIN 2011, 148 pages, Amazon Format Kindle 3,62 €

"Publié en 2003, ce livre contient des preuves concernant l’utilisation abusive du chiffre de « 6 millions » dans toutes les formes de propagande montées par les institutions israélites depuis, au moins, l’année 1900 ! En effet, déjà au début du XXème siècle, aux Etat-Unis et en particulier à New York, des paléo-sionistes lançaient des campagnes de collectes de fonds ayant pour leitmotiv « Six millions de nos frères sont en train de mourir en Europe (du fait de la faim, de maladies, de massacres perpétrés par la Russie tsariste, les Polonais et autres antisémites). Il faut leur venir en aide. Montrez-vous généreux. » Par exemple, le 21 avril 1926, le New York Times publiait un appel à verser en conséquence... 6 000 000 de dollars ! Excusez du peu. Par conséquent, en 1945, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, sans aucune enquête démographique au préalable, accuser les Allemands d’avoir exterminé 6 000 000 de juifs européens, ce n’était peut-être pas énoncer une vérité historique mais seulement reprendre, en quelque sorte, un vieux slogan publicitaire et un chiffre devenu, à force d’usage, quasiment rituel dans un certain milieu."

"Most people believe that roughly six million Jews were killed by National Socialist Germany during World War II in an event generally referred to as the Holocaust or the Shoah. But how long have we known about this six million figure? The most frequent answer is that the six million figure was established after the Second World War during the International Military Tribunal at Nuremberg.

Although it is true that the six million figure was declared to be the indubitable truth at this tribunal, it is actually remarkably older. In this book, Don Heddesheimer shows that the six million figure dates back much further.

"Six million Jews in Poland and Russia threatened with imminent holocaust": this allegation was appearing in such sources as The New York Times — but the year was 1919! Don Heddesheimer's compact but substantive First Holocaust documents post-WWI propaganda that claimed East European Jewry was on the brink of annihilation, regularly invoking nowadays well-known buzzwords like “extermination,” “holocaust,” and the now famous and almost talismanic six million figure. It gives details how that propaganda was used prior to WWII in order to agitate for minority rights for Jews in Poland, and for Zionism and Bolshevism in Poland and Russia; and demonstrates how Jewish fundraising operations in America raised vast sums in the name of feeding Polish and Russian Jews, then funneled much of the money to Zionist and Communist constructive undertakings — including banks, unions, and kibbutzes — rather than to starving Jews. The First Holocaust also includes eye-opening testimony from American diplomats and military attachés stationed in Poland and Russia that contradicted Jewish persecution claims between the two world wars.

Although this exaggerated propaganda of Jewish suffering slowed down during the 1930s, it never completely ceased and received new momentum in the 1940s during the Second World War. As we all know today, this propaganda skyrocketed after Germany’s total defeat, as the victorious nations of the Second World War seized upon the opportunity to take advantage of such propaganda and to increase its scope and impact. Heddesheimer’s book clearly shows that the “six million” figure, together with “extermination” and “holocaust” claims, are Jewish-Zionist in nature and part of a propaganda pattern which started at the very dawn of the 20th century in order to promote Jewish political and financial goals."

"Don Heddesheimer is very likely a pseudoname of an author, whose book The First Holocaust: Jewish Fund Raising Campaigns with Holocaust Claims During and After World War I is an important documentation, how Jewish organizations collected aid for allegedly threatened 6 million Jews in Europe. The 6 millions figure is a tale number, like the three princes or the seven dwarfs, and the like, that Jews over and over use to illustrate their own suffering and their need for revenge and aid. Absolutely no real contents is behind this number, it is simply a constant, set up by a faith."

    Jacob COHEN, éditions L'HARMATTAN, MARS 2010, 174 pages, 15,68 €

"LE PRINTEMPS DES SAYANIM a révélé de façon prémonitoire l'influence prépondérante, et en particulier ses moyens d'action et de pénétration, d'une certaine communauté juive organisée et liée à Israël, pour renforcer l'alliance avec ce pays, et délégitimer toute forme de critique à l'encontre des politiques sionistes, en les faisant passer pour de l'antisémitisme."

    Shlomo SAND, éditions FLAMMARION, MARS 2013, 138 pages, 10 €

"Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Tel-Aviv, après avoir étudié en Israël et à l'EHESS, Shlomo Sand a notamment publié en France Les Mots et la Terre. Les intellectuels en Israël (Fayard, 2006, Champs, 2010), Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2009, Champs, 2010, prix Aujourd'hui) et Comment la terre d'Israël fut inventée (Flammarion 2012)."

    Bernard LAZARE, éditions ARCHIVES KARELINE, MARS 2010, 420 pages, 49 €

"Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique."

    Israel SHAHAK, éditions LA VIEILLE TAUPE, 1996, 228 pages, 20 €

    Rupert BUTLER, éditions HAMLYN PAPERBACKS, 1983 réédité AVRIL 2004, 512 pages, 11,18 $

Revelations in 1983 About the British Torturers of Rudolf Höss

"In all likelihood, Höss was tortured by the British soldiers of the 92nd Field Security Section, but a confirmation of that hypothesis was necessary. Confirmation has come with the publication in England of a book containing the name of the principal torturer (a British sergeant of Jewish origin) and a description of the circumstances of Höss' arrest, as well as his third-degree interrogation.
 
The book is by Rupert Butler. It was published in 1983 (Hamlyn Paperbacks). Butler is the author of three other works: The Black Angels, Hand of Steel and Gestapo, all published by Hamlyn. The book that interests us is entitled Legions of Death. Its inspiration is anti-Nazi. Butler says that he researched this book at the Imperial War Museum in London, the Institute for Contemporary History and Wiener Library, and other such prestigious institutions. At the beginning of his book, he expresses his gratitude to these institutions and, among others, to two persons, one of whom is Bernard Clarke ("who captured Auschwitz Commandant Rudolf Höss"). The author quotes several fragments of what are either written or recorded statements by Clarke.
 
Bernard Clarke shows no remorse. On the contrary, he exhibits a certain pride in having tortured a "Nazi." Rupert Butler, likewise, finds nothing to criticize in that. Neither of them understands the importance of their revelations. They say that Höss was arrested on 11 March, 1946, and that it took three days of torture to obtain "a coherent statement." They do not realize that the alleged "coherent statement" is nothing other than the lunatic confession, signed by their quivering victim on the l4th or l5th of March 1946, at 2:30 in the morning, which was to seal Höss' fate definitely, a confession which would also give definitive shape to the myth. The confession would also shape decisively the myth of Auschwitz, the supposed high-point of the extermination of the Jews, above all due to the alleged use of homicidal gas chambers.
 
On 11 March 1946, a Captain Cross, Bernard Clarke and four other intelligence specialists in British uniforms, most of them tall and menacing, entered the home of Frau Höss and her children.
 
The six men, we are told, were all "practised in the more sophisticated techniques of sustained and merciless investigation" (p. 235). Clarke began to shout:
If you don't tell us [where your husband is] we'll turn you over to the Russians and they'll put you before a firing-squad. Your son will go to Siberia.Frau Höss broke down and revealed, says Clarke, the location of the farm where her husband was in hiding, as well as his assumed name: Franz Lang. And Bernard Clarke added:
 
Suitable intimidation of the son and daughter produced precisely identical information.The Jewish sergeant and the five other specialists in third degree interrogation then left to seek out Höss, whom they surprised in the middle of the night, sleeping in an alcove of the room used to slaughter cattle on the farm.
 
Höss screamed in terror at the mere sight of British uniforms.Clarke yelled "What is your name?"With each answer of "Franz Lang," Clarke's hand crashed into the face of his prisoner. The fourth time that happened, Höss broke and admitted who he was.The admission suddenly unleashed the loathing of the Jewish sergeants in the arresting party whose parents had died in Auschwitz following an order signed by Höss.The prisoner was torn from the top bunk, the pyjamas ripped from his body. He was then dragged naked to one of the slaughter tables, where it seemed to Clarke the blows and screams were endless.Eventually, the Medical Officer urged the Captain: "Call them off, unless you want to take back a corpse."A blanket was thrown over Höss and he was dragged to Clarke's car, where the sergeant poured a substantial slug of whisky down his throat. Then Höss tried to sleep.Clarke thrust his service stick under the man's eyelids and ordered in German: "Keep your pig eyes open, you swine."For the first time Höss trotted out his oft-repeated justification: "I took my orders from Himmler. I am a soldier in the same way as you are a soldier and we had to obey orders."The party arrived back at Heide around three in the morning. The snow was swirling still, but the blanket was torn from Höss and he was made to walk completely nude through the prison yard to his cell. (p. 237)So it is that Bernard reveals "It took three days to get a coherent statement out of [Höss]" (ibid.). This admission was corroborated by Mr. Ken Jones in an article in the Wrexham Leader. (October 17,1986):
 
Mr. Ken Jones was then a private with the fifth Royal Horse Artillery stationed at Heid[e) in Schleswig-Holstein. "They brought him to us when he refused to cooperate over questioning about his activities during the war. He came in the winter of 1945/6 and was put in a small jail cell in the barracks," recalls Mr. Jones. Two other soldiers were detailed with Mr. Jones to join Höss in his cell to help break him down for interrogation. "We sat in the cell with him, night and day, armed with axe handles. Our job was to prod him every time he fell asleep to help break down his resistance," said Mr. Jones. When Höss was taken out for exercise he was made to wear only jeans and a thin cotton shirt in the bitter cold. After three days and nights without sleep, Höss finally broke down and made a full confession to the authorities.Clarke's statement, obtained under the conditions just described by bullies of British Military Security under the brutal inspiration of sergeant-interpreter Bernard Clarke, became Höss's first confession, the original confession indexed under the number NO-1210. Once the tortured prisoner had begun to talk, according to Clarke, it was impossible to stop him. Clarke, no more conscious in 1982 or 1983 than in 1946 of the enormity of what he forced Höss to confess, goes on to describe a series of fictitious horrors presented here as the truth: Höss went on to tell how after the bodies had been ignited, the fat oozing from them was poured over the other bodies (!). He estimated the number of dead during just the period when he was at Auschwitz at two million (!); the killings reached 10,000 victims per day (!).

There is no document that proves that the Germans had a policy of exterminating the Jews. Léon Poliakov agreed with this in 1951:
 
As regards the conception properly called of the plan for a total extermination, the three or four principal actors committed suicide in May of 1945. No document has survived or perhaps has ever existed.(Bréviaire de la haine: Le IIIe Reich et les Juifs, Calmann-Levy, 1951, Livre de Poche, 1974, p.171 )In the absence of any document, historians à la Poliakov have repeatedly returned, primarily, to doubtful confessions like those of Kurt Gerstein or Rudolf Höss, sometimes modifying the texts to suit their convenience.

Bernard Clarke is "today a successful businessman working in the south of England" (Legions of Death, 1983, p. 235). One can in fact say that it is his voice that was heard at Nuremberg on 15 April 1946, when Assistant Prosecutor Amen read, piece by piece, to an astonished and overwhelmed audience, the supposed confession of Rudolf Höss. On that day was launched a lie of world-wide dimensions: the lie of Auschwitz. At the origins of that prodigious media event: several Jewish sergeants of British Military Security, including Bernard Clarke, "today a successful businessman working in the south of England.

The Testimony of Moritz von Schirmeister
 
During the war, Moritz von Schirmeister had been the personal press attaché of Joseph Goebbels. On 29 June 1946, he was interrogated before the IMT as a defense witness for Hans Fritzsche. His deposition was particularly interesting regarding the actual personality of Dr. Goebbels and the attitude of the official German news services toward the flood of atrocity stories about the concentration camps spread during the war by the Allies.
 
At the end of the war, Moritz von Schirmeister had been arrested by the British and interned in a camp in England, where he was given the task of politically "re-educating" his fellow prisoners. Before testifying at Nuremberg, he was transferred by plane from London to Germany. At first he was kept at Minden-on-the-Weser, which was the principal interrogation center for the British Military Police. From there he was taken by car (31 March -- 1 April 1946) to the prison at Nuremberg. In the same car rode Rudolf Höss. Moritz von Schirmeister is precisely that "prisoner of war who had been brought over from London as a witness in Fritzsche's defense about whom Höss speaks in his "memoirs" (see above, p. 393).
 
Thanks to a document that I obtained from American researcher Mark Weber, who gave me a copy of it in Washington in September of 1983 (a document whose exact source I not yet authorized to indicate), we know that they were able to talk freely in the car that took them to Nuremberg. In that document, slightly more than two pages long, Schirmeister reports, as regarding the charges hanging over Höss, that Höss confided to him:
Gewiss, ich habe unterschrieben, dass ich 2 Millionen Juden umgebracht habe. Aber ich hätte genausogut untershrieben, dass es 5 Millionen Juden gewesen sind. Es gibt eben Methoden, mit denen man jedes Geständnis erreichen kann -- ob es nun wahr ist oder nicht."Certainly, I signed a statement that I killed two and a half million Jews. But I could just as well have said that it was five million Jews. There are certain methods by which any confession can be obtained, whether it is true or not.

Another Confession Signed by Rudolf Höss
 
The British torturers of Rudolf Höss had no reason to exercise any restraint. After making him sign document NO-1210 at 2:30 in the morning of the l4th or l5th of March 1946, they obtained a new signature from him on March 16, this time at the bottom of a text in English, written in an English handwriting style, with a blank in the space where the name of the place ought to have been given. His guards made him sign a simple note written in English:
 
Statement made voluntarily at ______ Gaol by Rudolf Höss, former Commandant of Auschwitz Concentration Camp on l6th day of March 1946.I personally arranged on orders received from Himmler in May 1941 the gassing of two million persons between June/July 1941 and the end of 1943 during which time I was commandant of Auschwitz.signed.
Rudolf Höss,
SS-Stubhr.
Eh. (?) Kdt. v. Auschwitz-Birkenau(even the word "signed" was written in an English hand).The Auschwitz Myth

We have known for some time that the Auschwitz myth is of an exclusively Jewish origin. Arthur R. Butz has related the facts in his book, The Hoax of the Twentieth Century, as has Wilhelm Stäglich in The Auschwitz Myth. The principal authors of the creation and the peddling of the "rumor of Auschwitz" have been, successively, two Slovaks, Alfred Wetzler (or Weczler) and Rudolf Vrba (or Rosenberg or Rosenthal); then a Hungarian, Rabbi Michael Dov Ber Weissmandel (or Weissmandl); then, in Switzerland, representatives of the World Jewish Congress like Gerhard Riegner, who were in touch with London and Washington; and finally Americans like Harry Dexter White, Henry Morgenthau Jr. and Rabbi Stephen Samuel Wise. Thus was born the famous World Refugee Board Report on Auschwitz and Birkenau, published in Washington in November 1944. Copies of this report were included in the files of the judges advocate general in charge of prosecuting the Germans involved in the Auschwitz camp. It constituted the official version of the story of the alleged gassing of the Jews in that camp. Most probably it was used as a reference work by the inquirers-interrogators-torturers of "the Commandant of Auschwitz." All the names here mentioned are those of Jews.

Moreover we now see that Bernard Clarke, the first British torturer, was a Jew, The second British torturer, Major Draper (?), may also have been a Jew. The same for the two Americans: psychologist G.M. (Gustave Mahler) Gilbert and Colonel Harlan Amen. Finally, in Poland, Höss was faced with Polish Jews who treated him more or less the same way. When he wrote his "memoirs" it was under the supervision of instructing magistrate Jan Sehn, who was also probably a Jew.
 
Establishment historians dispute that Höss had been tortured and had confessed under duress. Since the publication of Rupert Butler's book in 1983, however, it is no longer possible for them to contest that. The Revisionists were right.

Since 1985 it is even less possible. In January-March 1985, the trial of Ernst Zündel, who was accused by a Jewish association and by the Crown of spreading Revisionist literature, took place in Toronto (Canada). Rudolf Vrba testified as a Crown witness. (He lives now in British Columbia). Affirmative and self assured as long as he answered the questions of the Crown, he suffered a spectacular rout when cross-examined by Ernst Zündel's lawyer, Doug Christie. For the first time since 1945 a Jewish witness to the alleged gassings in Auschwitz was asked to explain his affirmations and his figures. The result was so terrible for R. Vrba that finally the Crown itself gave a kind of coup de grace to its key witness. That unexpected event and some others (like the leading specialist of the Holocaust, Raul Hilberg, being caught red-handed in his lies) really made of the "Toronto Trial" the "Trial of the Nuremberg Trial."

The unintentional revelations of Rupert Butler in 1983 and unexpected revelations of the "Toronto Trial" in 1985 succeeded at last in showing entirely and clearly how the Auschwitz myth was fabricated from 1944 to 1947, to be exact from April 1944, when Rudolf Vrba and Alfred Wetzler are supposed to have escaped from Auschwitz to tell their story to the world up until April 1947, when Rudolf Höss was hanged after having supposedly told the same world his own story about Auschwitz.
 
It is remarkable that from beginning to end that story comes from essentially or perhaps even exclusively Jewish sources. Two Jewish liars (Vrba and Wetzler) from Slovakia convinced or seemed to have convinced other Jews from Hungary, Switzerland, United States, Great Britain, and Poland. This is not a conspiracy or a plot; it is the story of the birth of a religious belief: the myth of Auschwitz, center of the religion of the Holocaust."

    Paul RASSINIER, éditions FRANCE LIBRE, 1950 réédité SEPTEMBRE 1998, 264 pages, 20 €

"Paul Rassinier est l'un des inspirateurs à travers cet ouvrage des études controversées de Monsieur Robert Faurisson, le père du révisionnisme français. Ce livre est criant d'une dure réalité, une version peu commune d'un déporté qui raconte une toute autre histoire de la vie dans les camps de concentration allemands. Un des livres référence sur le vrai système concentrationnaire avec ses vérités, et ce qui ne l'est pas."

"Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté."    Guy Béart

    Maurice BARDECHE, éditions LES SEPT COULEURS, OCTOBRE 1948, 272 pages, ? €

""Nuremberg ou la terre promise" fait partie des livres qu'on pourrait citer de la première à la dernière ligne quasiment, tellement le ton est juste. Alors, évidemment il faut déjà préciser qui est l'auteur. Bardèche s'est toujours réclamé ouvertement du fascisme, il à été le beau frère d'un collaborateur notoire Robert Brasillasch. Il est un des pères fondateurs du courant révisionniste en France avec Paul Rassinier. Une fois résumé grossièrement ces quelques traits de sa personnalité et de sa vie on peut étudier l'oeuvre.

"Nuremberg ou la terre promise" s'attaque à la machine judiciaire mise en place par les alliés à la fin de la seconde guerre mondiale et qui s'était donné pour objectif de juger (comprenez "condamner") les nazis. Ce qui surprend au départ c'est le ton tout à fait neutre de Bardèche tout au long du livre. On aurait pu s'attendre à une défense du fascisme, or, il n'en est rien. Bardèche admet volontiers que les nazis aient commis des crimes atroces et qu'ils aient été jugés pour ça. En revanche, c'est les juges et surtout la façon de juger qui pose problème. En effet, qui pourrait accepter l'idée d'être jugé par son ennemi ? C'est pourtant ce qu'il s'est passé à Nuremberg : Anglais, Américains et Russes se sont permis de condamner les nazis alors qu'eux mêmes avaient participé au conflit. On viole donc un des principes fondamentaux du droit : dans un procès, on ne peut être à la fois juge et partie.

De plus, les nazis ne furent pas les seuls à avoir commis des crimes pendant la guerre. Pourquoi les Américains, Anglais et Russes qui ont massacré volontairement des millions de civils allemands n'ont-ils, eux, jamais été jugés ? C'est cette problématique que soulève Bardèche. Ce qui nous conduit à la thèse centrale de l'ouvrage : à Nuremberg il ne fallait pas juger seulement des crimes, c'était aussi toute une idéologie qu'il fallait détruire à jamais. Et ils y sont parvenus... pour l'instant. Aujourd'hui plus personne ne peut prononcer les mots : nation, patriotisme, frontière, ordre moral, famille... sans se voir sauter à la gorge par l'un des chiens de garde de ce que Bardèche appelait "la conscience universelle". Eh oui, c'est à Nuremberg que s'est constitué le nouvel ordre mondial où tout devient marchandisable, où les peuples sont désormais sous le joug de traités internationaux, où l'on ne peut plus s'opposer à la "Religion de l'humanité", au sans-frontiérisme, au flux ininterrompus d'hommes, de capitaux et de marchandises. Tout peut naviguer librement dans le Saint-Empire mondialisé.

Bardèche ajoute que pour que toute cette entreprise fut possible il a fallu cacher ses propres crimes en mettant en avant ceux de l'adversaire et que cette stratégie malsaine a fait jurisprudence depuis. Le droit d'ingérence et ses horreurs ont la cote. Mais n'est ce pas les "démocraties représentatives" qui ont largué les bombes atomiques sur les Japonais, l'agent orange sur des millions de Vietnamiens, qui ont massacré un million d'Irakiens au nom d'armes de destructions massives imaginaires ?? Et que dire de la Libye, de l'Afghanistan... la liste est interminable. Elle est belle, la conscience universelle.

Vous l'aurez compris : Bardèche est sans concession. Il démantèle point par point les falsifications et les mystifications issues des procès iniques de Nuremberg. Il est bon de rappeler que l'Allemagne n'est pas responsable à elle seule du déclenchement de la guerre mais que les Anglais et les Français y ont eux aussi salement contribué. A quand un jugement juste et une reconnaissance de TOUS les crimes de CHAQUE camp ? La seconde guerre mondiale fut d'abord une guerre idéologique avant d'âtre un conflit militaire. Mais au fond comme disait Bardèche "c'est une Eglise qui accuse une autre Eglise. Les métaphysiques ne se prouvent pas."

Ceci dit, le conflit idéologique, lui, continue. Aujourd'hui entre bobos et réactionnaires. Entre la théorie du genre et la famille. Entre le patriotisme et le mondialisme. Peut-être que tout n'est pas encore perdu. Toujours est-il qu'il va falloir réécrire un jour une véritable histoire de la Seconde guerre mondiale débarrassée de toutes ses fariboles et mensonges. La tâche sera rude d'autant plus que les tenants de la gouvernance mondiale sont de plus en plus répressifs sur ce sujet. Pourtant c'est à ce prix que la justice pourrait revenir sur notre continent. Il faudrait un jour où l'autre envisager de faire appel des conclusions de Nuremberg et refaire le procès équitablement...."

    Maurice BARDECHE, éditions LES SEPT COULEURS, 1950, 280 pages, 35 €

    Norman FINKELSTEIN, éditions LA FABRIQUE, FEVRIER 2001, 157 pages, 12,40 €

"Ce livre bref, provocant et passionné dénonce à la fois l'instrumentalisation politique et l'exploitation financière de la souffrance des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. D'entrée de jeu Finkelstein distingue l'holocauste nazi, événement historique au cours duquel des millions de Juifs furent exterminés, et l'Holocauste avec un H majuscule, son exploitation idéologique.

L'industrie de l'Holocauste, explique-t-il, transforme la mémoire d'Auschwitz en caution idéologique et en marchandise rentable. Le système idéologique de l'Holocauste repose sur deux dogmes centraux: (1) l'Holocauste constitue un événement historique catégoriquement unique. (2) Il représente le point culminant de la haine irrationnelle et éternelle des Gentils contre les Juifs. Cette sacralisation a plusieurs avantages. Puisque l'Holocauste se situe en dehors de l'Histoire, et même au-delà, puisqu'il défie toute connaissance et toute description (Elie Wiesel), son culte remplace tout effort de compréhension historique rationnelle de l'extermination des Juifs par le nazisme. A ce mal unique, la souffrance des autres peuples ne peut être comparée. Dans des pages qui seraient comiques si le sujet le permettait, Finkelstein décrit les efforts de l'industrie de l'Holocauste pour marginaliser, voire effacer la mémoire des autres victimes du nazisme.

Ce caractère unique de l'Holocauste, ce droit sur les autres, ce capital moral représentent pour l'état d'Israël un alibi précieux, puisqu'il lui donne le droit de se considérer comme spécialement menacé et donc justifié à utiliser tous les moyens nécessaires pour sa survie. Le dogme de la haine éternelle des Gentils va dans le même sens, en légitimant la politique d'Israël comme réaction justifiée à une perpétuelle menace d'anéantissement. Toutes les méthodes auxquelles [Israël] peut avoir recours, y compris la violence et la torture, relèvent de l'autodéfense légitime.

L'exploitation financière de l'Holocauste est qualifiée par Finkelstein de double extorsion. D'une part, l'industrie de l'Holocauste, appuyée par le gouvernement américain, a obtenu des dizaines de milliards de dollars des banques suisses, de l'industrie allemande, des pays d'Europe de l'Est. Le livre consacre tout un développement aux méthodes utilisées, qui relèvent du chantage aux bons sentiments, appuyé par l'artillerie lourde des pressions économiques américaines. L'autre volet de cette double extorsion est que l'argent ainsi obtenu, au lieu d'aller aux véritables victimes survivantes -ou à leurs héritiers- part dans les caisses des organisations juives liées aux Etats-Unis ou à Israël.

L'Industrie de l'Holocauste est le livre d'un homme en colère. Son père et sa mère ont subi l'épreuve des camps nazis. J'attache, dit-il, de l'importance à la mémoire des persécutions de ma famille. La campagne de l'industrie de l'Holocauste pour extorquer de l'argent à l'Europe au nom de victimes de l'Holocauste dans le besoin réduit le statut moral de leur martyr à celui du casino de Monte Carlo. [...] Il n'est que temps d'ouvrir nos cœurs à la souffrance du reste de l'humanité. [...] L'industrie de l'Holocauste a toujours été en état de faillite morale, et cette faillite doit maintenant être publiquement déclarée. L'attitude la plus respectueuse envers ceux qui sont morts est de protéger leur mémoire, de tirer enseignement de leur souffrance et de les laisser enfin reposer en paix."

"Comme Finkelstein, j'ai dit moi-même que dans cette campagne [contre les banques suisses], les méthodes du Congrès Juif mondial et des organisations qui le soutiennent sont détestables. (...) Quand il s'agit de la vérité, on doit parler ouvertement, même si les conséquences sont désagréables."
Raoul Hilbergn entretien à la radio suisse (SBC-SSR), 31 août 2000.

"-Comment Finkelstein, répond-il à l'accusation de travailler pour les antisémites ? -Je pense le contraire : à mon avis c'est l'industrie de l'Holocauste qui est la grande pourvoyeuse de l'antisémitisme, par l'extortion féroce qu'elle mène et par sa manière de falsifier l'Histoire." Jewish Chronicle, juillet 2000.

"Finkelstein met en lumière des questions essentielles dont beaucoup de Juifs de la jeune génération ont cherché à débattre calmement. Mais leurs voix ont été étouffées par l'establishment, particulièrement aux Etats-Unis." Evening Standard, 11 jullet 2000.

"Quand il analyse comment "l'Holocauste" a été exploité pour promouvoir des intérêts politiques, Finkelstein touche juste. Il montre comment les démagogues de l'Holocauste font le lien entre "l'unicité" de l'événement et le caractère "élu" du peuple juif, et utilissent les deux pour justifier la politique israëlienne." The Nation, 13 novembre 2000

Norman Finkelstein a passé sa thèse de doctorat à Princeton sur la théorie du sionisme. Il est l'auteur de Image and Reality of the Israel-Palestine Conflict, The Rise and Fall of Palestine et A Nation on Trial, traduit en français en 1999 (L'Allemagne en procès, La Thèse de Goldhagen et la vérité historique). Il enseigne la théorie de la politique à la City University de New York.

Lisez donc cet article : ludovicyepez.wordpress.com/2013/02/25/norman-g-finkelstein-lindustrie-de-lholocauste/

    Norman FINKELSTEIN, éditions ALBIN MICHEL, SEPTEMBRE 1999, 185 pages, 19 €

    David STEFANO & Sanjay MIRABEAU, éditions XENIA, SEPTEMBRE 2014, 160 pages, 14 €

"Pour faire taire Dieudonné en février 2014, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, a mobilisé tous les moyens de répression légale de la République. Le futur premier ministre a transformé sa lutte personnelle contre l'humoriste en affaire d Etat. Ainsi, le jugement précipité du Conseil d'Etat interdisant le spectacle Le Mur a créé un précédent inquiétant dans la jurisprudence française, laissant magistrats et politiques dicter l'humour, le comique et le bon goût. La patrie des droits de l'homme et de la liberté de pensée va-t-elle basculer dans la censure à cause d'une quenelle ? Dans cet ouvrage de témoignage et d'analyse, les avocats de Dieudonné reviennent sur cette ahurissante campagne et ses conséquences sur la loi, les libertés et le vivre-ensemble français en tant que tel. Interdit de rire offre ainsi un récit circonstancié des persécutions dont Dieudonné et son entourage ont fait l'objet, mais également une analyse symbolique et historique du fameux geste de la quenelle, dont les conclusions ont de quoi surprendre ! On y évoque aussi la nature du rire, la fonction du comique dans une société, mais également des affaires plus concrètes et passées sous silence, tel l'incroyable et somptueux cadeau fiscal offert à Dieudonné par le ministre Cahuzac en février 2013. Fortement argumenté, magnifiquement écrit, cet essai est un réquisitoire saisissant contre un pouvoir en proie à l'incohérence et à la dérive autoritaire."


Me David de Stefano, fiscaliste, et Me Sanjay Mirabeau, spécialiste de droit pénal, sont les avocats de Dieudonné M'Bala M'Bala.


Le point de vue des avocats : www.youtube.com/watch?v=qKN4VvdCkIA

Lisez donc cet article : www.enquete-debat.fr/archives/interdit-de-rire-de-david-de-stefano-et-sanjay-mirabeau-aux-editions-xenia-16713

    Zbigniew BRZEZINSKI, éditions PLURIEL, MARS 2011, 288 pages, 9,50 €

"Les Etats-Unis se sont élevés à une position hégémonique qu'aucune nation n'a connu par le passé. L'auteur se demande si le pays va rester encore longtemps le maître de l'échiquier mondial, et comment. Présente quelques clés pour comprendre le monde contemporain et prend en compte les zones géopolitiques à même de remettre en cause la puissance américaine : l'Europe et l'Asie orientale."

Zbigniew Brzezinski est expert au Center for Strategic and International Studies (Washington, DC) et professeur à l'université Johns Hopkins de Baltimore. Il fut conseiller du président des Etats-Unis de 1977 à 1981.

    Pierre HILLARD, éditions GUIBERT, 2e édition revue et augmentée MAI 2013, 230 pages, 21 €

"L'accumulation d'images et d'informations qui submerge les esprits, enferme ce qui reste des sociétés contemporaines dans un perpétuel présent sans mémoire - et donc sans avenir lisible, par conséquent sans exercice possible de la liberté. L'objectif des élites mondiales n'est pas de permettre l'émancipation des hommes par la liberté des peuples mais la destruction des peuples pour construire une humanité interchangeable et nomade, docile, disponible pour rentrer dans l'esclavage d'une gouvernante mondiale. Cette gouvernante mondiale est le dernier débris qui surnage du chaos tragique du XXe siècle. La nouvelle édition de ce livre qui a déjà six ans a le mérite rare et irremplaçable de donner à ceux qui ne se sont pas encore résignés à être "gouvernés", une grille de lecture et d'analyse d'événements dont la succession accélérée brouille volontairement la lisibilité. La mise en perspective de documents incontestables permet de voir dans l'enchaînement de "révolutions", "printemps", "libérations", "unifications continentales" la poursuite méthodique d'ambitions planétaires annoncées. Dans la présentation de la première édition de ce livre, l'auteur notait que "cette "construction babélique" passerait délibérément par des étapes bouleversant les structures politico-économiques des sociétés, bouleversements qui ne seraient pas sans conséquences, notamment militaires. Dans ces événements, la vie humaine comptera peu..." Cette nouvelle édition mise à jour et complétée confirme la pertinence de cette analyse lucide."

Pierre Hillard est docteur en sciences politiques. Il est l'auteur, également chez François-Xavier de Guibert, de Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des régions.

    Alain COTTA,
éditions PLON, JANVIER 2011, 211 pages, 18,50 €

"Les oligarchies concentrent partout l'essentiel des pouvoirs : économiques, politiques et sociaux. Elles sont constituées partout des même individus : dirigeants des grandes entreprises, titulaires des grandes et très grandes fortunes boostées par un développement économique désormais mondial, militaires de haut grade et personnages politiques désormais indissociables des propriétaires des médias en tous genres. Toutes les nations actuelles, à commencer par la plus puissante d'entre elles, les Etats-Unis, donnent l'exemple aux Nations émergeantes, la Chine en tête, et son gouvernées par guère moins de 1% de leur population, souvent abritées de la contestation populaire par leur réseaux officieux et leur moyens financiers, la complicité des médias et peut être plus encore, la passivité croissante des individus ayant acquis ou recherchant un niveau de vie qui détruit l'ambition laissent le champ libre aux névrosés de l'argent, du pouvoir et de la gloire."

Alain Cotta est agrégé des Facultés de Droit et des Sciences Economiques, professeur à HEC et à Dauphine, et membre de la Commission Trilatérale. Il est l'auteur d'un ouvrage d'anticipation, Pour l'Europe et contre Maastricht (1992, Fayard) et de nombreux essais comme Le corporatisme, stade ultime du capitalisme (2008, Fayard) ou Le Rose ou le noir : deux scénarios pour 2050 (2006, Fayard), Sortir de l'euro ou mourir à petit feu (2010, Plon).

    Alain COTTA, éditions FAYARD, FEVRIER 2015, 240 pages, 18 €

"Comment l’envolée du savoir humain, en particulier celle des sciences physiques, a-t-elle déterminé l’évolution de l’espèce humaine assujettie depuis ses origines aux processus darwiniens ? Balayant son histoire du néolithique à nos jours, du chasseur-cueilleur au paysan puis à la révolution industrielle mise en œuvre par l’entreprise, Alain Cotta explore l’âge nouveau, la révolution digitale née des progrès accélérés de la biologie et de l’informatique. Cette dernière évolution ne peut rester sans effets sur la sociabilité humaine : il dépeint en ce sens les différents niveaux de domestication auxquels l’être humain est astreint par la toute-puissance de l’entreprise et l’avènement des oligarchies dans des sociétés mondialisées, gouvernées par l’avidité financière et la hantise de la mort. Plutôt qu’épris de liberté, les être humains ne sont-ils pas davantage attirés par une égalité semblable à celle des fourmis, des abeilles et des termites – leur reine exceptée ? Et, « roués pour le confort », ne seront-ils pas satisfaits d’une domestication de plus en plus stricte, génératrice d’un ordre social assurant la sécurité individuelle et collective ?"

Alain Cotta est professeur émérite de gestion et d’économie politique à l’Université Paris-Dauphine. Il est notamment l’auteur, chez Fayard, de Le Capitalisme dans tous ses états (1991), La France en panne (1991), L’Exercice du pouvoir (2001), Quatre Piliers de la science économique (2005), Le Rose ou le Noir (2006).

    collectif sous le pseudo Lucien CERISE, éditions MAX MILO, AVRIL 2010, 94 pages, 23 €

"Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l'ordre et le pouvoir autour d'une minorité et en semant le désordre dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués. La méthode ? L'ingénierie sociale : infiltration des esprits, analyse de nos moindres faits et gestes, contrôle des comportements à distance, marketing de l'intime et autres réjouissances qui font de nous des bons consommateurs."

Ce texte prolonge l'essai politique insurrectionnel signé du Comité invisible et attribué aux inculpés dans l'affaire de Tarnac. Publié d'abord sur le web et y ayant suscité " enthousiasme débridé ou agacement hystérique" (Le Nouvel Observateur), il a été pour cette édition revu et corrigé par les auteurs. Volontairement anonymes, ceux-ci prônent une résistance constructive : "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer."

    Edward HOUSE, éditions ECHO LIBRARY, 1912 réédité JANVIER 2007, 140 pages, 8,86 €

"This collection chronicles the fiction and non fiction classics by the greatest writers the world has ever known. The inclusion of both popular as well as overlooked pieces is pivotal to providing a broad and representative collection of classic works."

Edward Mandell House (July 26, 1858 – March 28, 1938) was an American diplomat, politician, and presidential advisor. Commonly known by the purely honorific title of Colonel House, although he had no military experience, he had enormous personal influence with U.S. President Woodrow Wilson as his foreign policy advisor until Wilson removed him in 1919.

    Philippe COHEN, éditions FAYARD, JANVIER 2005, 451 pages, 28 €

"Voilà plusieurs années que l'intellectuel médiatique intrigue et suscite de la curiosité. Son avènement en chair et en os se confond avec la vie, souvent méconnue, parfois romanesque, toujours surprenante, de Bernard-Henri Lévy. " Nouveau philosophe ", chroniqueur, militant antitotalitaire, BHL s'est d'abord révélé un formidable bateleur d'idées. Il a construit une nouvelle figure du paysage littéraire français : le livre comme événement. Avec L'Idéologie française, en 1981, il convainc la gauche de rejeter la Nation et la Révolution française, et lui impose une lecture différente de son histoire, devenue aujourd'hui hégémonique : l'antifascisme et l'antiracisme des années 1980-90 puisent leur inspiration dans le corpus de principes et de réflexes qui sous-tendent cet ouvrage, sans doute le plus important de BHL. Une fois installé au cœur de la vie éditoriale française, BHL a tenté de devenir, avec des bonheurs divers, un écrivain. Mais la qualité de son réseau l'a emporté sur le génie de ses textes. Il choisit alors d'assumer son vrai talent, médiatique, en devenant un personnage hybride : militant de causes lointaines, reporter, homme de télévision et producteur de cinéma, diplomate ponctuel, parrain de son réseau, coach de son épouse actrice et chanteuse, puis de sa fille romancière, etc. Au travers des aventures picaresques d'un homme aux mille vies, le lecteur arpente les coulisses de l'édition et des médias. Tout autant que l'homme Bernard-Henri Lévy, le monde cruel et pathétique qui a fabriqué BHL sont le sujet de ce livre."

    Benjamin DORMANN, éditions Jean PICOLLEC, MARS 2012, 342 pages, 96 €

"«Pourquoi la presse française n'a-t-elle rien dit avant ?» s'est-on interrogé quand l'affaire Dominique Strauss-Kahn a éclaté. La presse d'opposition est heureuse de recevoir des centaines de millions de subventions de Nicolas Sarkozy, mais est en campagne pour empêcher sa réélection. De ce fait, les journalistes militent plus qu'ils n'informent, reproduisant avec complaisance des scénarios mis en scène par des communiquants, renonçant souvent à faire la moindre enquête ou la menant avec des présupposés.

De plus, cette presse se vend progressivement à des financiers dits «de gauche», oubliant que dans la presse, comme ailleurs, des financiers restent des financiers. En suivant notamment de près la reprise du Monde par Matthieu Pigasse et la gestion du Nouvel Observateur par Denis Olivennes, on découvre, étonnés, ses connivences, son opacité, et les coulisses d'une presse embourbée dans ses contradictions et ses mensonges.

Si ce 4e pouvoir a aujourd'hui renoncé à jouer son rôle, c'est qu'il a accepté de frayer avec ce 5e pouvoir que l'on découvre ici : celui des réseaux mondialisés, mêlant hommes d'affaires, financiers, médias et politiques, agissant et décidant dans la coulisse, en toute discrétion, parallèlement à nos structures démocratiques devenues impotentes. Une enquête fouillée de plus de deux ans, un voyage édifiant et instructif dans l'envers du décor, où l'on croise les membres du Siècle, le plus grand groupe d'influence français, le Young Leader Arnaud Montebourg, le Bilderberger Manuel Valls, ou le German Marshall Fund, financeur américain de Terra Nova, fondation initiatrice des primaires du Parti socialiste... et où l'on découvre les stupéfiantes conditions de la nomination du parfait inconnu Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen. Pour découvrir ceux qui nous manipulent, nous désinforment et veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes."

Benjamin Dormann a été journaliste dans la presse financière, trésorier d'un parti politique «divers gauche» et candidat à des élections européennes et législatives. Diplômé d'un MBA en finance de l'université de Chicago, il est depuis quatorze ans associé d'un cabinet de consultants indépendants, spécialisé en gestion de risques et en crédit aux entreprises, et executive chairman d'une structure internationale active dans trente pays.

    François RUFFIN, éditions LES ARENES, JANVIER 2003, 270 pages, 15 €

"Le Centre de Formation des Journalistes se proclame « la meilleure école de journalisme en France et même en Europe ». Patrick Poivre d'Arvor, David Pujadas, Pierre Lescure, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin et tant d'autres ténors de la presse sont passés dans ses murs. Pendant deux ans, François Ruffin a suivi leur exemple. Élève appliqué, il a pris en notes les conseils des professeurs et les confidences des « grandes plumes ». Il s'est coulé dans le moule, pour voir. Et il a vu. « Dans un an, vous serez journalistes, confie un intervenant. Vous entrerez dans ce que j'appelle "le complot de famille", c'est-à-dire des règles qui peuvent scandaliser les gens mais, bon, c'est comme ça que la machine fonctionne. » Un « complot » que ce livre met au jour : tacites ailleurs, les règles du métier sont ici affichées sans vergogne. Comme dans un miroir grossissant, le journalisme ordinaire se révèle alors sans fard : la célébration du vide, le mépris du public, la soumission aux pouvoirs, la quête du profit, l'information prémâchée comme seul horizon... Un récit incisif et insolent qui démonte, pièce à pièce, les rouages de la machine médiatique."

"Le CFJ, Centre de Formation des Journalistes, existe depuis 1946. Le but de cette école que l’on intègre sur concours après deux années d’université au minimum est de former l’élite journalistique puisque le centre, situé à Paris rue du Louvre, se targue lui-même d’être "une école d’excellence". En fait d’excellence, François Ruffin, qui est sorti de l’école il y a peu, a surtout trouvé une gigantesque machine qui "fabrique des journalistes-techniciens à même de produire une information-marchandise qui alimente l’industrie de la presse". Rassemblant quantité de souvenirs personnels, de paroles d’étudiants qui ont connu le même désenchantement, citant la parole des directeurs exhortant cette petite troupe d’élites à ne pas réfléchir, François Ruffin raconte de l’intérieur comment on devient "un gratte-papier obéissant", "habitué à produire du vide". L’habitude de recopier les dépêches AFP, la logique de remplissage, la collusion trop fréquente entre information et communication (le plus souvent au profit de grandes firmes), la reproduction des poncifs et clichés et, en conséquence, la négation de tout style et de toute pensée, l’acceptation "d’un mode de production routinier", et surtout la connivence entre tous le médias, prédisposés à faire plus ou moins tous la même chose… Ruffin met en scène le théâtre (de marionnettes) du journalisme tel qu’il le conçoit."

"Les Petits Soldats du journalisme ne se veut pas un pamphlet. Pas non plus, malgré les apparences, une dénonciation virulente. Il s’agit d’une enquête sans concession menée par un ancien élève de l’école qui s’insurge contre l’appauvrissement du contenu des médias. Voilà qui permettra aux lecteurs non compatissants de prendre la distance qui leur conviendra... Le texte de François Ruffin est accompagné de plusieurs dessins humoristiques et satiriques de Faujour. L’un deux représente un directeur de l’information sermonnant son stagiaire : "On s’en fout que tu n’aies rien à dire, l’important c’est de l’écrire…" -- Denis Gombert"

    Jean BRICMONT, éditions L'HERNE, FEVRIER 2014, 168 pages, 15 €


"II n'y a rien d'extrême à défendre les principes fondamentaux de toutes les constitutions démocratiques et à proclamer, comme le stipule l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) que : "La libre communication des pensées et des opinions est l'un des droits les plus précieux de l'homme". La Cour européenne des droits de l'homme quant à elle considère que la liberté d'expression vaut aussi pour les opinions "qui heurtent, choquent ou inquiètent l'Etat ou une fraction de la population". Pour le Comité des droits de l'homme de l'ONU : "Les lois qui criminalisent l'expression d'opinions concernant des faits historiques sont incompatibles avec les obligations que le Pacte impose aux Etats parties en ce qui concerne le respect de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression"."

    Daniel ESTULIN, éditions NOUVELLE TERRE, JANVIER 2009, 284 pages, 22 €

"Explorant un monde d'intrigues et de menées secrètes, Daniel Estulin dénonce aujourd'hui ce que nul n'avait pu rapporter jusque-là : depuis ses débuts en 1954 à l'hôtel Bilderberg, dans la petite ville hollandaise d'Oosterbeek, le Bilderberg Group a chaque année tenu une réunion, où l'élite politique européenne et américaine se retrouve avec les plus riches PDG de la planète, pour discuter de l'avenir économique et politique de l'humanité. Bien que présentes, les principales figures de la presse internationale n'ont jamais été autorisées à rapporter les discussions et conclusions de cet organisme qui, comme le montre l'auteur, ont des répercussions considérables et le mot est faible sur les citoyens du monde. Usant de méthodes dignes d'espions de la guerre froide, et parfois même au péril de sa propre vie, Daniel Estulin est parvenu à apprendre ce qui se disait derrière les portes closes d'opulents hôtels. Il le rapporte pour la première fois dans cet ouvrage, qui est déjà un immense succès de librairie dans le monde entier."

    Jean Michel VERNOCHET, éditions SIGEST, MAI 2014, 176 pages, 16 €

"L'industrie médiatique n'est pas purement « gratuite ». Elle ne travestit pas le réel pour le simple plaisir, mais parce qu'elle remplit une fonction essentielle à l'ordre du monde tel que nous le subissons. À ce prix, celui de la falsification, la fonction sacralisée du Quatrième pouvoir est de « dire le réel » en congruence avec l'ordre régnant. Le drame ukrainien n'échappe pas à cette règle. Or l'observateur indépendant, et de ce fait relativement dégagé des contraintes de l'universelle tyrannie consensuelle, ne peut avoir des événements qu'une lecture différente. En premier lieu parce qu'il ne se croira pas à priori obligé de souscrire à la bienséante détestation de la Russie et de ses dirigeants actuels. Ni d'adorer les idoles réputées démocratiques devant lesquelles nous sommes chaque jour conviés à nous prosterner. L'Ukraine se situe aux frontières de l'Europe de Maastricht. Pourtant les turbulences qu'elle traverse ont fait l'objet ces derniers mois d'un traitement à peine moins partial que celui réservé tout au long de ces trois dernières années à la révolte syrienne contre le pouvoir conjoint du Parti Baas et du clan Assad. Face à ce constat de carence, il importait que ces chroniques rédigées au fil des semaines s'efforcent de rétablir quelque peu l'équilibre vis-à-vis d'un traitement de l'information par trop asymétrique."

    Jean Michel VERNOCHET, éditions SIGEST, DECEMBRE 2014, 148 pages, 15 €

"Vouloir écrire l'Histoire au présent est une gageure. C'est aussi une nécessité pour qui ne veut pas se laisser entrainer passivement par le flot et les remous de l'information quotidienne. La crise ukrainienne est à ce titre exemplaire en ce qu'elle nous incite fortement à porter sur ces événements un regard décalé dont nous dispense habituellement le prêt-à-penser médiatique. Événements qui nous engagent directement en tant qu'Européens de première ligne puisque pour la première fois depuis 1939 l'éventualité d'une possible guerre totale frappe à nos portes. Or, force est de constater que la diabolisation de la Russie et de ses dirigeants atteint actuellement des sommets inouïs dans la presse quasi unanime et dans les discours de la classe politique. Dans un tel contexte de nouvelle Guerre Froide, les chroniques ici rassemblées s'efforcent de dévider, semaine après semaine, le fil d'Ariane qui doit nous aider à parcourir le labyrinthe où nous enferme une asphyxiante pensée unique. Laquelle nous refuse le libre exercice d'une raison critique pourtant consubstantielle à l'État de droit... dans la mesure où celui-ci s'exerce de façon encore autonome ! Autrement dit, en étant non totalement vassalisé et soumis à un ordre mondial conçu, dessiné et planifié sur les rives adverses de l'Atlantique Nord."


    Emmanuel RATIER, éditions FACTA, OCTOBRE 2014, 735 pages, 80 €

Vidéo : www.youtube.com/watch?v=Wt2Nau-9K8c

    Martin MEISSONNIER, éditions Robert LAFFONT, JANVIER 2001, 408 pages, 21,50 €

"C'est au cours d'un voyage à Bagdad que Martin Messonnier entend parler pour la première fois de l'uranium appauvri. Nous sommes en 1991, en pleine guerre du Golfe. L'attachée au ministère de l'Information de Saddam Hussein parle de milliers d'enfants contaminés par les radiations d'uranium, des enfants malades, "victimes de déformations et de toutes sortes de cancer". À l'époque, personne n'accrédite la thèse de possibles contaminations par toxicité et radioactivité. L'uranium appauvri reste une simple composante chimique d'armes d'intervention employée dans le conflit irakien, plus tard, en ex-Yougoslavie et peut-être aussi dans le conflit israélo-palestinien. Mais qu'on se rassure, scientifiques et militaires sont là pour nous rappeler que les dangers à craindre sont insignifiants. Risque zéro, circulez, y'a rien n'à voir. Avec l'aide de ses confrères belges et américains, Frédéric Loore et Roger Trilling, Martin Meissonnier s'est lancé dans une grande enquête d'investigation afin d'en savoir plus. Recoupant un grand nombre de témoignages de vétérans de la guerre du Golfe, de spécialistes en physiopathologie, de civils présents sur le terrain et d'hommes du Pentagone, ce livre-document alerte l'opinion sur les conséquences dramatiques de ce nouveau type de guerre, une guerre soi-disant "propre", c'est-à-dire, dans les faits, une guerre chimique, insidieuse et invisible, mais tout aussi mortelle."    Denis Gombert

"Cancers, malformations…, le syndrome de la guerre du Golfe n’était que le premier signe d’un scandale qui éclate aujourd’hui : celui de l’uranium appauvri."

    Pierre HINARD, éditions GRASSET, NOVEMBRE 2014, 234 pages, 17 €

"“Omerta sur la viande”, de Pierre Hinard, est une plongée dans les coulisses des abattoirs de Cazel Viandes, fournisseur de marques comme McDo, Flunch ou Auchan.

Si vous n’aviez pas encore décidé de devenir végétarien, ce livre pourrait bien vous aider. Ou au moins, il pourrait vous convaincre de ne plus acheter la dernière promo sur le rôti en grande surface. Dans son Omerta sur la viande, Pierre Hinard raconte les dessous de l’industrie agro-alimentaire, et plus particulièrement ce qui se passe dans les abattoirs, où il a travaillé pendant plusieurs années en tant que responsable du service qualité. Avant de se faire virer pour avoir dénoncé de multiples manquements aux règles d’hygiène, entre autres.

Des asticots dans les steaks, et pas seulement

Pierre Hinard déballe tout. Un peu plus d’an après le scandale de la viande de cheval Spanghero, il livre les magouilles qui se pratiquaient dans la société où il travaillait, Castel Viandes, en Loire Atlantique. Cette boîte dirigée par Jeff Viol est ou a été le principal fournisseur d’enseignes comme Auchan, McDonald’s, Flunch, et de marques telles que William Saurin ou Lustucru. La description de Pierre Hinard a de quoi vous donner des hauts-le-cœur : du sang de bovins étendus dans les champs, de la viande décongelée puis recongelée, des dates de péremption dépassées. Et c’est sans compter cette ragoûtante histoire d’asticots sur les toits de l’abattoir, asticots qui, parfois, tombent dans le broyeur qui sert à faire… les steaks hachés.

Flunch a certaines fois renvoyé des lots de viande qu’il jugeait “verdâtre”, ou malodorant. McDo aussi a dénoncé de la marchandise pas assez congelée. Mais lorsque Castel Viandes voit le retour d’invendus ou de lots “signalés”, le PDG force la main pour réutiliser cette viande. Pierre Hinard a ainsi pu entendre :

    “On la mettra à William Saurin, ils en feront des sauces et des conserves, pasteurisées on n’y verra que du feu !”

Et d’évoquer les raviolis, ou autres hachis Parmentier et lasagnes “au bœuf”, qui ne sont rien d’autre que les restes de “viandes souillées, renvoyées par un ou plusieurs clients, avec des dates dépassées, des viandes vertes, celle avec des asticots… tout finit dans la broyeuse à destination des industriels.”

Tout le monde se tait

Comment une entreprise peut-elle avoir de telles pratiques sans que personne ne puisse le voir ? Les contrôles d’hygiène n’existent-ils pas ? Dans son livre, Pierre Hinard explique comment, du directeur commercial au PDG en passant par les chefs vétérinaires, mais aussi les élus (le maire de Châteaubriant, ville où est implantée Cazel Viandes, ou le député), tous se taisent, voire camouflent ces problèmes. C’est ainsi que Jeff Viol a plusieurs fois remis sur le marché des invendus, en trafiquant les étiquettes et les dates de production, créant ainsi des “fausses traçabilités”. L’auteur du livre a parfois dû s’en rendre complice, jusqu’au jour où il a décidé de dire “stop”. C’était en décembre 2008.

Malgré ses alertes aux autorités sanitaires, tout le monde garde ses œillères. La principale raison avancée : “On ne peut pas mettre en danger une entreprise qui emploie plus de 250 salariés”. Du “chantage à l’emploi”, dénonce Pierre. Et ça marche. Les employés eux-mêmes rechignent à appuyer ses propos, alors même qu’ils sont les principaux témoins, dans les abattoirs, des pratiques catastrophiques de leur boîte.

26 infractions au Code pénal, du travail, et de consommation

Quatre ans après son licenciement, en 2012, Pierre parvient enfin à faire entendre un peu sa voix. Un an plus tard, une enquête conclut à 26 infractions au Code pénal, du travail et de la consommation. Elle met en avant non seulement les entraves à des règlements concernant l’hygiène, mais aussi du travail dissimulé, entre bien d’autres éléments. Le PDG Jeff Viol et la responsable qualité, ancienne adjointe de Pierre, sont mis en examen en juin 2014. Ils sont soupçonnés de “tromperie aggravée par un risque pour la santé de l’homme et tromperie sur la qualité substantielle de la marchandise.”

Ce scandale tombe quasi en même temps que l’affaire Spanghero. L’Union européenne avait déjà rappelé la France à l’ordre plusieurs fois, rappelle Pierre Hinard. Et cette année, c’est la Cour des Comptes qui dénonce le manque de contrôle du ministère de l’agriculture.

Plus de garanties pour les lanceurs d’alerte

Bien qu’il ait été accusé plusieurs fois de calomnie par ses patrons, Pierre Hinard apparaît comme un véritable lanceur d’alertes. Un rôle qui lui a coûté son poste de l’époque, mais aussi des ennuis avec la justice et des menaces de la part de ses anciens employeurs. Dans Omerta sur la viande, il préconise donc que soit revu le statut des salariés : ils devraient pouvoir témoigner contre leur employeur tout en gardant l’anonymat.

Six ans maintenant après son licenciement, Pierre Hinard est revenu à ce en quoi il croit : il élève une trentaine de vaches. Pour lui, il n’y a pas meilleure viande que celle qui a été nourrie à l’herbe. Il n’y a pas 36 moyens de s’assurer de cela : l’achat direct au producteur reste la meilleure solution. Et après avoir lu ce livre, on vous l’assure, vous réfléchirez à deux fois avant d’acheter le steak haché discount à bas prix, le couscous William Saurin, le Big Mac ou les merguez bien épicées vendues en lots tous les étés."

    Dominique MEDA, éditions FLAMMARION, AOUT 2013, 272 pages, 17 €

"Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des "sociétés fondées sur la croissance". En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée. La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur terre, de permettre à tous d'accéder à l'emploi et de changer le travail. Elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel. Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons."

Professeure de sociologie à l'université Paris-Dauphine et titulaire de la chaire "Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales" au Collège d'études mondiales, Dominique Méda est ancienne élève de l'ENS, de l'ENA, et agrégée de philosophie.

    Donella MEADOWS & Dennis MEADOWS & Jorgen RANDERS & William BEHRENS

"The Limits to Growth is a 1972 book about the computer simulation of exponential economic and population growth with finite resource supplies. Funded by the Volkswagen Foundation and commissioned by the Club of Rome it was first presented at the St. Gallen Symposium. Its authors were Donella H. Meadows, Dennis L. Meadows, Jørgen Randers, and William W. Behrens III. The book used the World3 model to simulate the consequence of interactions between the Earth's and human systems.

Five variables were examined in the original model. These variables are: world population, industrialization, pollution, food production, and resource depletion. The authors intended to explore the possibility of a sustainable feedback pattern that would be achieved by altering growth trends among the five variables under three scenarios. They noted that their projections for the values of the variables in each scenario were predictions "only in the most limited sense of the word," and were only indications of the system's behavioral tendencies. Two of the scenarios saw "overshoot and collapse" of the global system by the mid to latter part of the 21st century, while a third scenario resulted in a "stabilized world."

The most recent updated version was published on June 1, 2004 by Chelsea Green Publishing Company and Earthscan under the name Limits to Growth: The 30-Year Update. Donella H. Meadows, Jørgen Randers, and Dennis Meadows have updated and expanded the original version.

The book continues to generate fervent debate and has been the subject of several subsequent publications."

    Donella MEADOWS & Dennis MEADOWS & Jorgen RANDERS, éditions CHELSEA GREEN, 1992, 320 pages, 22 €

"Beyond the Limits is a 1992 book continuing the modeling of the consequences of a rapidly growing global population that was started in Limits to Growth. Donella Meadows, Dennis Meadows, and Jørgen Randers are the authors and all were involved in the original Club of Rome study as well. Beyond the Limits (Chelsea Green Publishing Company) and Earthscan addressed many of the criticisms of the Limits of Growth book, but still has caused controversy and mixed reactions."

    Nicolas AGBOHOU, éditions SOLIDARITE MONDIALE, FEVRIER 2000, 300 pages, 25 €

"Nicolas Agbohou a écrit un livre de révolte, intelligent et puissant. Livre d'économiste d'abord. L'auteur démontre le mécanisme de la répression monétaire des anciennes colonies africaines de la France. Le maintien du Franc CFA, en d'autres termes la camisole de force des pays africains enserrés dans la zone franc, est pour lui la première cause de la persistante misère, de l'humiliation permanente, du sous-développement devenu réalité minérale des pays d'Afrique francophone… Nicolas AGBOHOU défend sa thèse avec un langage vif, tranché et une foule d'arguments logiques et d'énoncés pertinents. Il est le contraire de ces scientifiques désincarnés et mornes qui, usant de leur érudition, énoncent des évidences, puis éteignent la lumière et sortent du champ de bataille. Les oligarchies politiques, raciales, religieuses commerciales, financières et bancaires règnent sur le monde. Elles ont fait un monde à leur image et tant pis pour les victimes. L'oligarchie dispose du destin de la multitude. La masse anonyme des victimes subit, impuissante, sa propre agonie. Rien ne justifie l'inégalité vécue des êtres, sinon la brutale imbécillité d'une stratification sociale préexistant à leur naissance, sinon les idéologies discriminatoires, sinon les privilèges défendus avec violence. AGBOHOU appelle donc à la renaissance, à la revitalisation des mémoires, à l'insurrection des consciences. Le beau livre d'Agbohou en appelle au règne de la souveraineté populaire, de la loi, du rétablissement de l'homme dans son incompressible dignité de sujet unique de l'histoire. Ce livre est nécessaire. Il faut le diffuser largement et le lire avec attention."

Nicolas AGBOHOU, natif du village de Todiognoa dans la région de Gagnoa (Côte d'Ivoire) est titulaire de la Maîtrise d'Economie appliquée, du D.E.S.S. de Gestion de Paris l Sorbonne et du Doctorat en Sciences Politiques. Précédemment professeur de gestion à l'Institut National Polytechnique de Yamoussoukro (Côte d'Ivoire), M. AGBOHOU est actuellement professeur associé à l'Institut Cheikh Anta DIOP de l'Université du Gabon. Il enseigne les Sciences et Techniques économiques en France.

    Serge BILE, éditions PASCAL GALODE, MARS 2010, 150 pages, 14 €

"On a tout dit sur les femmes noires qui se blanchissent la peau, qu'elles sont complexées, masochistes, et surtout inconscientes des dangers que leur font courir ces pratiques: hypertension, stérilité, problèmes osseux, voire cancers. On a tout dit, sauf que les femmes mais aussi les hommes qui se dépigmentent, sont d'abord les victimes d'une addiction orchestrée par des savants fous qui s'ingénièrent, dès le XVIIIe siècle, à "blanchir les nègres" pour de vrai. En France, on les plongeait dans un bain d'acide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate d'argent, alors qu'aux Etats-Unis, on les décapait aux rayons X, provoquant chez les cobayes de graves brûlures et souffrances. Ces expériences ont, au fil des siècles, laissé croire à certains Noirs, déboussolés par l'esclavage, qu'ils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie, en s'enduisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes. Ce livre retrace l'incroyable histoire du blanchiment et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, s'est imposé à des millions de gens, accrocs désormais à une drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie."

    Serge MALIK, éditions ALBIN MICHEL, MAI 1990, réédité chez LES POINTS SUR LES I, MAI 2014, 185 pages, 15 €

"Serge Malik fut l’un des membres fondateurs de l'association SOS Racisme. D'origine arabe, de confession juive, il se définit lui-même comme un « faux beur », un « margarine ». Il tente de décrire dans son livre les enjeux et les manœuvres politiques qui furent à l’arrière-plan de la création du mouvement antiraciste. Il y accuse notamment le Parti socialiste et l'ancien président François Mitterrand de manipulation. L'histoire de Serge Malik s'inscrit dans la prise de conscience des phénomènes racistes du début des années 1980. Croyant au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales, Malik profite de l’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Polac Droit de réponse pour abandonner son métier de comédien et s’engager dans SOS Racisme.

Au fil des années se développa cependant chez lui l'idée qu'il avait été manipulé par des politiciens pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique. Profondément écœuré, l’auteur confie dans ce livre l’histoire de ce qu'il perçoit désormais comme un mirage.

Grand patron et fondateur de SOS Racisme, Julien Dray est décrit par Malik comme un arriviste manipulant Harlem Désir à sa guise et organisant/verrouillant la structure de SOS Racisme selon ses projets et besoins politiques propres. Il crée ainsi une association dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toutes ses formes, palliant la carence de moyens médiatiques et associatifs pour les fils et filles d'immigrés, et qui reposera en fait sur ce que l'auteur décrit comme des slogans creux et la falsification de mythes fondateurs. Sur le terrain, le mouvement servira surtout, selon Malik, à relayer le PS et combattre le Parti communiste français.

Serge Malik dénonce également dans son ouvrage le soutien apporté par les syndicats proches du Parti socialiste, la presse, les réseaux maçonniques et la surreprésentation, au sein des instances dirigeantes du mouvement, de membres de syndicats juifs (comme l'Union des étudiants juifs de France) par rapport aux « beurs »."

Un article fort intéressant ici : www.alterinfo.net/Qui-est-Julien-Dray-L-histoire-secrete-de-SOS-Racisme-son-implication-dans-la-propagande-contre-Dieudonne_a4521.html

    Marc TREVIDIC, éditions JEAN CLAUDE LATTES, OCTOBRE 2014, 200 pages, 19 €

"On connaît tous les Trois Petits Cochons et le Grand Méchant Loup. Mais connaît-on aussi bien le Petit Méchant Juge ? Pour éclairer notre lanterne, Marc Trévidic, juge d'instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris, nous propose un voyage aussi riche que personnel dans l'histoire et les arcanes de la justice. De la Révolution française à nos jours, il brosse un portrait vivant de la figure du juge, ce lieutenant-criminel devenu, au fil du temps, juge d'instruction, qui semble toujours coincer aux entournures de l'Élysée. Dans un monde d'apparences où le pouvoir et la corruption se présentent parfois comme les deux faces d'une même pièce, la justice doit se garder de tous les côtés. Un exercice de haute voltige auquel le Petit Méchant Juge est bien décidé à ne pas renoncer."

Marc Trévidic, juge d'instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris, est l'un des meilleurs spécialistes des filières islamistes. Auteur de deux ouvrages très remarqués, Au coeur de l'antiterrorisme et Terroristes, tous deux publiés chez Lattès en 2010 et 2013, Marc Trévidic est également président de l'AFMI, Association française des magistrats instructeurs.

    Marc TREVIDIC, éditions JEAN CLAUDE LATTES, JANVIER 2013, 220 pages, 18 €

"Pourquoi et comment devient-on terroriste ? Comment légiférer et pourquoi la mission des juges est-elle si périlleuse ? Quelle est la position de la France face à un phénomène qui n’a pas de frontières ? Pour la première fois, un juge, l’une des figures de la galerie Saint-Eloi, nous fait pénétrer au cœur d’un système, d’un univers, aussi inquiétant que fascinant. Il n’hésite pas à se mettre dans la peau de ces apprentis terroristes pour dérouler la progression insidieuse vers la déraison. Qu’est-ce qui pousse Stéphane, seize ans, ce garçon issu d’une famille ordinaire, à se convertir soudain à l’Islam et à se radicaliser ? Pourquoi Assya, élevée laïquement en France, décide-t-elle un jour de porter le niqab et de s’inscrire sur un site de rencontres communautaires ? Que part chercher Abou Hamza dans les montagnes afghanes ? Au-delà de ces parcours édifiants, c’est une justice pourtant à la pointe de l’information et de la vigilance qui ne peut être rendue, faute de preuves et de faits : car un terroriste en puissance n’est pas encore un terroriste."

    Marc TREVIDIC, éditions JEAN CLAUDE LATTES, FEVRIER 2011, 300 pages, 20 €

"La poudrière de Karachi, l’assassinat des moines de Tibéhirine, l’attentat de la rue Copernic, le génocide rwandais… Ces dossiers « secret défense », parmi les plus sensibles de la République, sont sur le bureau de Marc Trévidic, spécialiste de l’antiterrorisme au tribunal de Paris. Il est l’homme qui monte. Après Eva Joly ou Eric Halphen, celui que l’on surnomme le « juge batailleur » représente la nouvelle génération des magistrats charismatiques et frondeurs. Il est aussi le nouvel emblème de leur lutte pour l’indépendance. Respecté, encensé, jalousé, il instruit avec obsession des affaires qui embarrassent jusqu’au sommet de l’Etat. Pour la première fois, Marc Trévidic se livre sans fard et sans langue de bois, et nous fait plonger dans l’univers méconnu de l’antiterrorisme. Le jeune juge nous fait découvrir l’envers du décor, derrière les portes blindées de la galerie Saint-Eloy, où travaille l’équipe de magistrats les plus protégés de France, ou dans les coulisses de ses missions à l’étranger : déplacements sous haute protection, interrogatoires dans les souterrains de prisons secrètes à l’autre bout du monde…. Voilà le récit de l'ascension d’un juge téméraire, au cœur de l’actualité. Ses succès, ses désillusions, ses espoirs, ses engagements."

    Xavier MARTIN, éditions DOMINIQUE MARTIN MORIN, JUIN 2007, 352 pages, 26 €

"Le discours officiel sur Voltaire (enseignement et médias) est gravement lacunaire : il tait en effet, ou estompe beaucoup, ce qui chez lui dément l'image de l'inlassable promoteur de la tolérance et de l'humanisme. C'est ce qu'œuvre à montrer le nouvel ouvrage de Xavier Martin. Poursuivant, dans les sources du XVIIIe siècle, les investigations tenaces qui ont donné déjà des fruits inattendus, l'auteur met au grand jour la face ou les facettes ordinairement cachées du " roi " des philosophes : mépris réfléchi des humains en masse, ainsi qu'en détail (il répétera que les Calas sont des " imbéciles "), haine de nombreuses catégories, souvent morbide, jusqu'à certains fantasmes d'extermination (relativement aux Turcs, relativement aux juifs...), accointances policières et gouvernementales dont il use pour réduire au silence les jeunes auteurs irrespectueux à son endroit (jusqu'à les faire embastiller lorsqu'il le peut), orgueil social, allergie maladive à la contradiction, délire verbal contre Rousseau, goût anormal pour le néant, acharnement pathologique contre les morts à la consternation de ses propres amis, etc., etc. Truffé de citations fréquemment saisissantes, et strictement référencées, ce livre aisé à lire jette une lueur inattendue, qui donne beaucoup à réfléchir, sur l'humanisme des Lumières et sur l'image un peu flattée qu'à l'ordinaire on en propose."

Xavier MARTIN, professeur des Universités, historien des idées politiques, a publié sur l'esprit des Lumières et la Révolution des travaux remarqués, dont les conclusions s'écartent parfois des idées reçues de l'académisme universitaire.

    Michel CUNY, éditions PAROLES VIVES, NOVEMBRE 2009, 480 pages, 29 €

"Y aurait-il eu tromperie ? Voltaire serat-il l'exact contraire de tout ce qui nous a été dit à son propos ? Et si sa "Correspondance" faisait apparaitre, de bout en bout, qu'il a construit son énorme fortune sur des spéculations touchant la dette publique, le financement des guerres, la traite des Noir(e)s, et l'ensemble du commerce international appuyé sur cette traite et sur le travail des esclaves ?"


    Delphine BATHO, éditions GRASSET, OCTOBRE 2014, 272 pages, 18 €

"Pendant 1 an, 1 mois et 17 jours, Delphine Batho a été ministre de François Hollande, avant d’être brutalement limogée. Avant tous les « frondeurs » en vogue, elle a eu l’audace de dénoncer une politique qui, selon elle, n’annonçait qu’échecs et désillusions. Observatrice et actrice du fonctionnement de l’Etat, elle livre ici un récit inédit, vif, saisissant, de son expérience de Ministre. Sans amertume, elle y raconte la faiblesse des uns, la lâcheté des autres, la droiture de quelques-uns, ainsi que le grand bal des vanités ou des ambitions. Plus gravement, elle y déplore les pratiques d’une République dont l’énarchie et la bureaucratie ont perverti les mécanismes. Et surtout, elle décrit avec lucidité comment, au sommet de l’Etat, règne ouvertement une navrante connivence avec les lobbies et les puissances financières que la gauche était censée combattre."

Delphine Batho est députée socialiste des Deux-Sèvres. Elle a été porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012. Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, elle a été écartée du gouvernement en juillet 2013 après avoir dénoncé un « mauvais budget » pour l’Ecologie.

    Boualem SANSAL, éditions GALLIMARD, OCTOBRE 2013, 160 pages, 12 €

"Un témoignage en guise d'introduction : L'Algérie, du colonialisme à l'islamisme.

Cet opuscule qui traite de la montée de l'islamisme dans le monde arabe n'a d'autre prétention que celle que peut avoir un écrivain qui, s'emparant d'un sujet, essaie de le regarder d'une certaine manière, appelons-la littéraire, autrement dit avec sa subjectivité, et l'espoir cependant que cette subjectivité atteigne quelque part une certaine vérité. Pour autant, ce n'est pas le «flou artistique» qui est recherché, il n'a pas sa place dans pareil sujet, c'est un éclairage sous un angle spécifique qui mette en évidence des points que pour ma part je considère comme essentiels. Mon texte n'est pas un traité académique, je ne suis ni historien ni philosophe, il n'est pas davantage une investigation journalistique, encore moins un rapport d'expert en islamisme, et pas du tout un essai d'islamologie. Il est la réflexion d'un témoin, d'un homme dont le pays, l'Algérie en l'occurrence, a très tôt été confronté à l'islamisme, un phénomène inconnu de lui jusque-là. Nous l'avons vu arriver, dans les années 1960, au lendemain de l'indépendance (1962), nous sortions de cent trente-deux années de colonisation française et d'une guerre de libération de huit terribles années (1954-1962) qui avait causé la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes.
Ce vent religieux nous a été amené par des prédicateurs discrets venus du Moyen-Orient, la plupart membres des Frères musulmans, alors persécutés dans leurs pays, l'Égypte, où Sayyid Qutb, l'idéologue de l'islamisme radical et militant des Frères musulmans, avait été condamné à mort et exécuté par pendaison sur ordre du président Nasser, en Syrie où le président Hafez el-Assad leur menait la vie dure et ira, plus tard, en 1982, jusqu'à raser la ville de Hama, fief des Frères musulmans, en Irak où le parti laïc Baath exerçait un contrôle absolu sur la société, en Jordanie où le roi Hussein réprimait à tout-va islamistes et Palestiniens, et au Yémen du Sud dirigé par un parti marxiste-léniniste qui exécrait les religieux, comme nous l'apprîmes d'eux, et d'autres encore plus discrets, des prédicateurs wahhabites diligentés par l'Arabie Saoudite, gardienne des Lieux saints, qui voulait inculquer un peu d'islam à notre pauvre pays si longtemps colonisé par les Français, des chrétiens laïcs et rationalistes."

Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Son œuvre a été récompensée par de nombreux et prestigieux prix littéraires, en France et à l’étranger.

    David RICHARDS, éditions KINDLE, OCTOBRE 2014, 384 pages, 20 £

"General Sir David Richards is one of the best known British generals of modern times. In 2013 he retired after over forty years of service in the British Army and a career that had seen him rise from junior officer with 20 Commando to Chief of the Defence Staff, the professional head of the British Armed Forces. He served in the Far East, Germany, Northern Ireland and East Timor. He was the last Governor of Berlin's Spandau Prison, when Rudolf Hess, Hitler's deputy, was its sole prisoner. In 2005 he was appointed Commander of the Allied Rapid Reaction Corps in Afghanistan and as commander of NATO forces became the first British General to command US Forces in combat since the Second World War. In 2000, Richards won acclaim when he brought together a collation of forces in Sierra Leone to stop the ultra-violent Revolutionary United Front from attacking the capital, Freetown. In so doing he ended one of the bloodiest civil wars to bedevil the region. He did so without the official sanction of London, and failure could have cost him his career. As Chief of the Defence Staff he advised the government during the crises and interventions in Libya and Syria and oversaw the controversial Strategic Defence and Security Review. Taking Command is Richards' characteristically outspoken account of a career that took him into the highest echelons of military command and politics. Written with candour, and often humour, his story reflects the changing reality of life for the modern soldier over the last forty years and offers unprecedented insight into the readiness of our military to tackle the threats and challenges we face today."

"Baron Richards of Herstmonceux served in the Far East, Germany and Northern Ireland before commanding deployments in East Timor and Sierra Leone, where his intervention in the civil war, without official sanction from London, proved decisive in ending years of factional fighting. He later served with NATO and led ISAF forces in Afghanistan. David Richards became Commander-in-Chief Land Forces of the British Army in 2008 and held that role until 2009, when he was appointed Chief of the General Staff. In 2010 he was appointed as Chief of the Defence Staff, the professional head of the British Armed Forces, and served in that position until 2013. He was made a Life Peer in February 2014."

    Samuel LAURENT, éditions SEUIL, MAI 2014, 425 pages, 21 €

"Une puissante organisation terroriste s'est implantée sur le sol français : un réseau qui se tient prêt à passer à l'action et qui est dirigé par un « émir » d Al-Qaïda. Ces « labyrinthes de la terreur » sont dissimulés au cœur de notre quotidien. Les membres de ce réseau, parfaitement entraînés, savent rester anonymes et insoupçonnables. Ils communiquent dans le plus grand secret et disposent d'un arsenal terrifiant qui ne fait que croître. Pour obtenir ces informations, Samuel Laurent s'est lancé, seul, dans une aventure à très haut risque. Sa première étape le conduit à rencontrer des jeunes Français partis combattre en Syrie aux côtés des organisations islamistes. Les renseignements qu'il recueille vont alors le mener en Libye, en Turquie, au Liban, en Grande-Bretagne... À chaque étape, il s'entretient avec des combattants du Jihad, des opérateurs clandestins et des idéologues du salafisme. Mais c'est dans les montagnes de Somalie, avec les Shebabs d Al-Qaïda, qu'il va prendre toute la mesure de la menace terroriste qui pèse désormais sur tous les habitants de notre pays. Consultant international, Samuel Laurent est avant tout un homme de terrain. Il sillonne depuis des années les régions contrôlées par Al-Qaïda, et possède des contacts inégalés au sein de cette organisation. Il est déjà l'auteur de Sahelistan (Seuil, 2013), salué par la critique."

"Samuel Laurent a rapidement fait le choix de l'aventure et de la découverte, au mépris du danger et de tous les conformismes. A 16 ans, il quitte la France pour l'Asie du Sud Est : un voyage qui le conduira finalement jusqu'aux Etats Karens de Birmanie, alors plongés au cœur d'une guerre sans merci contre la SLORC (State Law & Order Restauration Council), la junte militaire de Rangoon.

Face aux horreurs de ce conflit, Samuel Laurent décidera de prendre les armes au sein de la guérilla Karen, la KNLA (Karen National Liberation Army), notamment lors de la terrible bataille de Sleeping Dog Hill, pour reconquérir une série de lignes de crêtes prises par les troupes de la junte, ou encore lors de l'assaut de Klatellou, plus au Sud, près de la frontière Thaïlandaise. Deux batailles parmi beaucoup d'autres... Son engagement n'a rien de réfléchi ou de « philosophique » : il s'agit seulement d'une réaction épidermique, instinctive, aux massacres et à la barbarie dont il est le témoin.

Samuel tentera également de rallier à la cause des Karens plusieurs combattants étrangers qui viendront grossir les rangs de la guérilla. Aucun d'entre eux ne peut être qualifié de « mercenaire », malgré l'expérience militaire de certains, puisque les Karens sont trop pauvres pour offrir une solde à quiconque : de la nourriture et un vieux M16 avec 20 balles dans le chargeur représentent à peu près tout ce qu'un nouveau combattant peut espérer !

Pendant près de quatre ans, il partagera sa vie entre la Birmanie et le Cambodge, son autre amour de jeunesse : un pays magnifique et pourtant ravagé par la guerre, jamais reconstruit depuis l'éviction des khmers rouges, 10 ans plus tôt. A cette époque, chaque voyage hors de la capitale représente une véritable plongée dans l'inconnu. Samuel Laurent effectuera des expéditions jusqu'à Stung Treng, près du Laos, mais également dans la région du Ratanakiri, à la frontière du Vietnam, ainsi que sur les terres des khmers rouges, à Phnom Voar et à Preah Vehar. Des périples qui ne servent qu'à étancher une soif intarissable de découvertes, au sein de ces territoires interdits, dangereux et totalement inconnus. L'aventure et la magie se suffisent à eux-mêmes...

Quatre ans après son arrivée, Samuel Laurent sera blessé à la jambe par un éclat d'obus, lors d'une embuscade tendue par la SLORC sur les berges de la rivière Salween, à quelques kilomètres du poste frontière de Mae Sam Lap. Contraint de quitter la Birmanie pour sa convalescence, il est accueilli à Hong Kong par des amis chinois qui lui proposent de travailler au sein d'une société d'investissement locale, à la recherche de clients dans la région du sud est asiatique. Ses activités de « bénévole » au sein de la KNLA lui ont déjà permit de tisser des liens solides et amicaux avec plusieurs haut gradés de l'armée Royale Thaïlandaise, eux-mêmes formidablement bien connectés dans les milieux économique et financiers du pays.

A Hong Kong, il découvre un univers situés aux antipodes de ce qu'il vient de quitter. Celui du luxe et de l'argent. Un monde superficiel et vite ennuyeux qu'il côtoiera en « touriste », sans admiration ni envie. Car au fond de lui, son cœur ne battra jamais que pour les jungles oubliées de Birmanie et pour cette existence à la fois monotone et exaltante qui a si longtemps représenté son quotidien.

Après avoir passé trois ans dans la colonie britannique, il quittera Hong Kong en compagnie de ses anciens collègues, à la faveur d'une opportunité dont il ne saurait être fait mention dans cette biographie. Il poursuivra son activité dans plusieurs pays arabes et, au fil des ans, ses amitiés lui permettront de nouer des liens solides et souvent amicaux avec plusieurs personnalités influentes de la région. Des hommes qui forment aujourd'hui un réseau fiable et confidentiel sur lequel Samuel Laurent peut s'appuyer pour obtenir des informations souvent hors de portée des médias et autres « spécialistes » autoproclamés. Fort de ses multiples contacts, Samuel Laurent n'hésite pas à entreprendre les voyages les plus périlleux pour obtenir les informations et les renseignements les plus justes.

Samuel Laurent conseille les entreprises étrangères désirant s'installer ou travailler avec les pays "instables" du monde musulman et du continent africain. Sa connaissance du terrain, son expérience et ses contacts en font un interlocuteur irremplaçable pour s'engager en toute sécurité dans cet environnement complexe et souvent dangereux."

    Samuel LAURENT, éditions SEUIL, MAI 2013, 382 pages, 19,50 €

"«Voici l'histoire d'un périple qui devait rester confidentiel, au même titre que toutes mes missions précédentes. Mais face à ce que j'ai découvert, le silence n'était plus une option.»
Parti en Libye pour un voyage d'affaires peu après la chute de Kadhafi, Samuel Laurent se retrouve plongé dans un pays en proie à l'anarchie, livré aux milices de toute obédience et aux trafics en tout genre (drogues, armes, cigarettes, médicaments...). Mais une fois son travail accompli, au lieu de reprendre la destination de chez lui, cet intrépide voyageur choisit, au mépris de tous les dangers, de s'enfoncer plus avant dans le désert libyen... à la rencontre des djihadistes et autres groupes surarmés plus ou moins politisés. Les interviews qu'il recueille, plus stupéfiantes les unes que les autres, donnent pour la première fois longuement la parole à ceux qui ont choisi de défier la France. Elles permettent de comprendre les vraies raisons de l'incendie qui embrase maintenant toute la région. Comme on le voit au Mali et ailleurs, en intervenant militairement en Libye, la France a bel et bien ouvert la boîte de Pandore : une vaste zone du Sahara, le Sahélistan, est désormais tombée dans des mains peu recommandables."

    Jacques HOGARD, éditions HUGO DOCUMENT, MAI 2014, 127 pages, 12,95 €

"Entre 1996 et 1999, la République fédérale de Yougoslavie (RFY) est confrontée à la rébellion séparatiste albanophone de l'UÇK sur le territoire du Kosovo, province considérée par les Serbes comme le coeur historique, culturel et spirituel de leur nation. En 1999, l'OTAN décide d'attaquer la RFY pour venir en aide à l'UÇK. De mars à juin, l'aviation alliée bombarde sans relâche la Serbie. Patron du groupement des forces spéciales françaises opérant sous commandement britannique, officier parachutiste issu de la Légion étrangère et familier des opérations africaines, le colonel Jacques Hogard découvre pour la première fois le théâtre balkanique. Immédiatement confronté aux réalités du terrain, il est écartelé
entre les idées reçues en vigueur dans sa coalition militaire et le langage des faits, entre les objectifs de l'OTAN et de l'UE et la fidélité à cette longue amitié franco-serbe forgée par le sang versé au cours des deux guerres mondiales. Sous ses yeux, et avec l'aide des démocraties, il voit se créer un État musulman intolérant et corrompu au coeur de l'Europe. Jacques Hogard en viendra ainsi à protéger, avec ses hommes, les populations et les monastères serbes contre la terreur de l'UÇK, en dissonance complète avec les vents dominants. Ce livre est le récit de cette épopée atypique et poignante. Lorsque se déclenchent les évènements du Kosovo qui défraient la chronique à l'automne 1998, Jacques Hogard est officier supérieur en service au Commandement des Opérations Spéciales (COS). C'est ainsi qu'au tout début de 1999, il prend le commandement du Groupement interarmées des forces spéciales qui sera engagé par la France en Macédoine puis au Kosovo, aux côtés de nos alliés américains, britanniques, allemands et italiens. Après plusieurs mois de suspens, la guerre est en effet déclenchée par l'OTAN contre la Serbie le 23 mars 1999 après l'échec des négociations de Rambouillet. Ce que Jacques Hogard et ses hommes découvrent alors sur le terrain, la réalité de la situation ne correspond en rien à ce qu'en disent les médias occidentaux. Homme de caractère, aux convictions trempées, le colonel Hogard va vivre cette ultime opération au Kosovo de manière intense. Elle lui laissera le sentiment amer d'un engagement irresponsable dans un conflit injuste, symbole de tous les échecs et reniements français et européens. Il livre ici son témoignage au travers d’un essai court, argumenté et percutant."

"Né en 1955 dans une famille de soldats, Jacques Hogard sert comme jeune officier à la Légion Étrangère, notamment au 2ème REP. En 1994, il commande au Rwanda le Groupement de Légion Etrangère de l'opération Turquoise. Ulcéré par la désinformation qui entoure l'action de la France et de son armée, il écrit : " Les larmes de l'honneur ", paru en 2005 chez Hugo et Cie. En 1999, il dirige en Macédoine le Groupement des Forces Spéciales chargé de préparer et faciliter l'engagement de la Brigade Leclerc intégrée à la K-FOR de l'OTAN. De retour en France, nommé colonel, il prend sa retraite de l'armée. Il est aujourd'hui président de sociétés de conseil pour le développement à l'international. Jacques Hogard est officier de la légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre des TOE et de la croix de la valeur militaire. Il est également titulaire de l'ordre de Saint Sava (Serbie) pour le sauvetage du monastère de Devic (Kosovo) victime en juin 1999 des rebelles albanais de l'UCK."

    Nikola MIRKOVIC, éditions JEAN PICOLLEC, DECEMBRE 2013, 200 pages, 20 €

"Le Kosovo a été arraché à la Serbie dont il est le coeur historique. Par suite d'une immigration sauvage, les autochtones ont été submergés par les Albanais (ils représentaient 2 % de la population du Kosovo au XVe siècle et sont actuellement majoritaires à 90 %). Ceux-ci ont proclamé l'indépendance de cette région : ainsi, au coeur de l'Europe, une minorité chrétienne est victime d'une véritable épuration ethnique et ce sur un territoire qui lui appartient historiquement (ce qui pourrait être un précédent et un sinistre présage). Ce livre est une page sombre de l'histoire toute récente de l'Europe où les Serbes, abandonnés de tous, ont été bombardés par les forces de l'Otan surfant sur une opinion mondiale anesthésiée et manipulée. Depuis la fin de cette guerre, qu'est devenu le Kosovo sous l'occupation de l'Otan ? Qui sont ces indépendantistes kosovars, ces nouveaux amis de l'Occident ? Quel était l'intérêt des Américains à susciter, fortifier cette sécession ? Comment en est-on arrivé là ? Des réponses qui remettent les idées à l'endroit et qui ne violent pas la vérité."

"J'avais été bouclier humain contre les bombardements de l'OTAN sur la Serbie en 1999 car je suis contre l'injustice. Les Tomahawks contre les civils ça n'est pas ma vision d'une guerre juste. J'ai effectué par la suite de nombreuses missions humanitaires au Kosovo et en Métochie pour venir en aide aux plus nécessiteux et Dieu sait s'il y en a là-bas. Ce qui m'a poussé à écrire ce livre est que je me suis rendu compte que les missions humanitaires au Kosovo et dans le reste du monde ne cesseraient jamais tant qu'on ne se serait pas attaqués à la racine du mal c'est à dire le mensonge et la manipulation. Quand on analyse, 15 ans après les faits, les bombardements de l'OTAN il est évident comme le nez au milieu du visage que les peuples occidentaux ont été bernés. Nous avons aujourd'hui une quantité phénoménale de preuves qui attestent qu'il y a bien eu une véritable campagne de désinformation, de calomnies et de mensonges pour justifier l'attaque de l'OTAN contre la Yougoslavie. Ce qui fait très mal est que cette machine à mensonge médiatico-militaire se soit développée à l'ouest. En France, aux USA, en Allemagne... dans tous ces pays au-dessus de tout soupçon on déclenche des guerres au nom de l'ingérence humanitaire alors qu'en réalité les objectifs sont militaires et énergétiques et que les conséquences pour les populations locales sont toujours désastreuses. Relisons avec du recul le fil des événements de cette période tragique 15 ans après les faits. Vous verrez que la véritable histoire du Kosovo n'est pas celle que l'on vous a racontée à la télévision en 1999.    -    Nikola Mirkovic

Nikola Mirkovic est un Franco-Serbe diplômé de la European Business School et passionné de géopolitique. Il a subi les bombardements de l'Otan. Actuellement, il est activement engagé dans une organisation humanitaire en faveur des habitants du Kosovo."

    Robert GROSSMANN & François MICLO, éditions MICHALON, MAI 2002, 186 pages, 15 €

"Des régionalistes aux «bobos», des intégristes religieux aux gays, des Blacks aux Beurs, on se regroupe, on s'attroupe, on se réunit à tout propos, sur ses origines et ses affinités. Tout est prétexte à faire surgir de nouvelles tribus : la langue, la culture, la région, l'âge, la situation sociale, la religion, la sexualité, l'origine nationale, etc. C'est au nom de la démocratie que des groupes particuliers s'arment, nient l'individu et fondent la république minoritaire en défaisant la République. Quand les individus n'estiment plus faire partie d'une collectivité, mais de groupes particuliers, l'espace politique est abandonné à l'extrémisme de droite ou de gauche, comme l'ont cruellement démontré les scrutins des dernières élections présidentielles. Demain, dans une France totalement communautarisée, quelle sera la véritable place du citoyen ?"

Robert Grossmann, Président de la Communauté urbaine et maire délégué de Strasbourg, est vice-Président du Conseil régional d'Alsace. François Miclo, philosophe, est membre du cabinet du maire de Strasbourg.

    Gérald PICHON, éditions IDEES, 2013, 109 pages, 12 €

"Longtemps dénoncée comme un fantasme, assimilée à un outil de propagande de l'extrême droite, la haine antiblanche était, jusqu'à récemment, déconsidérée par nos élites politiques et médiatiques. Pourtant, cette douloureuse réalité touche un nombre grandissant de Français. Agressions, insultes, viols... Cette forme particulière de haine raciale existe bel et bien. Mais aux yeux de ses détracteurs, affirmer en être victime est une erreur : c'est refuser le sacro-saint vivre-ensemble, érigé en valeur suprême de la société multiculturelle. A l'heure où de grossières et opportunistes tentatives de récupération politicienne se font entendre, l'ouvrage «SALE BLANC ! » vient, témoignages et chiffres à l'appui, rendre compte d'une réalité méconnue et volontairement dissimulée par les gouvernements de droite comme de gauche."

    Hervé RYSSEN, éditions BASKERVILLE, 2011, 316 pages, 20 €

"Chaque année, en France, des immigrés se rendent coupables de milliers d’agressions physiques, de centaines de viols et de dizaines de meurtres contre des femmes blanches et des hommes blancs, sans que les hommes politiques qui nous dirigent n’élèvent la moindre protestation. Dans les médias, ces affaires ne sont jamais traitées comme des crimes racistes, mais comme de simples faits divers. Il est en effet entendu que le racisme ne peut être que le fait d’un Blanc, et que la victime du racisme ne peut être qu’un pauvre immigré du tiers-monde, un “homme de couleur”. Comme dans les films produits à Hollywood, le raciste, le salaud, celui qui agresse les plus faibles, qui pille la planète et qui détruit la nature, c’est toujours le Blanc, qui est le bouc émissaire des véritables prédateurs que sont les mondialistes, les maîtres de la finance et des médias. Ceux-ci travaillent sans relâche, de toutes leurs forces, à instaurer la société multiculturelle et le gouvernement mondial. Leur objectif est clair : ils veulent détruire la race blanche. Depuis des décennies, leur propagande culpabilisatrice tourne à plein régime. À la radio, dans la presse, au cinéma et sur toutes les chaînes de télévision, c’est toujours le même discours humaniste, égalitaire et moralisateur qui revient, sept jours sur sept et tout au long de l’année. Au nom de l’égalité et de la tolérance, on demande ainsi au “petit Blanc” d’accepter l’arrivée des immigrés du tiers-monde, toujours plus nombreux, sous peine d’être désigné comme “raciste”. Il faut ouvrir son esprit, ouvrir son cœur, ouvrir… tout ! Après quelques décennies de ce matraquage idéologique estampillé aux “droits de l’homme”, le résultat est aujourd’hui bien visible pour tous : en Ile-de-France, les Blancs sont aujourd’hui minoritaires. Et au fur et à mesure que leur nombre grandit, les étrangers commettent sur les Blancs des violences et des crimes toujours plus nombreux. Voilà la vérité."

    Tarik YILDIZ, LES EDITIONS DU PUITS DE ROULLE, 2012, 45 pages, 4 €

"Suite à la rédaction d’un article sur le racisme anti-blanc publié sur le site internet Terre d’avenir et repris sur le Bondy Blog, j’ai décidé de prolonger mon initiative devant les nombreuses réactions qu’il a suscitées. J’ai entamé la rédaction de ce petit livre dans l’optique de faire entendre ceux qui pensent qu’il y a deux poids et deux mesures dans le traitement du racisme en France. À travers neuf entretiens représentatifs des nombreux témoignages reçus, j’ai essayé de mettre en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les victimes de ce racisme à l’école et dans les quartiers défavorisées d’Île-de-France."

Né en 1985, habitant la banlieue parisienne qu’il connaît bien, Tarik Yildiz est diplômé de Sciences Po Paris depuis juillet 2009. Il rédige actuellement une thèse de sociologie politique relative à l’intégration sociale des populations musulmanes en France.

    Max WEBER, éditions PRESSES POCKET, 1991, 285 pages, 11,20 €

"Pourquoi le capitalisme est-il né en Europe et non pas en Chine, pourtant civilisation de marchands ? Dans L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Max Weber propose de comprendre l'organisation capitaliste de l'économie à partir de l'analyse de ses éléments déterminants. Parmi ceux-ci, les motivations psychologiques ont constitué un facteur essentiel du triomphe du capitalisme moderne. Les convictions religieuses issues du luthéranisme et du calvinisme se sont en effet révélées un puissant levier pour la recherche rationnelle du profit. En valorisant des comportements tels que l'ascèse ou la productivité, elles ont promu un mode de vie favorable à l'essor du capitalisme. De même, le dogme de la prédestination, qui fait de la réussite temporelle le signe d'une élection divine, a, sans conteste, contribué à faire du travail et de l'enrichissement de nouvelles valeurs morales sans lesquelles l'économie de marché n'aurait pu s'installer durablement en Europe.

Ce grand classique, qui demeure le préalable indispensable à la compréhension de la méthode sociologique, est aussi une étude talentueuse, écrite dans un style limpide et sans esprit dogmatique, qui contribue de manière décisive à l'explication des faits sociaux. Lumineux.

En 1904-1905, Max Weber publie la première version de L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme. Il signe là le manifeste inaugural d'une sociologie de la religion qui récuse la réduction exclusive du fait religieux à un irrationnel et étudie l'articulation des " intérêts " religieux et des pratiques sociales, des causes symboliques et des effets sociaux ou économiques. La présente traduction d'Isabelle Kalinowski - chargée de recherche au CNRS - comprend les trois premiers textes du Recueil d'études de sociologie de la religion de 1920 : la " Remarque préliminaire ", le texte augmenté de L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme (avec indication des variantes par rapport à la première édition) et l'article sur Les Sectes protestantes el l'esprit du capitalisme. La lecture de cet ensemble foisonnant est guidée par une annotation et une présentation fournies. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Il explique comment se comporte le capitaliste moderne pour qui le gain de richesses est devenu une fin en soi, ce qui est un mode de vie tout à fait irrationnel (« […] leur affaire, avec son activité sans trêve, est tout simplement devenue indispensable à leur existence […] considérée du point de vue du bonheur personnel : elle exprime combien irrationnelle est cette conduite où l’homme existe en fonction de son entreprise et non l’inverse. »). Sa vie comporte souvent des traits d’ascèse. L’origine de l’esprit capitaliste ne se trouve pas dans des idées de réforme de la culture et de la société mais exclusivement dans un souci de salut des âmes. « Leurs buts éthiques, les manifestations pratiques de leurs doctrines étaient tous ancrés là ; et n’étaient que les conséquences de motifs purement religieux. » Dans la deuxième partie de l’œuvre, Weber démontre la validité de son hypothèse que « l’esprit » du capitalisme est issu de motifs religieux. À partir des œuvres d’auteurs puritains du XVIIe siècle tels que Richard Baxter, Weber montre que c’est moins la possession de richesses qui était condamnable à leurs yeux que le fait de se reposer dessus et d’en jouir. Les puritains se référent aux évangiles, pour affirmer que l’homme doit pour assurer son salut : « faire la besogne de Celui qui l’a envoyé, aussi longtemps que dure le jour » (Jean IX,4). L'oisiveté est le plus grand des péchés. Dans cette logique, le travail est, selon la volonté de Dieu, une fin en soi de la vie humaine. Une heure de travail perdue serait une heure de perdue dans les louanges de Dieu, en outre du travail rationalisé vaut plus qu’un travail de main-d’œuvre. Le travail est le signe d’être dans la grâce de Dieu. « Le travail cependant est autre chose encore ; il constitue surtout le but même de la vie, tel que Dieu l’a fixé. Le verset de saint Paul : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus » vaut pour chacun ; et sans restriction. La répugnance au travail est le symptôme d’une absence de la grâce »."

NOTE : Les anti-religieux d'aujourd'hui ne sont plus traités d'hérétiques, de mécréants ou d'apostats mais d'oisifs, de fainéants et d'assistés par les tenants de la religion capitaliste.

Marc TANNEAU DE HAECK, Président du Parti Hébertiste.

    Pierre-Yves ROUGEYRON, éditions LE JARDIN DES LIVRES, AVRIL 2013, 233 pages, 21 €

"Enquête sur la Loi du 3 janvier est un livre choc. Il montre, point par point, comment la France a été mise en esclavage par la dette avec juste un simple texte anodin. Il montre comment l'élite des hautes fonctionnaires a renoncé, pas à pas, à la Nation française, à son âme et à son indépendance. C'est l'histoire des manipulations successives, organisées et pilotées pour ne profiter qu'à une seule entité : les banques privées. Grâce à cette loi, la France a été conquise sans bruit, sans une balle tirée et sans aucune résistance : chaque semaine, ce sont 4 nouveaux milliards, empruntés par l’État pour payer retraites, salaires et aussi... intérêts de la dette, qui s'ajoutent aux 1700 milliards déjà dus, alors qu'au même moment 800 emplois industriels sont détruits chaque jour. Ce livre est le récit de la pire trahison de l'Histoire de France."

    André-Jacques HOLBECQ & Philippe DERUDDER, éditions YVES MICHEL, MAI 2008, 157 pages, 8 €

"" II faut réduire la dette! ". On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : " Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ". Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l'instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l'on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ? André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la "chose économique", leur but est de permettre aux citoyens de "savoir ", afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que " vrais-faux " problèmes."

    Ludovic TOURNES, éditions AUTREMENT, OCTOBRE 2010, 203 pages, 9,50 €

"Du début du XXe siècle à la chute du mur de Berlin, les grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford, puis Soros) n'ont pas cessé d'être présentes en Europe et d'y tisser de multiples réseaux dans les milieux intellectuels, scientifiques et politiques. Fondées par de grands industriels symboles du capitalisme américain, ces fondations sont à la fois porteuses d'un projet de société libérale et partisanes d'une régulation des excès du capitalisme. Du fait de ces objectifs contradictoires, la nature de leurs actions en Europe dépend du contexte géopolitique : avant 1914 et pendant l'entre-deux-guerres, elles jouent le rôle de ciment entre les milieux pacifistes européens et américains ; avec la guerre froide, elles embrassent la bannière de la lutte contre le communisme. Présentes là où l'Etat américain ne l'est pas encore, ne l'est plus ou ne veut pas l'être officiellement, elles occupent une place à part dans la diplomatie américaine, dont elles ne contredisent jamais formellement les orientations, mais par rapport à laquelle elles s'accordent un degré d'indépendance plus ou moins important selon le contexte international. Rassemblant les meilleurs spécialistes, l'ouvrage met en scène la diversité des actions des fondations américaines en Europe tout au long du XXe siècle. Alors que leur fonctionnement et leurs objectifs restent souvent objet de fantasmes, on les verra opérer sur le terrain et constituer des réseaux denses et durables."

    Luc BOLTANSKI & Eve CHIAPELLO, éditions GALLIMARD, FEVRIER 2011, 980 pages, 17,50 €

"Le capitalisme prospère ; la société se dégrade. La croissance du profit s'accompagne de celle de l'exclusion. La véritable crise n'est pas celle du capitalisme, mais celle de la critique du capitalisme. Trop souvent attachée à d'anciens schémas d'analyse, la critique conduit nombre de protestataires à se replier sur des modalités de défense efficaces dans le passé mais désormais largement inadaptées aux nouvelles formes du capitalisme redéployé.Cette crise, Ève Chiapello et Luc Boltanski, sociologues, l'analysent à la racine. Ils tracent les contours du nouvel esprit du capitalisme à partir d'une analyse inédite des textes de management qui ont nourri la pensée du patronat, irrigué les nouveaux modes d'organisation des entreprises : dès le milieu des années 70, le capitalisme renonce au principe fordiste de l'organisation hiérarchique du travail pour développer une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l'initiative des acteurs et l'autonomie relative de leur travail, mais au prix de leur sécurité matérielle et psychologique. Ce nouvel esprit du capitalisme a triomphé grâce à la formidable récupération de la «critique artiste» - celle qui, après Mai 68, n'avait eu de cesse de dénoncer l'aliénation de la vie quotidienne par l'alliance du Capital et de la bureaucratie. Une récupération qui a tué la «critique artiste». Comme, dans le même temps, la «critique sociale» manquait le tournant du néocapitalisme et demeurait rivée aux vieux schémas de la production hiérarchisée, on la trouva fort démunie lorsque l'hiver de la crise fut venu. C'est à une relance conjointe des deux critiques complémentaires du capitalisme qu'invite cet ouvrage sans équivalent."

    Keith DIXON, éditions LIBER, MAI 2008, 117 pages, 6 €

"Sous la férule de Margaret Thatcher, le Royaume-Uni est devenu dans les années 1980 le pays du "libéralisme réel". Cette "révolution" ne doit rien à la fatalité : elle fut largement préparée par un travail intellectuel de subversion de l'ordre keynésien. Durant des années, des institutions privées de recherche se sont employées à vulgariser les idées néo-libérales. Inspirés par leurs équivalents américains, ces think-tanks britanniques ont ainsi contribué à forger un nouveau sens commun économique construit autour de la privatisation, de la déréglementation et de la précarisation du travail. Les gouvernements "travaillistes" de Blair et de Brown en sont restés largement prisonniers."

    Erik REINERT, EDITIONS DU ROCHER, FEVRIER 2012, 540 pages, 30,50 €

"La crise économique actuelle a montré les limites de l'économie dominante : les recettes promus par elle ne faisant qu'enfoncer les pays pauvres dans plus de pauvreté, en attendant d'appauvrir les pays riches. Prix Gunnar Myrdal 2008 de la meilleure monographie en évolution de l'économie politique, ce livre prophétique est paru en 2007, à Londres, quelques mois avant la crise alimentaire en Afrique, deux ans avant la crise économique mondiale. Il donne les clefs d'une nouvelle économie pour conduire des pays en voie de développement à entrer dans le concert des pays industrialisés, au-delà d'un "colonialisme de la charité" infligé par les mêmes pays responsables de la domination de la finance sur l'économie. Une partie basée sur l'analyse historique nous fait voyager aux confins du monde des spéculateurs et des économistes de la Renaissance."

Erik Reinert, norvégien, diplômé de l'université de Harvard, entrepreneur et économiste, est considéré comme un des chefs de file en matière d'économie hétérodoxe dans le monde anglo-saxon.

    Geoffrey GEUENS, éditions EPO, MARS 2003, 470 pages, 70 €

"Bienvenue dans les entrailles du nouvel ordre mondial. Découvrez les membres des plus grands cercles de l'élite et des principaux lobbies agissant en coulisses pour conforter la configuration actuelle de la " mondialisation " : la Commission Trilatérale, le Council on Foreign Relations, le Groupe de Bilderberg, Aspen France... Vous n'y êtes jamais convié ? Evidemment ! Top secret et réservé aux industriels, financiers, ministres, commissaires européens, journalistes célèbres, magistrats et militaires bardés d'étoiles... Quelles sont les 100 plus grandes compagnies dans le monde, les géants sur le plan européen et les plus puissants monopoles financiers de la planète ? En dévoilant les noms et le parcours politique de ceux qui siègent dans leurs conseils d'administration, l'auteur décapite la thèse selon laquelle les gouvernements seraient victimes des multinationales... La presse, les médias, un 4ème pouvoir ? En procédant à une analyse méticuleuse des actionnaires des grands groupes médiatiques, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe, ce livre dévoile à quel point l'information est sous contrôle. En décortiquant l'entrelacement des directoires politiques, économiques et militaires, l'auteur nous présente également le nouveau complexe militaro-industriel ou, comment la crise et la militarisation de l'économie sont à l'origine des nouvelles " croisades guerrières ". Révéler tous ces réseaux croisés d'intérêts et de collusions, c'est dessiner le véritable organigramme de la " mondialisation " des grandes puissances. Indispensable pour entrer consciemment en résistance."

    Edward HERMAN & Noam CHOMSKY, éditions PANTHEON, JANVIER 2002, 480 pages, 13,80 €

"In this pathbreaking work, now with a new introduction, Edward S. Herman and Noam Chomsky show that, contrary to the usual image of the news media as cantankerous, obstinate, and ubiquitous in their search for truth and defense of justice, in their actual practice they defend the economic, social, and political agendas of the privileged groups that dominate domestic society, the state, and the global order.

Based on a series of case studies—including the media’s dichotomous treatment of “worthy” versus “unworthy” victims, “legitimizing” and “meaningless” Third World elections, and devastating critiques of media coverage of the U.S. wars against Indochina—Herman and Chomsky draw on decades of criticism and research to propose a Propaganda Model to explain the media’s behavior and performance. Their new introduction updates the Propaganda Model and the earlier case studies, and it discusses several other applications. These include the manner in which the media covered the passage of the North American Free Trade Agreement and subsequent Mexican financial meltdown of 1994-1995, the media’s handling of the protests against the World Trade Organization, World Bank, and International Monetary Fund in 1999 and 2000, and the media’s treatment of the chemical industry and its regulation. What emerges from this work is a powerful assessment of how propagandistic the U.S. mass media are, how they systematically fail to live up to their self-image as providers of the kind of information that people need to make sense of the world, and how we can understand their function in a radically new way."

    William ENGDAHL, éditions JC GODEFROY, SEPTEMBRE 2007, 330 pages, 24 €

"Cet ouvrage remet radicalement en cause l'idée que l'on se fait communément de la politique internationale et de ses enjeux. Il décrit les moyens extrêmes que les Anglo-Américains sont prêts à mettre en œuvre pour conserver une suprématie née en 1815 et renforcée au prix des deux Guerres mondiales. Nous savons, depuis l'élection de George W. Bush, que la politique américaine et le pétrole entretiennent une relation intime. William Engdahl montre que l'économie des Etats-Unis repose sur un approvisionnement en pétrole bon marché illimité, et sur la suprématie du dollar sur les autres monnaies. Vous découvrirez comment le premier choc pétrolier fut une incroyable et cynique manipulation conçue par Henry Kissinger pour opérer un transfert planétaire de capitaux vers les banques de Londres et de New York, au prix de la ruine des pays du Tiers-monde ; comment ces pays en faillite, contraints de s'endetter auprès du FMI, se virent prêter à grands frais ces mêmes capitaux dont ils avaient été auparavant spoliés. Vous verrez comment la géopolitique du pétrole est à l'origine de l'effondrement de l'Union soviétique, de l'éclatement de la Yougoslavie, et de l'arrivée au pouvoir puis de la chute des Talibans. Vous serez surpris d'apprendre comment, dans les années 1970, les mouvements écologistes anti-nucléaires financés par les grandes compagnies pétrolières, devinrent le cheval de bataille visant à entraver l'indépendance que l'énergie nucléaire aurait pu procurer à nombre d'Etats, afin de les maintenir dans l'orbite des pétroliers. Vous comprendrez enfin que la décision d'envahir l'Irak fut prise pour assurer l'hégémonie de la puissance anglo-américaine et le contrôle de l'économie mondiale pour les 50 ans à venir."

    José BOVE, éditions LA DECOUVERTE, FEVRIER 2014, 256 pages, 17 €

"Député européen, un sport de combat, aurait pu dire Pierre Bourdieu. Dans ce livre, à travers des cas concrets vécus au quotidien, José Bové livre la réalité des couloirs de Bruxelles : défendre les paysans face à la politique agricole commune instrumentalisée par les firmes agroalimentaires et agrochimiques, batailler pour l'indépendance des agences de contrôle infiltrées par les multinationales, révéler un complot de l'industrie du tabac contre la directive sanitaire en préparation, fédérer la lutte contre l'exploitation des gaz de schiste en Europe, dénoncer les accords de libre-échange... Le livre braque aussi le projecteur sur les connivences dont bénéficient, au plus haut niveau de l'organigramme administratif, les lobbyistes de l'industrie : nichés aux postes clefs des directions générales de la Commission, les fonctionnaires européens formés à l'école de pensée des économistes de l'OCDE sont là pour influencer les député(e)s et les convaincre de satisfaire les exigences des multinationales. Sur le ton de la confidence, s'appuyant sur des exemples précis et documentés, José Bové décrypte les mécanismes de prise de décision, les bras de fer avec la Commission européenne, les logiques des États. À dossiers ouverts, il dresse un constat lucide pour changer les règles du jeu, pour édifier une Europe fédérale et plus démocratique capable de résoudre les crises qui ravivent les replis nationalistes et les tentations autoritaires."

    Jérôme PIERRAT, éditions MANUFACTURE DE LIVRES, JANVIER 2014, 288 pages, 18,90 €

"Deux milliards d'euros, c'est le chiffre d'affaires annuel que génère le trafic de stupéfiants en France. On comprend mieux pourquoi les nouveaux caïds issus des quartiers s'entretuent à coups de rafales de kalachnikovs pour son contrôle. S'il est particulièrement sanglant à Marseille, le phénomène est national. De l'Île de France à la Bretagne, en passant par Lyon, Grenoble, Montpellier, Bordeaux, Lille ou Mulhouse, les millions des stups font tourner les têtes et sortir les armes aux parrains qui contrôlent cette économie souterraine. Un vrai business où l'on parle réduction des coûts, augmentation des marges, où la concurrence est rude et les OPA réellement sauvages.


Loin des simples rapports de police et compilations de faits divers, Parrains de cités est un livre évènement. Après des années d'enquête, Jérôme Pierrat nous emmène à la rencontre des parrains des stups, de leurs lieutenants et de leurs soldats. Il s est rendu dans les montagnes du Rif marocain, sur la Costa del Sol où ces Pablo Escobar des HLM roulent en Ferrari sous le soleil espagnol. Il dresse les portraits des plus fameux d'entre eux. Il raconte leurs guerres et nous plonge dans les secrets du trafic. Il raconte comment il a approché ces nouveaux acteurs d'un biz qui fait vivre des familles et des quartiers entiers, comment il a su se faire accepter et partir à la rencontre des producteurs, transporteurs, ou revendeurs. Sans complaisance, il montre comment cette économie prospère structure une partie de notre pays. Un document qui fournit des éléments essentiels au débat sur la sécurité, la légalisation et le devenir de notre société."

    Michel PINCON & Monique PINCON, éditions LA DECOUVERTE, SEPTEMBRE 2013, 256 pages, 17 €

"Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale. Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l'implosion. Loin d'être l'oeuvre d'un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp. À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du bourgeoisisme."

    Association NEGAWATT, éditions ACTES SUD, FEVRIER 2013, 112 pages, 10 €

"Ce livre est destiné à tous ceux qui souhaitent saisir les enjeux de l’énergie et en décrypter la complexité, se défaire des idées reçues et connaître les propositions aussi novatrices que de bon sens portées par l’Association négaWatt. Un mode d’emploi écrit avec pédagogie et clarté pour aider ceux qui, convaincus par la justesse de ces idées, veulent les mettre en pratique et mieux les faire connaître."

    Serge LATOUCHE, éditions FAYARD / MILLE ET UNE NUITE, FEVRIER 2012, 80 pages, 3,60 €

"Tous les discours des personnalités économiques ou politiques qui s’expriment dans les médias ont un point commun : la reprise est en vue, la croissance va revenir, on va s’en tirer. Certes, il y aura des sacrifices à faire, des réformes à effectuer, mais, grosso modo, le cours ordinaire des choses reprendra à terme. C’est là l’illusion qui expose au danger.  Pourtant, nul n’arrive à se projeter dans le grand bouleversement de demain et à anticiper les mutations. Si rien ne change, nous savons – même si beaucoup refoulent cette perspective – que nous allons à la catastrophe. Pour Yves Cochet, il faut se préparer au choc et le penser comme tel. Pour Jean-Pierre Dupuy, on doit changer de mode de pensée (« faire comme si le pire était inévitable ») ; pour Susan George, il est urgent de subordonner tout à fait l’économique au politique, au social et à l’écologique. Quant à Serge Latouche, il nous invite à penser le déclin inéluctable de l’ordre néolibéral occidental et espère qu’il sera remplacé par une société d’abondance frugale."

Professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il est notamment l'auteur de La Déraison de la raison économique (Albin Michel, 2001) et de Justice sans limites (Fayard, 2003).

    Dennis MEADOWS, éditions RUE DE L'ECHIQUIER, 1972 réédité MARS 2012, 408 pages, 25 €

"En 1972, quatre jeunes scientifiques du MIT rédigent à la demande du Club de Rome un rapport qu'ils intitulent The Limits to Growth. Celui-ci va choquer le monde et devenir un best-seller international. Pour la première fois, leur recherche établit les conséquences dramatiques d'une croissance exponentielle dans un monde fini. En 2004, quand les auteurs reprennent leur analyse et l'enrichissent de données accumulées durant trois décennies d'expansion sans limites, l'impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement. En 1972, la problématique centrale de leur livre était : « comment éviter le dépassement » ; désormais, l'enjeu est : « comment procéder pour revenir dans les limites de la planète »."

Décédée en 2001, Donella Meadows était une spécialiste des systèmes, professeur d'études environnementales à l'Université de Darmouth (New Hampshire). Dennis Meadows est professeur émérite de l'Université du New Hampshire en gestion des systèmes. Jorgen Randers est professeur de stratégie climatique à la BI Norwegian Business School à Oslo.

Lien vers le Rapport Meadows : fr.wikipedia.org/wiki/Halte_%C3%A0_la_croissance_%3F

    Marc DUFUMIER, éditions NIL, FEVRIER 2012, 193 pages, 18,50 €

"« En 2050, les neuf milliards d'humains pourront se nourrir grâce à l'agriculture biologique. » Celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur : c'est l'un des spécialistes mondiaux des questions agricoles. Depuis quarante ans, l'agronome Marc Dufumier observe et écoute les paysans du Nord et du Sud, et il est parvenu à cette certitude : ils sont, avec les consommateurs, les premières victimes d'un système devenu fou, notre agriculture exagérément spécialisée, mécanisée et "chimisée". Au Sud, un milliard d'individus meurent encore aujourd'hui de faim et la malnutrition provoque des flux migratoires toujours plus massifs. Au Nord, la pollution des eaux ou l'érosion des sols menacent chaque jour un peu plus nos écosystèmes, et l'on retrouve dans presque tous nos aliments des doses de pesticides ou de résidus médicamenteux. Il est donc temps de changer de cap... à condition de savoir où aller. Pour la première fois, ce livre dresse un panorama complet, c'est-à- dire mondial, des désordres agricoles. Surtout, au-delà du constat, il montre qu'une alternative crédible est à l'oeuvre : l'agroécologie. Qualité des aliments, fixation des populations paysannes, respect de l'environnement et, contrairement aux idées reçues, garantie, voire amélioration, des rendements : le bio n'est pas un caprice de bobo ! C'est plus que jamais la voie de l'avenir."

Marc Dufumier, ingénieur agronome, est l'un des spécialistes mondiaux de l'agriculture. Directeur de la chaire d'agriculture comparée à AgroParistech, il est régulièrement sollicité par les gouvernements étrangers pour les aider à réformer leurs systèmes agricoles.

    Association NEGAWATT, éditions ACTES SUD, JANVIER 2012, 376 pages, 20,30 €

"Se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent : l’énergie est au cœur de nos vies à tel point que nous n’en percevons pas les limites et que nous vivons dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques, les catastrophes écologiques (Amoco Cadiz ou Tchernobyl hier, Deep Water Horizon et Fukushima aujourd’hui) sont autant de signaux d’alerte qui ne laissent plus la place au doute : il est nécessaire et urgent de changer notre manière de consommer et de produire l’énergie."

"Depuis plus de dix ans, vingt-cinq experts et praticiens de l’énergie (architectes, ingénieurs, sociologues, économistes, responsables associatifs, ...) engagés dans la recherche d’un avenir énergétique durable ont mis en commun leurs connaissances pour élaborer et publier tout d’abord en 2003 puis en 2006 le « Scénario négaWatt », l’une des propositions les plus novatrices pour repenser la politique énergétique de la France. Nourri par une longue expérience de terrain, cet exercice prospectif se fonde sur une méthodologie rigoureuse qui s’appuie sur trois piliers fondamentaux : sobriété - efficacité - énergies renouvelables. Ce triptyque fondateur offre une grille de lecture simple et solide pour repenser notre rapport à nos propres besoins énergétiques. Revue en profondeur et complétée, la version 2011-2050 du Scénario négaWatt intègre les liens étroits du modèle énergétique avec l’urbanisme, l’alimentation et la mobilité. Il démontre qu’il est possible en France de diviser par 16 nos émissions de CO2 d’origine énergétique et d’éliminer presque complètement notre dépendance aux énergies fossiles d’ici 2050, tout en se passant totalement du nucléaire en à peine plus de deux décennies. S'adressant à tous ceux que l’avenir interpelle, du simple citoyen aux décideurs politiques et économiques, le Manifeste négaWatt ne se contente pas d'expliquer de manière aussi pédagogique que possible la méthode et les résultats de cette nouvelle version du scénario. Après une description des enjeux et une analyse du contexte énergétique français, il détaille un ensemble cohérent de 10 mesures à prendre rapidement pour engager la France dans la voie de la transition énergétique, et en explicite les immenses bénéfices économiques et sociaux. Boussole pour l’action, guide méthodologique et pratique pour tous ceux qui souhaitent contribuer à l’élaboration d’un nouveau paysage énergétique soutenable et désirable, le Manifeste négaWatt est aussi un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, et une invitation à s’engager, avec volonté et lucidité, dans la construction d’une société réconciliée avec elle-même et avec son environnement. Un engagement doublement souligné par la préface de Stéphane Hessel, qui soutient l’initiative négaWatt depuis ses débuts, et par la postface de l’expert américain Amory Lovins, inventeur du concept de « négawatt ». Cet ouvrage est le fruit du travail de la Compagnie des négaWatts, le cœur battant de notre association."

    Gersende et Francis PERRIN, éditions JEAN CLAUDE LATTES, AVRIL 2012, 230 pages, 18 €

"« Votre fils Louis est pris en charge parce que votre mari est une vedette. Il s’appelle Francis Perrin. Mais nous, on n’est pas connus, tout le monde s’en fout de notre gamin autiste ! »
Nous avons entendu cette phrase trop souvent. Aujourd’hui, par notre engagement, nous voulons porter la voix des parents brisés, comme nous-mêmes l’avons été. En 2004, notre vie bascule au moment où un « grand ponte » spécialisé dans l’autisme prononce cette phrase indélébile : « Faites le deuil de votre enfant ! » S’ensuit une année d’épreuves où des soi-disant professionnels arrivent à cette atterrante conclusion : « Madame, vous êtes une mauvaise mère, Monsieur, vous êtes un père trop vieux! » Ce sont eux qui nous ont fait souffrir, jamais Louis. En 2005, à l’âge de trois ans, Louis est diagnostiqué autiste sévère par des professionnels compétents qui nous font découvrir l’A.B.A. (Applied Behavior Analysis), un traitement de stimulation non médicamenteux pratiqué depuis près de cinquante ans partout dans le monde. Nous passons alors de l’avant à l’après. Louis évolue dès les premiers jours du traitement. Il communique peu à peu avec ses frères, ses sœurs, ses amis, et commence à acquérir une véritable autonomie. Ses progrès sont spectaculaires : il devient pas à pas « un enfant presque comme les autres ».

Avec courage et détermination, Gersende et Francis Perrin redonnent espoir aux parents et montrent que l’autisme n’est pas une fatalité."

Francis Perrin, comédien, réalisateur, directeur de théâtre, est aussi écrivain, auteur notamment de Molière, chef de troupe et de Les Bouffon des rois (Plon).

Gersende Perrin, diplômée du Conservatoire National d’Art dramatique de Paris, a sacrifié sa carrière de comédienne pour devenir maman à plein temps, s’engageant activement pour la cause des enfants autistes.

    Tidiane NDIAYE, éditions GALLIMARD, JANVIER 2008, 272 pages, 21,90 €

"Les Arabes ont razzié l'Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d'hommes qu'ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l'histoire des peuples noirs n'est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l'émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d'esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d'une énorme ponction humaine qui devait s'arrêter officiellement au début du XXe siècle."

L'anthropologue et économiste Tidiane N'Diaye est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.

    Tidiane NDIAYE, éditions GALLIMARD, MAI 2013, 192 pages, 18,50 €

"Les Chinois n'ont pas inventé les échecs. Mais depuis quatre mille ans, ils disposent, avec leur jeu de go, d'un redoutable exercice de stratégie aux règles très subtiles. Les joueurs placent leurs pions noirs et blancs sur un damier de 361 intersections. Le principe consiste à conquérir ou à contrôler le maximum de territoires. C'est à cela que jouent les Chinois en Afrique contre les anciennes tutelles coloniales. Autrement dit, l'empire du Milieu y applique une stratégie précise et calculée au détail près, pour bouter l'adversaire occidental hors de l'espace africain. C'est presque réussi, l'épopée africaine de Pékin ressemble à une conquête triomphale.» La stratégie millénaire et récente de la Chinafrique, sa traite intercontinentale et son racisme olympique, cette Chinafrique à qui le passif colonial occidental sert de cheval de Troie, avec ses gigantesques dévastations aux pillages subtilement organisés : voici l'enquête historique de l'anthropologue franco-sénégalais Tidiane N'Diaye qui fait éclater, preuves en main, un nouveau scandale planétaire, comme à la lecture de ses trois livres précédents publiés dans Continents Noirs."

Traduite et largement débattue dans le monde entier, l'oeuvre de Tidiane N'Diaye n'a de cesse de nous montrer les dessous de l'Histoire. Ici, c'est le néocolonialisme chinois, "deal non regardant" pour la prédation économique et l'implacable domination.

    Tidiane NDIAYE, éditions GALLIMARD, SEPTEMBRE 2010, 176 pages, 18,20 €

"Président Pieter Botha : " Il faudra utiliser la nourriture en tant que support du génocide que nous allons perpétrer à l'encontre des nègres. Nous avons développé d'excellents poisons qui tuent à petit feu (poisons à mettre dans la nourriture) et qui possèdent, en plus, la vertu de rendre stériles les femmes. " En Afrique du Sud, donc, l'action de résistance des Noirs opprimés a fait face à la répression féroce, sournoise, ouverte et bestiale des Blancs. Mais quelles sont les origines véritables de ce drame sanglant où se reflète avec horreur l'humaine engeance ? Au moment où les leçons de l'Histoire invitaient au catastrophisme, le combat d'un homme, Nelson Mandela, a déjoué tous les pronostics. Ce grand humaniste accomplira l'exploit, unique au XXe siècle, de permettre à des millions d'individus depuis toujours tourmentés par une haine blanche et noire de se réconcilier au mieux, en indiquant le chemin vers une nation arc-en-ciel."

C'est en anthropologue, spécialiste des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas, que Tidiane N'Diaye - dont l'oeuvre est traduite et fait débat dans le monde entier - dénoue ici, avec simplicité et brio historique, la complexe épopée sud-africaine, entre migrations croisées, nazisme tropical et rayonnante tolérance d'un homme qui donne à voir l'homme au-delà de sa peau et de ses pouvoirs.

    Pierre André TAGUIEFF, éditions MILLE ET UNE NUITS, AVRIL 2013, 160 pages, 23 €

"Penser d'une façon conspirationniste, c'est non pas croire que les complots existent, car ils n'ont jamais cessé d'exister, mais voir des complots partout et croire qu'ils expliquent tout ou presque dans la marche du monde. Il faut clarifier les termes employés, car l'expression « théorie du complot » (conspiracy theory, Verschwörungstheorie) est trompeuse. L'histoire universelle est remplie de complots réels, qui ont abouti ou échoué. Mais elle est aussi pleine de complots fictifs ou imaginaires attribués à des minorités actives ou aux autorités en place (gouvernements, services secrets, etc.), objets de croyances collectives. Dans l'expression mal formée « théorie du complot », le « complot » est nécessairement un complot. Dans un monde de fortes incertitudes et de peurs, où l'adhésion aux « grands récits » de nature religieuse a faibli, la multiplication des représentations ou des récits conspirationnistes, leur diffusion rapide et leur banalisation, est un phénomène remarquable, mais aisément explicable : ces récits, aussi délirants soient-ils, présentent l'avantage de rendre lisibles les événements. Ils permettent ainsi d'échapper au spectacle terrifiant d'un monde chaotique dans lequel tout semble possible, à commencer par le pire. D'où le succès public de ces récits. Sous le regard conspirationniste, les coïncidences ne sont jamais fortuites, elles révèlent des connexions cachées, et permettent de fabriquer des modèles explicatifs des événements. Les cas fourmillent, de l'« affaire DSK » à la grande crise financière actuelle..."

"Né à Paris en 1946, Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. À partir du milieu des années 1960, il poursuit des études de philosophie et de linguistique à la Faculté de Nanterre (Paris X), et se passionne pour les musiques contemporaines sous l'impulsion du musicologue Daniel Charles, tout en dirigeant une formation de jazz. De tendance libertaire, étudiant enthousiaste du philosophe-sociologue Henri Lefebvre, il fréquente de 1966 à 1968 la mouvance situationniste. À Nanterre, il s'initie à la phénoménologie en suivant les cours de Jean-François Lyotard, Mikel Dufrenne, Emmanuel Levinas et Paul Ricoeur, puis s'intéresse à la pensée de Nietzsche, à laquelle il consacre son mémoire et son DEA de philosophie (1969-1970). Il assiste alors régulièrement aux conférences sur Nietzsche de Gilles Deleuze, de Michel Foucault et d'Henri Birault. Proche du philosophe et sémioticien Louis Marin, il s'engage en 1973 à l'École pratique des hautes études, puis à l'EHESS, sous la direction d'Algirdas Julien Greimas, dans des recherches sur la philosophie du langage et la théorie de l'argumentation. Il participe aussi aux travaux d'analyse du discours politique dans le cadre du laboratoire CNRS de l'ENS de Saint-Cloud, « Lexicologie et Textes politiques », dirigé par Maurice Tournier. Il étudie ensuite la psychologie sociale sous la direction de Gérard Lemaine, à l'EHESS. Il enseigne parallèlement la philosophie en lycée ou en École normale d'instituteurs ainsi que la psychologie à l'université Paris VII, jusqu'à son entrée au CNRS, en 1984."

    Yvan BLOT, éditions ECONOMICA, MAI 2011, 160 pages, 19 €

"Tout le monde en France croit vivre en démocratie. Et pourtant, aucun citoyen ne pense que son bulletin de vote va changer quelque chose. Le pouvoir réel est oligarchique, c'est-à-dire dans les mains d'un petit groupe d'hommes. Le Parlement n 'a plus guère de pouvoir : l'élu de la majorité doit voter pour les projets de lois du Gouvernement. Qui rédige ces projets ? Les hauts-fonctionnaires non élus. De plus, des intérêts organisés font pression : grand patronat, grands syndicats, groupuscules qui se disent autorités morales, médias politiquement corrects. L'oligarchie tient le pays en mains en dépit des tentatives de réformes. Mais il y a de plus en plus de résistance. Elle vient des victimes du système, victimes de l'immigration, de l'insécurité, de la spoliation fiscale, de l'arrogance des dirigeants. Comment réconcilier les Français avec leur régime ? En écoutant le peuple et sa vérité vécue, grâce aux référendums d 'initiative populaire. Cette vérité est différente de celle des "experts", car vécue, "existentielle". Qui suivra cette ligne ? La gauche ? L'UMP ? Le FN ? Si la classe politique s'obstine à ne pas comprendre, seule la démocratie directe pourra délivrer les Français du pouvoir oligarchique en rendant la parole au citoyen."

    Jean Yves LE GALLOU, éditions VIA ROMANA, FEVRIER 2013, 380 pages, 23 €

"Les médias ne sont pas un contre-pouvoir. Ils ne sont pas davantage le quatrième pouvoir. Ils sont progressivement devenus le premier pouvoir : celui qui s'exerce sur les esprits. Plus inquiétant, ils semblent même prendre le contrôle des autres pouvoirs, intellectuels, politiques et judiciaires. Or journaux, radios, télévisions et même certains sites d'information en ligne ne sont ni indépendants, ni libres. Ils subissent la loi d airain publicitaire des banques et des financiers, prisonniers des préjugés de ceux qui les font, la caste journalistique. C est l alliance du grand capital et de la pensée unique de salle de rédaction qui passent tout au crible de l idéologie mondialiste : ouverture des frontières, dérégulation économique et financière, rejet des traditions, « antiracisme » et « mariage gay ». Pour rééduquer, ils conditionnent par la désinformation, la Novlangue, la censure, la diabolisation et le bobard sont leurs instruments, au mépris de l identité, de la souveraineté, de la démocratie française et des libertés. J.-Y. Le Gallou reconstitue l histoire et autopsie cette tyrannie des temps modernes ; il trace aussi les voies de son renversement : par le développement de l esprit critique, la réinformation, l essor des médias alternatifs sur Internet, l abolition des lois liberticides, le développement de la démocratie numérique et de la démocratie directe. Pour redonner vie à une véritable liberté d'expression, il faudra bien chasser les assassins de l information."

    Christophe GUILLUY, éditions François BOURIN, OCTOBRE 2010, 206 pages, 50 €

"Des banlieues aux zones rurales, des métropoles aux petites villes, dans quel état se trouvent les couches populaires, après vingt ans de mondialisation ? Dans Fractures françaises, Christophe Guilluy nous propose une leçon inédite de géographie sociale. S'appuyant sur sa discipline, il révèle une situation des couches populaires très différente des représentations caricaturales habituelles. Leur évolution dessine une France minée par un séparatisme social et culturel. Derrière le trompe-l'oeil d'une société apaisée, s'affirme en fait une crise profonde du " vivre ensemble ". Les solutions politiques et une nouvelle attitude sont possibles, pour peu que les nouveaux antagonismes qui travaillent la société soient reconnus et discutés publiquement. Il y a urgence : si la raison ne l'emportait pas, les pressions de la mondialisation qui élargissent les fractures sociales et culturelles risqueraient de faire exploser le modèle républicain."

    Oskar FREYSINGER, éditions TATAMIS, SEPTEMBRE 2011, 62 pages, 5 €

"L’arme fatale, vous connaissez ? Vous pensez tout de suite à quelque chose de létal, d’ultra violent. Eh bien non, l’arme fatale, ce n’est pas ça du tout. C’est exactement le contraire. L’arme fatale est un conglomérat d’indignation, de bons sentiments et de morale à quatre sous. Avec ça, vous renversez sans coup férir une montagne de sagesse et de bon sens. Il n’y a pas de remède contre l’arme fatale. Son nom est « antifa ». Elle éradique toute résistance, fait taire toute voix critique, neutralise toutes les consciences, décrédibilise toute réflexion. Voilà le nouvel évangile. Plutôt que de subir l’arme fatale sans réagir, l’auteur de ce petit récit tente l’impensable, ose le blasphème suprême qui consiste à rire de ce nouveau dogme qui a remplacé la raison par l’émotion. En déridant les zygomatiques des lecteurs, ce texte contribuera peut-être à décrisper le débat politique. Car si le rire, cet antidote puissant contre la connerie, est bien le dernier acte de résistance avant le désespoir, il est aussi l’attitude la plus libératrice de l’homme. Avec l’amour. Mais l’amour peut être pris en otage. Le rire pas."

    Christian CHAVAGNEUX & Ronen PALAN, éditions LA DECOUVERTE, AVRIL 2012, 128 pages, 10 €

"Le rôle des paradis fiscaux dans la mondialisation est bien plus important que ne le laissent penser les échos d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent. Qui connaît, par exemple, leur rôle dans chaque grand épisode de la crise des subprimes ? Ce livre précise ce que sont les paradis fiscaux et quelle est l'ampleur du phénomène dans la mondialisation contemporaine. Il retrace les étapes politiques qui ont soutenu leur émergence, à la fin du XIXe siècle, jusqu'au boom des années 1990. Il présente les utilisateurs des paradis fiscaux et les instruments qu'ils utilisent. Il analyse les politiques publiques menées depuis les années 1920 pour lutter contre ces États parasites. Il montre en particulier comment le sujet a fini par devenir, depuis 2009, l'une des priorités du G20 et il revient en détail sur les avancées et les insuffisances des décisions prises au niveau mondial et dans plusieurs pays, dont la France. Il décrypte également les stratégies adoptées par les paradis fiscaux pour préserver leur offre d'opacité dans l'économie mondiale."

    Stéphane COURTOIS, éditions POCKET, 1997 réédité en SEPTEMBRE 2009, 1120 pages, 13,90 €

"
Pourquoi les hommes mettent-ils en place des régimes qui les détruisent ? À l'origine de la révolution bolchevique de 1917, il y eut en effet une utopie et un idéal de justice et d'égalité... Alors comment ce rêve de liberté et de fraternité a-t-il pu engendrer l'un des pires systèmes totalitaires et le règne de la terreur ? Comment une idéologie a-t-elle inspiré une machine à briser, à intimider, à asservir, et entraîné des génocides de masse ? Un siècle ou presque aura été nécessaire pour admettre l'étendue des crimes communistes et dresser le bilan de la tyrannie de Lénine et Staline, reproduite ensuite par Mao, Ho Chi Minh ou Castro. Le rejet de ce système par la plupart des peuples concernés, l'ouverture des archives, le témoignage des survivants ont permis à une équipe d'historiens d'établir cet inventaire de la persécution, de la déportation, de la famine organisée et du massacre d'État."

    Gilles PERRAULT, éditions LE TEMPS DES CERISES, 1998 réédité en FEVRIER 2002, 464 pages, 15 €

"Nous n’avons pas eu la prétention de faire un livre exhaustif. Les crimes du capitalisme constituent un sujet malheureusement inépuisable. Du moins pour l’instant... Plutôt que de réaliser un ouvrage collectif, nous avons pris le parti de solliciter des participations individuelles d’historiens, d’économistes, de sociologues, de syndicalistes, d’écrivains, qui s’expriment ici en toute liberté sur le sujet de leur choix."    Origines du capitalisme, libéralisme totalitaire, économie, trahison, répression... Le bilan du capitalisme, de la traite des noirs à la mondialisation financière. Chaque auteur intervient sur un sujet qui lui est familier.

    Jean ROBIN, éditions TATAMIS, 2012, 340 pages, 18 €

"Il existe de nombreux “livres noirs” : de la psychanalyse, du communisme, de l’agriculture, de la droite, de la CIA, de la condition des femmes, de la Révolution française, etc. Mais point encore de livre noir de la gauche… Maintenant que la gauche est revenue au pouvoir, après 10 ans de vache maigre, il était temps qu’un tel livre voit le jour. Depuis le temps que la gauche admoneste, sur un ton outré et comminatoire, tous ses adversaires politiques, il est temps de lui rendre un peu la monnaie de sa pièce. Le dernier redresseur de torts en date est un certain Stéphane Hessel, qui a ajouté la pierre de l’indignation à l’édifice socialiste, forteresse morale si imprenable que même la droite s’y est ralliée depuis longtemps. Après avoir lu sérieusement ce livre noir de la gauche, on ne peut plus continuer à croire que la gauche est le camp du Bien, de la vérité ou de la tolérance, ce livre prouve que depuis 200 ans c’est quasiment le contraire. Mon travail de journaliste a surtout consisté à chercher et à sélectionner les faits les plus accablants pour la gauche française, en les commentant le moins possible. J’ai récolté plus de 400 sources pour ce faire. Ma propre vision n’a que très peu interféré je pense dans ce travail quasi encyclopédique, ce sera à chacun d’en juger. Pour me situer politiquement je ne suis ni de gauche, ni de droite, mais de France, comme De Gaulle."

    Jean ROBIN, éditions TATAMIS, 2013, 232 pages, 18 €

"L’islam est une religion nouvelle en Europe, et en moins de trente ans des termes comme ayatollah, minaret, hallal, mosquée ou encore coran se sont imposés dans l’espace public alors qu’ils étaient totalement inconnus. Les médias, les politiques, et les intellectuels sont contraints d’évoquer les changements, pour ne pas dire les bouleversements que l’islam entraîne dans nos sociétés occidentales, qui lui sont si différentes. Cette nouveauté ne doit pas cacher que l’islam est une vieille religion, qui a plus de 1400 ans, pendant lesquels il s’est passé beaucoup de choses, bonnes et moins bonnes, sur tous les continents où l’islam s’est installé, de gré ou de force. Le but de ce livre est de faire la lumière sur les zones d’ombre de l’islam, qui est aussi un système politique conquérant, et qui est responsable de très nombreux désastres humains. Comme pour le livre noir de la gauche, l’auteur regroupe des centaines de sources permettant d’être irréprochable dans son approche factuelle, journalistique et historique. Le lecteur sera souvent surpris par des aspects de l’histoire dont il n’a jamais entendu parler, et se verra parfois confirmé dans les informations qu’il avait sur des sujets moins méconnus."

    Joachim VELIOCAS, éditions TATAMIS, 2010, 280 pages, 20 €

"Alain Juppé dit avoir  « d'excellentes relations » avec les « principaux leaders » de la communauté musulmane de Bordeaux. Tareq Oubrou, futur imâm de la Grande Mosquée de Bordeaux est pourtant un laudateur des Frères musulmans, un mouvement qui milite pour la restauration du Califat et la réunion des musulmans d'Istanbul à Bordeaux, la frontière étant "une méprisable hérésie". Jean-Claude Gaudin ménage lui toutes les composantes de l'islamisme marseillais, sa mairie allant jusqu'à réaliser les dossiers de presse du mouvement Tabligh. A Paris, Bertrand Delanoë offre 20 millions d'euros pour un Institut musulman, dont le site officiel Paris.fr nous informe comporter des salles de culte, c’est-à-dire une mosquée. A Strasbourg, la nouvelle mosquée - financée par les collectivités locales - entretient des liens étroits avec l’islam radical. Certains élus UMP demandent une loi punissant l’« injure au fondement d’une religion », soit le délit de blasphème prévu par la charia, suite à l'affaire des caricatures de Mahomet. Etc. etc. etc. Après avoir dressé la longue liste des courtisans de l'islamisme, l'auteur s'interroge sur la capacité de nos démocraties modernes à endiguer les totalitarismes. Auteur de l'étude « L'islamisation de la France » (2006), Joachim Véliocas dirige l'Observatoire de l'islamisation (www.islamisation.fr), devenu une référence sur le sujet."

    Ibn WARRAQ, éditions L'AGE D'HOMME, 1999, 440 pages, 30 €

"Pourquoi je ne suis pas musulman propose un examen raisonné et sans concessions de la religion islamique et du modèle de société qu'elle a instauré. Fort de son expérience intérieure de l'islam, en même temps que d'une vaste culture universelle, Ibn Warraq s'y livre à une étude critique de la vie de Mahomet, des facteurs qui ont influencé la rédaction du Coran, de la montée de l'islam en tant que religion nouvelle, et de son expansion fulgurante par la conquête guerrière. Il s'attache aussi à en éclairer la face cachée, traitant de l'affaire Rushdie, de l'oppression des femmes dans la société musulmane, de la propagation de tabous irrationnels par les fondamentalistes islamiques, de la nature totalitaire de la loi islamique, de l'inexistence des droits de l'homme dans de nombreux pays musulmans ainsi que de nombreux autres thèmes controversés. A la lumière de son étude, il s'avère que la tolérance islamique n'est qu'une stratégie entretenue à des fins tactiques et destinée uniquement au monde extérieur."

    René MARCHAND, éditions L'AGE D'HOMME, 2002, 360 pages, ? €

"René Marchand, ancien élève de l'école des langues orientales, est un bon connaisseur de la civilisation arabo-islamique : parlant l'arabe, ayant travaillé en qualité de journaliste dans des pays musulmans, il a de l'islam une approche déférente : « J'ai le devoir de le combattre s'il m'agresse, je ne l'abaisserai jamais » (p. 22). Son analyse saura éviter deux écueils : le mépris mais aussi le sentiment de supériorité. « L'islam est une personne, la civilisation française en est une autre » (p. 15). Il combat l'ethnocentrisme, cette fâcheuse tendance à regarder les autres cultures avec nos lunettes d'occidentaux. Il invite à prendre l'islam comme un système en soi dans sa cohérence alors qu'habituellement nous lui prêtons nos conceptions, nos aspirations, notre vision de l'Homme et de Dieu. Cette vision ethnocentrique est en partie à l'origine de notre aveuglement. Aux naïfs qui affirment que la menace islamiste est derrière nous, que les islamistes ne mènent que des combats désordonnés et sporadiques, René Marchand répond que « les islamistes nous font la guerre à leur manière et non selon le principe de nos écoles militaires » (p. 31) ! "   Texte complet ici : archives.polemia.com/article.php?id=484

    Jean ROBIN, éditions TATAMIS, 2013, 50 pages, 5 €

"Tout comme la gauche n’a pas le monopole du cœur, elle n’a pas le monopole de l’antiracisme. Au contraire, le but de ce petit essai est de démontrer qu’elle a vidé le concept légitime d’antiracisme de tout contenu, pour mieux lui faire incarner le combat idéologique de la gauche. Plus de 30 ans de lutte antiraciste de gauche, et plus de 30 ans de montée du racisme dans le pays. Cette politique est donc un échec total, et d’autant plus total qu’elle a été menée sur argent public et qu’elle a limité les libertés fondamentales de chacun. Hélas, le vide abyssal d’une droite totalement inexistante dans le pays depuis De Gaulle a laissé un espace gigantesque à l’antiracisme de gauche, qui est aujourd’hui en situation de monopole dans ce domaine. Il lui impose de ce fait ses obsessions égalitaires et staliniennes, de l’exclusion liberticide et violente, alors qu’il conviendrait de défendre à la fois l’antiracisme et la liberté d’expression, à la fois l’humanisme et la pédagogie. L’antiracisme doit être libéré des griffes d’une gauche qui s’en sert pour faire croire que le loup est en fait un agneau."

    Alexander NEILL, éditions LA DECOUVERTE, MARS 2004, 464 pages, 13 €

"Summerhill, c'est l'aventure d'une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytique au service de l'éducation. Il s'est dressé contre l'école traditionnelle soucieuse d'instruire mais non pas d'éduquer. Il s'est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l'argent). Il s'est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus "manipulés" et dociles, nécessaires à l'ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle."    (Préface de Maud MANNONI)

    Hélène ROMANO, éditions DUNOD, AVRIL 2012, 128 pages, 14,50 €

"Dans les cours de récréation comme dans l’espace privé des domiciles, des « jeux » qui n’en sont pas, se pratiquent seuls ou à plusieurs. Certains sont plus médiatisés comme les jeux d'asphyxie, d’autres sont tous aussi importants comme les jeux d’agression ou les jeux de mort. Ces pratiques dangereuses restent peu connues et leur dimension traumatique n’est que rarement prise en compte. Par ailleurs, d’autres « jeux » étranges peuvent être constatés : il s’agit de jeux traumatiques, traces de la blessure psychique subie par des enfants victimes d’événements traumatiques. Face à ces « jeux », les adultes, parents et professionnels sont souvent désemparés pour savoir comment réagir. Cet ouvrage écrit par une professionnelle intervenant régulièrement sur ce sujet, a pour objectif d’informer parents et professionnels, sur la réalité de ces pratiques dangereuses et jeux traumatiques et d’apporter des pistes de réflexions pour une prise en charge adaptée.

Hélène ROMANO est docteur en psychopathologie clinique, psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée dans le psychotraumatisme. Elle coordonne la Cellule d’urgence Médico-psychologique du 94 et la consultation de psycho traumatisme au CHU Henri Mondor à Créteil, dans le service du Pr Marty. Depuis de nombreuses années elle intervient en milieu scolaire suite à des événements traumatiques et plus particulièrement sur des formations sur les pratiques dangereuses. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au trauma chez l’enfant.

  M. F. LE HEUZEY & M. C. MOUREN, éditions Josette LYON, OCTOBRE 2010, 200 pages, 17,24 €

Du petit enfant nostalgique de sa maman à l’adolescent en révolte contre l’école, le concept de phobie scolaire tend à s’élargir, reflétant l’évolution de la société.

Il s’agit d’une crainte viscérale du milieu scolaire que l’enfant peut traverser et qui peut aller en s’amplifiant jusqu’à l’adolescence. Le refus scolaire est un symptôme qui reflète des souffrances très diverses :

• troubles anxieux tels que l’anxiété de séparation, l’anxiété de l’enfant victime de racket et d’agressions, l’anxiété de l’enfant qui panique avant chaque contrôle, etc.
• états dépressifs
• troubles du comportement, etc.

Ce livre présente, à travers les portraits de ces enfants malades de l’école, les différentes situations qui sous-tendent le refus scolaire. Il attire l’attention des parents et des enseignants sur les signes à repérer, la conduite à tenir et les erreurs à éviter.

Thèmes abordés


Des solutions et les ressources thérapeutiques sont également présentées.
• Historique de la notion de phobie scolaire
• Symptomatologie chez l’enfant à l’école élémentaire (cas concrets)
• Différents développements selon l’âge : maternelle, collège, lycée
• Psychopathologie, troubles et addictions
• Traitements et solutions thérapeutiques
• Existe-t-il une prévention ?

    Pierre LUNEL, éditions Anne CARRIERE, JANVIER 2007, 336 pages, 18 €

"Interrogez un étudiant lambda sur l’université française, et vous obtiendrez bien souvent la même réponse : il y a quelque chose de pourri au royaume de la fac ! C’est également le constat fait par Pierre Lunel, ancien président de l’université Paris 8 à Saint-Denis, dans ce livre au titre provocateur. Le tableau initial de l’université qu’il présente n’est pas réjouissant : le niveau des étudiants laisse à désirer, le système administratif est parfois impénétrable, et l’université manque d’argent nécessaire pour résoudre certains de ses problèmes. Cependant, M. Lunel reste optimiste : selon lui, il ne suffirait que de quelques ajustements et surtout d’une approche plus pragmatique (et donc moins dogmatique, moins “française” en somme !) pour faire bouger les choses. Il n’évacue pas la question, au centre de tous les débats actuellement, du rapport entre l’université et l’entreprise, en prenant soin de constater que les attentes mêmes des étudiants vis-à-vis de leur cursus ont changé, et aborde également les enjeux de la “réforme LMD”. Ses conclusions exhortent les politiciens et les universitaires à former un “pacte avec la jeunesse”, idée décidément à la mode. Le livre est plaisant, écrit avec beaucoup d’humour dans un style très accessible, mais il se base presque entièrement sur l’expérience de son auteur à Paris 8. Or, il y a beaucoup de différences – en terme de taille, de nombre d’étudiants, de choix de filières et d’ambiance – entre une université parisienne et les nombreuses universités de province. Il est dommage que le livre ne parle pas de ces universités : il apparaît dès lors plus comme une biographie de son auteur que comme un véritable essai sur la situation de l’université française. Autrement dit, si vous cherchez un tableau complet de ce qu’est la fac, passez votre chemin ; mais si vous cherchez des propositions pour faire évoluer nos universités, vous pourrez trouver ici des pistes de réflexion plutôt intéressantes."    Emilie Deschamps in evene.fr

    Jean Paul DEMOULE, éditions Robert LAFFONT, MARS 2012, 333 pages, 20,30 €

"Quand l'archéologie décape toutes les idées reçues et nous raconte la vraie histoire de France.

C'est fou le nombre de clichés que nous continuons de véhiculer à propos de l'histoire de France. Ainsi : nos ancêtres sont les Gaulois, d'ailleurs de pittoresques barbares – heureusement que les Romains sont passés par là... Le Moyen Âge n'est qu'une sorte de longue nuit ou il ne se serait pas passé grand-chose... Clovis fut un acteur majeur de l'identité de la France... Les Barbares nous ont envahis... Et tout à l'avenant.
Or, comme le dévoile ce livre avec maestria, les fouilles menées surtout depuis vingt ans nous prouvent à quel point le passé sur le territoire que nous appelons France n'a rien à voir avec ce que continuent de raconter les leçons encore préconisées par l'Éducation nationale. Des leçons dépassées qui traduisent chez nombre de responsables (de programmes, voire politiques) « au mieux une inculture, au pire des a priori idéologiques accablants ». Regrettable : la richesse de ces fouilles qui apparaissent ici dans toute leur multiplicité n'est montrée que ponctuellement à la télévision, à destination du grand public, et leur sens profond n'est pas toujours explicité.
C'est donc à un décapage vigoureux que se livre – non sans humour – Jean-Paul Demoule, qui fut pendant plus de dix ans à la tête de l'institut majeur de fouilles en activité sur notre territoire, l'Inrap, invitant son lecteur à reprendre le fil de l'histoire réelle, tout en en dénonçant les manipulations. Audacieux, il évoque d'emblée la préhistoire quand les premiers immigrants semblent déjà arrivés d'Afrique sur notre territoire actuel (vers Béziers). Ensuite, nous allons rencontrer les Homo sapiens, créateurs d'art dans les grottes ornées il y a 35 000 ans, les « colons du Moyen-Orient » apportant l'agriculture et l'élevage il y a environ 7 800 ans, les Gaulois experts dans la métallurgie du fer, les Romains et... des Barbares moins barbares que leur nom ne continue de le suggérer ! Sans oublier de revisiter les modes de vie plus proches de nous, au Moyen Âge, à la Renaissance et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, selon les couches de la société et ses membres très divers.

L'archéologie nous raconte une nouvelle histoire de France – concrète et argumentée – et non sa reconstruction idéologique poussiéreuse, voire dangereuse, remontant au XIXe siècle et à la IIIe République."

    L'Atlas Un monde à l'envers, hors série Monde Diplomatique, 2009, 195 pages, 14 €

    Thomas PORCHER, éditions MAX MILO, MAI 2013, 64 pages, 4,90 €

"Que se passerait-il si la France décidait d’exploiter son gaz de schiste ? Y aurait-il des créations d’emplois, une baisse du prix de l’énergie ou un retour de la compétitivité ? Accéderions-nous au Graal de l’indépendance énergétique ?
 
Thomas Porcher propose une étude inédite sur les conséquences d’une ouverture législative à une telle exploitation. En s’appuyant sur l’expérience américaine et en prenant en compte les spécificités juridiques et économiques de la France, il vient contrebalancer point par point une information largement dominée par les lobbies et apporte des réponses cruciales en plein débat sur le gaz de schiste en France.
 
Thomas Porcher est docteur en économie, professeur en marché des matières premières à l’ESG-MS et chargé de cours en économie internationale à l’université Paris-Descartes. Ces analyses sur l’énergie ont été reprises dans plusieurs rapports du gouvernement et de l’Assemblée nationale."

    Patrice LASTERE, éditions JEAN CLAUDE LATTES, FEVRIER 2013, 284 pages, 18 €

"Ce que vous allez lire ici, aucun policier n’a encore osé l’écrire. Parce que c’est secret, honteux, choquant, tout simplement parce que c’est la vérité. Inspecteur au 36, puis en grande banlieue parisienne, Patrice Lastère confie la réalité de sa vie de flic. Les voitures de fonction qui prennent l’eau, les balles inadaptées qu’il faut « améliorer » le soir dans sa cuisine, les cadeaux en échange d’indulgences sur certains délits routiers, les fouilles à corps en pleine rue, allant parfois jusqu’aux sous-vêtements féminins, les prostituées qui montent à l’étage pour les fins de banquet, les collègues qui avalent des tranquillisants avec une rasade d’alcool, ceux qui se servent dans les scellés, et les chefs qui pétochent ou s’écrasent face aux politiques. Ce livre est le témoignage d’un flic ordinaire contre le misérabilisme, le manque de moyens, l’absurdité du fonctionnement de la hiérarchie policière, les suicides, l’alcoolisme, les guerres intestines. C’est aussi celui d’un homme lucide, mais toujours amoureux fou de son métier."

L'auteur :

"Patrice Lastère est entré dans la police en 1973. Rapidement promu inspecteur principal puis commandant, il a travaillé plus de dix ans dans les locaux mythiques du 36 quai des Orfèvres. Il a participé, entre autres, à l’affaire Mesrine, à celle de l’enlèvement du baron Empain, et plus récemment à l’arrestation du gang des Postiches."

    Laurent OBERTONE, éditions RING, JANVIER 2013, 360 pages, 18 €

Enquête sur un sujet tabou : l'ensauvagement d'une nation.

Toutes les 24 heures : 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols. Dans cette enquête exclusive, des témoignages accablants de victimes, policiers et magistrats, déchirent enfin la loi du silence.

« Ces derniers jours, un charmant individu, que nous nommerons Vladimir, a ramassé 30 ans pour le meurtre de sa compagne, dont 22 ans de sureté, soit un an le coup de marteau. Ledit Vladimir, quelques semaines plus tôt, était jugé dans le cadre de la désormais célèbre « affaire des tournantes », où la justice a expliqué aux françaises, sans trembler, qu'on pouvait être un violeur en réunion et s'en tirer avec du sursis. Sur 14 prévenus, Vladimir était l'heureux élu, le seul à prendre de la prison ferme. Un an. Pendant ce temps-là, un clandestin était interpellé, pour la 97ème fois, au volant d'une voiture volée, après avoir mordu et fracturé le bras d'un policier d'un coup de tête.

Pendant que Christiane Taubira veut « rompre avec le tout-carcéral », une centenaire a été poussée au sol et gravement blessée par « plusieurs personnes », pour une montre. Pendant ce temps-là, dans notre société de confiance et de civisme, on apprend que les barquettes de viande vendues dans un supermarché de Lille sont protégées par des antivols. Pendant ce temps-là, un policier de la BAC a été lynché dans une « cité sensible » de Montpellier. Pendant ce temps-là, un Toulousain a eu l'idée pas très vivre-ensemble de klaxonner derrière un véhicule qui bloquait la chaussée d'un « quartier populaire ». Vigilants, vingt riverains lui ont administré une correction citoyenne, à coups de chaises et de tessons de bouteilles. Alors, pourquoi ce livre ? Parce qu'aujourd'hui, un simple regard peut tuer. »

    Christophe NAUDIN, éditions LA TABLE RONDE, FEVRIER 2005, 224 pages, 18,30 €

Selon une source de la Banque De France, en 2013, 400000 Français ont été victimes d'usurpation d'identité.

"En 2002, le préjudice planétaire des crimes d'identité s'est élevé à 73,8 milliards de dollars... En 2006, en France, la fraude documentaire a coûté 1,4 milliard d'euros à la Sécurité sociale... Chaque mois, 30 000 faux permis de conduire sont mis en circulation dans l'Hexagone... À ce jour, on ne sait toujours pas qui étaient 17 des 19 terroristes du 11 Septembre... Tels sont, entre autres, les chiffres cachés de l'explosion, aux quatre coins de la planète et à tous les niveaux de la société, de la criminalité liée à l'identité. Car, des Twin Towers aux réseaux d'émigration clandestine, des mafias internationales aux escroqueries ordinaires, ce sont les États, les entreprises, les individus que menace la prolifération, opaque et multiforme, des alias. Et c'est cette face noire de la mondialisation dont Christophe Naudin révèle ici la réalité, l'étendue, la gravité. Alternant révélations, statistiques, récits, faits divers, mêlant l'enquête policière, la recherche historique, l'investigation anthropologique, le questionnement philosophique, cet essai passionnant nous met face aux échecs de notre représentation identitaire. Et à la nécessité et l'urgence de réagir afin que la sécurité puisse garantir, demain, la première des libertés : celle d'être soi."

Chercheur ou DRMCC (Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines, Institut de criminologie, Université Paris-II, Panthéon-Assas), Christophe Noudin est aussi consultant international. spécialiste de la sûreté et de la protection du transport aérien ainsi que du contrôle documentaire, et a en charge la formation de divers corps publics ou privés en France comme à l'étranger.

    Frédéric PAJAK & Léa LUND, éditions GALLIMARD, FEVRIER 2007, 126 pages, 14,50 €

"Bateleurs, séducteurs, cocus, mielleux, imposteurs, alarmistes, félons, parvenus, misérabilistes, psychorigides, opportunistes : tous les candidats à l'élection présidentielle promettent de sauver la France et les Français. Qu'ils soient d'hier ou d'aujourd'hui, leaders ou subalternes, le plus affligeant n'est pas leur vanité, mais la crédulité des électeurs qui croient à l'être providentiel qui pourrait soulager leurs malheurs et leur morosité, tout en les confortant dans l'état fœtal qu'on nomme pompeusement «citoyenneté». L'élection présidentielle, comme la Finale de la Coupe du monde, est une catharsis nationale, tragique et bouffonne. Il est néanmoins permis de ne trouver aucun sauveur à son goût. Il est recommandé d'en rire."

"Le Suffrage Universel, c'est l'élection du père de famille par les enfants."         Léon BLOY

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, OCTOBRE 2014, 260 pages, 18 €

"En 1983, Pierre Péan publie Affaires africaines sur le rôle de ce qu’on appelle la Françafrique dans l’« émirat noir » regorgeant de pétrole, dominé par le groupe Elf. Le scandale créé par le livre vaut à son auteur menaces de mort, attentat à son domicile, et la rancœur d’Omar Bongo, « papa » indéboulonnable de son pays pendant quarante ans, témoin des relations incestueuses entre l’ex-colonie et Paris, notamment des subsides versés par le potentat de Libreville aux partis et au personnel politique de la métropole. Vers la fin de son règne, Bongo fait savoir à Péan que, le temps ayant fait son œuvre, il aimerait lui laisser son témoignage. Ce livre-là ne se fera pas, Bongo mourant en 2009. Mais Péan avait déjà pu glaner assez de confidences pour amorcer le présent ouvrage, entre autres sur les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo. Accusations de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de « biens mal acquis » en France et ailleurs, de folie des grandeurs : tel est le bilan catastrophique du pouvoir gabonais."

Né en 1938, Pierre Péan est journaliste et écrivain. Il a publié une vingtaine d'ouvrages depuis 1975. Outre Affaires africaines, Pierre Péan a consacré à cette région plusieurs ouvrages, dont Bokassa Ier, L’Argent noir, Noires fureurs, blancs menteurs et Carnages.

Pierre Péan est notamment l'auteur de Les Émirs de la République, avec Jean-Pierre Séréni (Le Seuil, 1982), Affaires africaines (Fayard, 1983), Secret d'État. La France du secret : Les secrets de la France, (Fayard, 1986), Le Mystérieux Docteur Martin (Fayard, 1993), Une Jeunesse française : François Mitterrand, 1934-1947 (Fayard, 1994), TF1, un pouvoir (Fayard, 1997), Bethléem en Palestine, avec de Richard Labévière (Fayard, 1999), La Face cachée du Monde: Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, avec Philippe Cohen (Mille et une nuits, 2003), Main basse sur Alger. Enquête sur un pillage (juillet 1830) (Plon, 2004), Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 (Mille et une nuits, 2005), L'Accordéon de mon père (Fayard, 2006) et Chirac, l'Inconnu de l'Élysée (Fayard, 2007).

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, MAI 2013, 506 pages, 24 €

"La première guerre de l’OTAN a été menée au nom des droits de l’homme : frapper fort pour « prévenir un génocide » et stopper les troupes serbes menaçant des populations civiles. Elle était pourtant illégale. Pendant 78 jours, au printemps 1999, l’Alliance emmenée par les États-Unis a bombardé la Serbie, y compris le Kosovo, alors sa province, avec le soutien enthousiaste de la plupart des intellectuels et médias français. La même Alliance, soutenue par l’Europe, a détaché de la Serbie le Kosovo pour en faire, en 2008, un nouvel État qu’elle a adoubé. Au centre des trafics dans les Balkans, le nouvel Etat est dirigé par les leaders issus des rangs de l’UÇK, l’ancien mouvement indépendantiste armé, hier encore présentés comme les « combattants de la liberté », et aujourd’hui connus pour leurs liens avec le crime organisé. Pierre Péan démontre la terrible duplicité de la communauté internationale, États-Unis en tête. Depuis, ni Washington ni Paris n’ont jamais voulu désavouer leurs anciens protégés. Voilà comment un effrayant trafic d’organes, mis au jour dès 2003 par des membres de la Mission d’administration du Kosovo de l’ONU, a été étouffé pendant sept ans…"

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, SEPTEMBRE 2011, 484 pages, 23,40 €

"L’actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s’il devait même y en avoir une. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu : constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante. À chaque fois, il s’agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires. Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d’un monstre : désormais, la pratique des rétrocommissions est devenue la règle d’un certain commerce international d’État. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l’État démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l’intérêt national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d’une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » : à la tête des grandes entreprises à capital public, à l’Élysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l’argent est devenu roi."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, NOVEMBRE 2010, 572 pages, 24,90 €

"Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle ? Qui s’intéresse à ces « carnages incompréhensibles » ? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour… Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d’interprétation ; et l’on ne peut pas se contenter de regarder l’Afrique sous le seul angle des Droits de l’homme ou de la Françafrique.
Étonnamment, ces conflits majeurs n’ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres ? Quels intérêts ont-elles servis ? À contre-courant de tout ce qui s’écrit sur l’Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l’Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d’une ampleur inédite et tragique."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, FEVRIER 2009, 336 pages, 19,30 €

"Du French doctor bravache et bénévole courant soigner les victimes de la guerre de sécession au Biafra, à l’icône médiatique propulsée au top des sondages de popularité; du militant gauchiste, devenu l’un des ministres préférés du président Mitterrand, à l’éphémère soutien de Ségolène Royal passé dans le camp de Nicolas Sarkozy et nommé par lui au Quai d’Orsay; de l’inventeur autoproclamé du devoir d’ingérence à sa récente répudiation du «droit-de-l’hommisme»; de ses généreux engagements d’antan à ses flirts éhontés avec le «bushisme», les «néocons» américains ou l’actuel dictateur rwandais – quelle meilleure illustration de la dérive opportuniste d’une fraction de la génération soixante-huitarde et de ses reniements successifs que la carrière de Bernard Kouchner ?"

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, NOVEMBRE 2005, 550 pages, 22,30 €

"Au printemps 1994, le monde est stupéfié par les images du déchaînement de fureur et de violence qui s'est emparé d'un petit pays africain, au coeur de la région des Grands Lacs, le Rwanda : les corps d'hommes, de femmes et d'enfants tués à la machette, les charniers dans des villages vidés de leurs habitants, les figures des rescapés horriblement mutilés et traumatisés, les populations fuyant vers l'ouest... Jamais le continent noir n'avait connu des massacres d'une telle ampleur. Très vite, les médias opposent victimes, les Tutsis, et bourreaux, les Hutus; et ils désignent les coupables de cette folie meurtrière sans précédent, qualifiée de génocide : la communauté internationale, qui n'a rien fait. Cependant, cette thèse présente une faille : le déclenchement des massacres, au lendemain de l'attentat du 6 avril 1994, au cours duquel l'avion du président rwandais fut abattu. Qui a tué Juvénal Habyarimana, président du Rwanda ? La question resurgit aujourd'hui, plus de dix ans après les faits, mais cette fois-ci elle trouve une réponse : des mercenaires à la solde du FPR de Kagame, selon le juge Bruguière, qui s'apprête à clore son instruction. Ce ne sont donc pas les extrémistes hutus du régime Habyarimana qui ont prémédité ce coup d'État et ses monstrueuses conséquences. Ainsi toute l'histoire du génocide serait-elle à reconsidérer, et Paul Kagame, aujourd'hui président du Rwanda, apparaîtrait-il comme le plus grand criminel de guerre en vie. Pierre Péan démontre que le génocide de 1994 ne fut qu'un épisode dans une guerre civile et régionale ignorée, plus meurtrière encore, voulue depuis octobre 1990. Le FPR était prêt à tout pour conquérir le pouvoir à Kigali, y compris à sacrifier Hutus et Tutsis."

    Pierre PEAN & Philippe COHEN, éditions FAYARD, FEVRIER 2003, 640 pages, 24,30 €

"Le monde change ; Le Monde aussi, mais pas forcément dans le bon sens. Le quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry a été la victime d'un détournement. Après avoir conquis la direction du Monde en 1994 et s'être affranchi de tout contrôle réel sur la gestion de l'entreprise, Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont installé le nouveau Monde au coeur des réseaux de pouvoir français. Du soutien à Balladur lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 1995 à la « chasse au Messier », en passant par un appui aux nationalistes corses dans le cadre du Processus de Matignon et par les campagnes contre les « nouveaux réactionnaires », la direction peut à loisir honorer ou discréditer hommes politiques, patrons et intellectuels, selon leurs intérêts propres et leurs choix partisans. Usant de son pouvoir d'intimidation, Le Monde a insidieusement glissé de son rôle de contrepouvoir vers l'abus de pouvoir permanent... C'est l'histoire de cette dérive que racontent les deux auteurs après deux années d'enquête."

    Pierre PEAN & Christophe NICK, éditions FAYARD, MAI 1997, 696 pages, 24,90 €

"Au terme de trois ans d'enquête, Pierre Péan et Christophe Nick racontent les dessous de la privatisation de la chaîne; comment Jacques Chirac torpilla la candidature Hachette; comment Francis Bouygues rêva, après 1988, de fabriquer le prochain Président de la République; comment et pourquoi il misa d'abord sur Michel Noir; quel rôle joua " PPDA " dans cette histoire; comment le choix se porta ensuite sur Charles Pasqua, puis sur Edouard Balladur; quels rôles furent ceux de Nicolas Sarkozy, Etienne Mougeotte, Claire Chazal, Martin Bouygues et vingt autres acteurs moins connus de cette histoire; puis la bataille frontale, pouvoir contre pouvoir, entre Bouygues-TF1 et l'Elysée, Poivre d'Arvor et François Mitterrand; les grandes maneuvres d'André Rousselet, patron de Canal +, et le comportement ambigu de Pierre Bérégovoy, qui, chacun à sa manière, oeuvrèrent au succès du groupe Bouygues; mais aussi comment François Mitterrand ne parvint pas à écarter le roi du BTP du marché de sa Très Grande Bibliothèque..."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, SEPTEMBRE 1994, 624 pages, 26,40 €

"Peu d'hommes d'Etat ont fait l'objet au fil de leur carrière d'autant d'attaques, ont suscité autant de haines et de rumeurs. L'itinéraire de François Mitterrand, il est vrai, n'a rien de banal : débutant très loin à droite de l'éventail politique pour incarner, sur son second versant, l'espoir du " peuple de gauche ". Il a pris part aux violents affrontement idéologiques d'avant 1939, a fait la guerre comme sergent, a vécu le drame des prisonniers, puis s'est retrouvé à Vichy. Il a été pétainiste, giraudiste, résistant. A vingt-sept ans, il avait déjà rencontré le Maréchal, de Gaulle et Giraud. Pierre Péan a longuement enquêté pour démêler le vrai du faux sur cette genèse d'un chef d'Etat, période peu explorée par ses biographes et qui va de la fin de ses humanités à Angoulême à sa nomination comme ministre dans le premier gouvernement de la IVe République. Se dégage de ce récit un personnage souvent inédit, riche de contradictions et de fidélités, éminemment romanesque, qui en a finalement fait plus que ce qu'on en a dit, mais différemment : la rumeur, tantôt fantasque, tantôt fondée, n'est jamais parvenue à le cerner, encore moins à l'enfermer..."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, MARS 1991, 200 pages, 13,80 €

"Il est devenu évident aux yeux de tous que les buts de la guerre du Golfe ne sont pas seulement ceux qu'ils paraissaient être lors du déclenchement du conflit: contraindre Saddam Hussein à se retirer du Koweït, restaurer par la force, sur mandat des Nations Unies, la primauté du droit international sur l'expansionnisme irakien. Il était clair depuis le début que l'Occident ne pouvait tolérer que les énormes réserves mondiales de pétrole que contient la région tombent sous la dépendance plus ou moins directe de Bagdad. Mais, par-dessus tout, la transformation de l'Irak en superpuissance militaire au cours des quinze dernières années -la quatrième armée du monde, reconnaît-on aujourd'hui- menaçait d'embraser à brève échéance l'ensemble du Proche et du Moyen-Orient. A fortiori si, comme il était prévisible, Bagdad finissait à très brève échéance par se doter de l'armement nucléaire, face à un ennemi de toujours, Israël, qui en était déjà doté. C'est de cet aspect capital des origines de la guerre du Golfe que traite ce livre de référence de Pierre Péan en évoquant la manière dont la France, entre 1956 et 1975, a successivement donné à l'Etat hébreu, puis à l'Irak, les moyens d'exercer l'un sur l'autre, à court ou moyen terme, le chantage à l'arme atomique. A l'heure où chacun se repent un peu tard d'avoir contribué à surarmer Bagdad et à transformer la région en poudrière, il n'est pas inutile de lire ou relire cette longue et ténébreuse histoire."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, NOVEMBRE 1990, 594 pages, 23,40 €

"" M. Jacques Foccart a été et reste sans nul doute un des personnages les plus mystérieux de la Ve République. Le pouvoir occulte qu'on lui a prêté en a même fait un mythe. Le nom de Foccart a toujours été lié aux activités non officielles du pouvoir gaulliste, qu'il s'agisse de la lutte contre l'OAS, du SAC ou des services spéciaux. Rien ne paraissait pourtant prédisposer cet homme à devenir un collaborateur si proche du général de Gaulle qu'il en est devenu, aux yeux de ses fidèles, mais aussi de ses opposants, comme l'ombre même... " Ainsi s'exprime en 1982 le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur le SAC. Personnage énigmatique, ultra-protégé, on a dit à son propos qu'il était l'éminence grise et le collaborateur le plus proche de De Gaulle. Comme tel, certains membres de la CIA ont vu en lui un espion à la solde de Moscou, l'OAS, un traître pro-FLN, et il n'est pas une grande affaire -affaire Ben Barka, affaire Markovic, affaire Boulin, etc.- à propos de laquelle son nom, à un titre ou à un autre, n'ait pas été prononcé."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, SEPTEMBRE 1988, 288 pages, 18,90 €

"Est-ce pudeur, honte ou hypocrisie ? Nul ne se hasarde vraiment à parler de corruption. De temps à autre, un scandale éclate, dont le bruit s'éteint vite, et les pots-de-vin, commissions et autres bakchich continuent leurs parcours discrets, comme devant. Or la corruption n'est pas uniquement une pratique répandue que seule la morale privée réprouverait. Pour de nombreux pays, parmi les plus démunis, la corruption est un véritable drame : elle ronge les cadres dirigeants, elle ruine les ressorts du peuple, elle détourne vers divers paradis fiscaux des ressources indispensables. Bref, elle appauvrit encore les plus pauvres. Depuis le début des années 70, le quadruplement des prix du pétrole, le gonflement de la dette du Tiers monde, elle est devenue l'une des causes majeures du sous-développement. Il n'existe pas de corrompus sans corrupteurs. Certaines élites tropicales ou équatoriales portent une lourde part de responsabilité dans la misère de leur pays. Mais que dire de nos industriels, soutenus fidèlement par nos gouvernements, qui vendent au Tiers monde ces " éléphants blancs ", usines inutiles, cathédrales de béton, routes qui ne mènent nulle part, projets sans autre objet que de fabriquer du chiffre d'affaires au Nord et des pots-de-vin au Sud ? L'affairisme du Nord, la corruption du Sud sont les facettes d'une même attitude : un mépris aveugle ou cynique de l'intérêt général. A sa manière habituelle, sans circonlocutions ni complaisances, citant des noms, des faits, des chiffres, Pierre Péan nous ouvre cette fois les portes de l' " argent noir ". Nul doute qu'après Affaires africaines ou le dossier des " avions renifleurs ", cette nouvelle enquête fera grincer des dents : au Sud comme au Nord, le silence en ce domaine arrange bien des gens."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, NOVEMBRE 1987, 308 pages, 20 €

"Chaque soir, à vingt heures, les téléspectateurs du journal d'Antenne 2 se voient rappeler que les otages français détenus au Liban n'ont toujours pas été libérés. On sait aujourd'hui que la clé de leur libération ne se trouve pas ailleurs qu'à Téhéran. On sait que l'aide privilégiée fournie par la France à l'Irak, avant et depuis le déclenchement des hostilités entre ce pays et l'Iran, a pesé lourd dans cette nouvelle sorte de guerre opposant le régime de l'ayatollah Khomeyni aux " satans " occidentaux que sont, avec les Américains, les Français. Une guerre jalonnée d'attentats terroristes, de prises d'otages, de chantages, de subversion. Une guerre où l'affairisme de certains milieux, notamment dans le domaine des exportations d'armements, et les aléas de la diplomatie secrète risquent à tout moment de faire éclater, en France même, des scandales comparables à celui de l'" Irangate " qui, à Washington, a " déstabilisé " le Président Reagan. Une guerre qui n'obéit à aucune des règles de conduite des démocraties et où celles-ci risquent à bien des égards de perdre leur âme."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, SEPTEMBRE 1986, 356 pages, 14,70 €

"Le secret justifié par la raison d'Etat -qui, par définition, n'a pas elle-même à être argumentée- permet toutes les illégalités : cambriolages, écoutes téléphoniques, interconnexions d'ordinateurs, décisions arbitraires de toute nature. Le système de protection du secret est une organisation fermée de la communication à l'intérieur de l'appareil d'Etat avec de nombreux réseaux protégés : téléphones, télex, valises, radios, etc. A l'intérieur de ces réseaux ne circulent pas seulement des secrets nécessaires à la défense du pays contre les menaces externes ou intérieures, mais bien d'autres secrets moins avouables... C'est sur les rouages de cette machinerie du secret d'Etat, sur ses règles, ses hommes, ses objectifs, ses méthodes, que porte la nouvelle enquête de Pierre Péan."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, JUIN 1984, 266 pages, 11,50 €

"Enquête sur l'affaire des avions renifleurs et ses ramifications proches ou lointaines."

    Pierre PEAN, éditions FAYARD, OCTOBRE 1983, 350 pages, 22,30 €

"Depuis les débuts de la Ve République, l'Afrique noire a été l'objet d'une attention très particulière des hauts dirigeants français qui l'ont incluse dans leur " domaine réservé ", sous le contrôle tutélaire et direct de l'Elysée : du Secrétariat aux Affaires africaines et malgaches de Jacques Foccart, sous de Gaulle, jusqu'à ses équivalents actuels. Nombre d'" affaires " ont révélé, au fil des ans, le caractère trouble, aventureux et parfois compromettant des relations entre Paris et certains gouvernants de ses anciennes colonies. " Diamants ", barbouzes, mercenaires, putsches, safaris, sacres impériaux, votes des " Français de l'étranger ", affaires du S.A.C., financement des partis politiques, trafics d'influences, pots de vin et prébendes : l'accent fut alors souvent mis sur des cas de corruption, des excès de potentats locaux, plus rarement sur les véritables intérêts en cause, les réseaux et groupes de pression, les jeux d'influences réciproques, l'intrication croissante de la politique franco-africaine des gouvernements successifs et de leurs préoccupations de politique intérieure... Un cas résume à lui seul toute l'ampleur et l'ambiguïté de ces relations d'" interdépendance " : le Gabon, petit émirat équatorial gorgé de pétrole et d'autres ressources stratégiques. La minutieuse enquête menée par Pierre Péan à partir de cette plaque-tournante des enjeux franco-africains révèle que certain néocolonialisme risque de n'être plus aujourd'hui à sens unique, et que la politique de Paris n'est pas à l'abri des pressions de lobbies ou de chantages aux renversements d'alliances... Chronique d'un quart de siècle de relations franco-africaines, ce livre ne constitue pas un mince chapitre de l'histoire secrète de la Ve République."

    Daniel GUERIN, éditions SYLLEPSE, DECEMBRE 1936 réédité en MAI 1999, 286 pages, 22 €

"Dans Fascisme et grand capital, Daniel Guérin essaye de définir la nature du fascisme en étudiant les cas de l’Allemagne et de l’Italie. C’est en dernier recours que les magnats de l’industrie lourde et les grands propriétaires fonciers encouragent financièrement et politiquement le développement du fascisme. Ils le font parce que leurs intérêts financiers et économiques sont menacés et que les démocraties libérales ne sont pas en mesure de les défendre. En dépit de son titre, il s’agit d’une étude portant tout autant sur le socialisme que sur le fascisme, puisque Guérin explique en quoi le fascisme résulte de la défaite du mouvement ouvrier incapable d’incarner une alternative révolutionnaire politique et sociale. Quant à l’antifascisme, Guérin estime qu’il "ne triomphera que s’il cesse de traîner à la remorque de la démocratie bourgeoise". "Le fascisme pourrait être demain notre châtiment si nous laissons passer l’heure du socialisme." "Ils (les possédants) recourent à la solution fasciste moins pour se protéger contre les troubles de la rue que contre les troubles de leur propre système économique. " "Tout l’art du fascisme consiste à se dire anticapitaliste sans s’attaquer sérieusement au capitalisme." Trois raisons plaident aujourd’hui en faveur de la réédition de Fascisme et grand capital. D’abord la montée de l’extrême droite en Europe. Ensuite, l’importance des mouvements antifascistes capables de mobiliser des foules aussi importantes que les partis d’extrême droite mais incapables d’en saper les bases politiques et sociales. Enfin la faiblesse des courants révolutionnaires se posant en alternative au capitalisme mais incapables d’incarner un projet de transformation radicale de la société crédible. Fascisme et grand capital est publié pour la première fois en décembre 1936. Une deuxième édition revue, corrigée et réactualisée paraît en mars 1945. Daniel Guérin est avec Trotsky une des rares figures du mouvement ouvrier à attacher une importance à l’étude du fascisme et du nazisme, à un moment où ces deux phénomènes politiques font l’objet d’une grande méconnaissance."

Préface de Alain Bihr

"Œuvre pionnière, cet ouvrage a été incontestablement méconnu lors de sa publication en 1936. Daniel Guérin est alors avec Léon Trotski une des rares figures du mouvement ouvrier à attacher de l’importance à l’étude du fascisme et du nazisme. Comment juger l’œuvre aujourd’hui? Pour l’essentiel, les conclusions de l’auteur ont été confirmées, c’est pourquoi son livre reste d’une brûlante actualité."

    François CHESNAIS, éditions L'ESPRIT FRAPPEUR, NOVEMBRE 2000, 113 pages, 10 FRANCS

"Dans les années 70, l'économiste américain James Tobin, Prix Nobel d'économie, a proposé d'établir une taxe sur les transactions sur les marchés des changes afin d'en réduire la volatilité et de pénaliser les opérations spéculatives. Une taxe sur les transactions est-elle réalisable ? Suffirait-elle pour endiguer la spéculation et remettre la finance au pas ?"

    J. K. GALBRAITH, éditions Le Monde Diplomatique, SEPTEMBRE 2011, 70 pages, 6 €

"Je voudrais livrer ici quelques réflexions sur l'un des plus anciens exercices humains : le processus par lequel, au fil des années, et même au cours des siècles, nous avons entrepris de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet des pauvres. Pauvres et riches ont toujours vécu côte à côte, toujours inconfortablement, parfois de manière périlleuse... Les problèmes résultant de cette coexistence, et particulièrement celui de la justification de la bonne fortune de quelques-uns face à la mauvaise fortune des autres, sont une préoccupation intellectuelle de tous les temps. Ils continuent de l'être aujourd'hui."    (John Kenneth GALBRAITH)

Et puis souvenons-nous aussi que EXACTEMENT 200 ANS avant "la crise" [encore "la crise", toujours "la crise"] de 1929, en 1729 donc, l'écrivain Irlandais Jonathan SWIFT (connu au moins pour "Les voyages de Gulliver") écrivait un pamphlet intitulé "Du bon usage du cannibalisme" et dont vous trouverez de délectables morceaux choisis dans "L'Art d'ignorer les pauvres".

    Kiem PHAM-VAN, éditions Les Dossiers d'Aquitaine, DECEMBRE 2004, 192 pages, 10,40 €

"L'histoire de Kiem, ancien prisonnier de guerre du camp des Annexes à Dole, est un véritable roman d'Aventures passant de l'Indochine à la bataille de Normandie, de la Résistance à l'armée du général Leclerc, de la libération du sol de France à la victoire sur le nazisme. Orphelin dès l'âge de cinq ans, il subit sa première mise à l'écart (mise aux annexes) dans une famille d'accueil. Il est alors affecté aux tâches domestiques et accessoirement à la fonction de garçon de fouet. Tout au long de son parcours, le destin s'acharne à le reléguer aux annexes de la vie. Pourtant, semblable à l'étrave du navire remontant du tréfonds des abysses, il se redresse chaque fois et vainc les éléments rebelles. Denise, sa marraine de guerre, son rayon de soleil, son grand amour, l'aide à s'évader du camp de prisonniers, sévèrement gardé par les Allemands. Ensemble, ils affrontent tous les tourments de l'existence et transmettront, forts et fiers, leur soif de bonheur et d'espérance en l'avenir. De cette épopée ponctuée de courage et d'action, retenons le message de Kiem : "tous les hommes sont les jardiniers de la Création, il leur appartient de relever le gant tombé dans leur jardin"."

    LE HUU THO, éditions L'HARMATTAN, AVRIL 1997, 190 pages, 17,10 €

"Itinéraire d'un petit mandarinest le récit autobiographique de Tho, jeune indochinois cultivé qui, à 19 ans, décide de quitter son Viet Nam natal pour la France. Mais dès son arrivée, l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale va bouleverser sa destinée. Cet événement va le contraindre à se retrouver avec 20 000 de ses compatriotes, essentiellement d'origine paysanne, et à leur servir d'interprète. Ce récit constitue un témoignage inédit du sort que ces paysans vietnamiens, déracinés, ont connu dans une France occupée et humiliée. C'est également un chant d'espoir à travers la farouche volonté de vaincre de Tho mais aussi de son amour pour la France symbolisé par la jeune Madeleine : énergie et amour qui lui permettent de s'intégrer dans la société française."

LIEN : www.rue89.com/2009/12/07/20-000-travailleurs-forces-dindochine-oublies-par-la-france-129019

    Pierre DAUM, éditions SOLIN, MAI 2009, 288 pages, 23,40 €

"Après soixante-dix années de silence, voici enfin mise en lumière une page enfouie de l’histoire coloniale française : le recours, pour travailler dans l’Hexagone, à une main-d’oeuvre immigrée de force. Déjà, en 2006, le film Indigènes, de Rachid Bouchareb, avait révélé un aspect peu connu de l’utilisation des peuples colonisés lors de la Seconde Guerre mondiale. Or, à cette époque, la France n’avait pas seulement besoin de soldats, mais aussi d’ouvriers, afin de remplacer les Français mobilisés.
Pour les travaux les plus pénibles, comme ceux du maniement des poudres dans les usines d’armement, la France fit venir en 1939 vingt mille Indochinois de sa lointaine colonie d’Extrême-Orient. Recrutés pour la plupart de force, débarqués à la prison des Baumettes à Marseille, ces hommes furent répartis à travers la France dans les entreprises relevant de la Défense nationale. Bloqués en Métropole pendant toute la durée de l’occupation allemande, logés dans des camps à la discipline très sévère, ils furent loués, pendant plusieurs années, par l’Etat français à des sociétés publiques ou privées – on leur doit le riz de Camargue –, sans qu’aucun réel salaire ne leur soit versé.
Ce scandale se prolongea bien après la Libération. Renvoyés vers le Viêtnam au compte-gouttes à partir de 1946, ce n’est qu’en 1952 que les derniers de ces hommes purent enfin revoir leur patrie. Un millier fit le choix de rester en France.
Après trois ans de recherches en archives et d’enquête, menée dans les banlieues de Paris et de Marseille, et jusqu’à Hanoi et aux villages les plus reculés du Viêtnam, Pierre Daum a réussi à retrouver vingt-cinq des derniers acteurs encore vivants de cet épisode si peu “positif” de l’histoire coloniale française. C’est leurs récits qu’il nous restitue dans ce livre.
Journaliste au Monde puis à Libération, dont il a été le correspondant pour le Languedoc-Roussillon, Pierre Daum collabore actuellement comme grand reporter au Monde diplomatique et à quelques autres journaux."

    René DOSIERE, éditions SEUIL, FEVRIER 2012, 300 pages, 19,50 €

"Après L'Argent caché de l'Élysée, René Dosière, explore le train de vie de l'État : un dossier complet ? et édifiant ? sur les dérives des dépenses publiques. Dix années d’investigations parlementaires lui ont permis de briser le tabou des comptes de la présidence de la République. Le député-enquêteur met en évidence la croissance des dépenses élyséennes, conséquence de l'activité intense du Président Sarkozy mais aussi de comportements dispendieux dans et hors du palais. Élargissant ses investigations au gouvernement, René Dosière établit, pour la première fois, le coût réel d’un ministre. Les têtes de l’exécutif échappent à la rigueur qu’elles imposent aux Français. Dans les cabinets ministériels, effectifs et rémunérations augmentent à vive allure ! Dans un style, dont le sérieux n’exclut pas la vivacité, L’Argent de l’État lève le voile avec précision et clarté sur le budget de l’État, l’un des trop nombreux angles morts de notre démocratie."    "René Dosière, député de l’Aisne, lutte depuis des années en faveur de la transparence de la gestion publique. Son travail rigoureux et tenace sur le budget de l’Élysée et le train de vie des responsables politiques fait désormais référence."

    Paul JORION, éditions FAYARD, MARS 2011, 360 pages, 20,30 €

"À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait. Vingt ans plus tard, il est à l’agonie. Qu’a-t-il bien pu se passer entre-temps ?
Une explication possible est que le capitalisme a été atteint du même mal qui venait de terrasser son rival, et la complexité devrait alors être incriminée : l’organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil de complexité au-delà duquel l’instabilité prendrait le dessus et où, sa fragilité étant devenue excessive, le système courrait à sa perte. Une autre explication serait que le capitalisme avait besoin de l’existence d’un ennemi pour se soutenir. En l’absence de cette alternative, ses bénéficiaires n’auraient pas hésité à pousser leur avantage, déséquilibrant le système entier. Autre explication possible encore : du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés d’emprunter, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper un jour ou l’autre. Entre ces hypothèses, il n’est pas nécessaire de choisir : les trois sont vraies et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du 21° siècle. Cette rencontre de facteurs mortifères explique pourquoi nous ne traversons pas l’une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute."

Anthropologue, sociologue et spécialiste de la formation des prix, Paul JORION jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie ; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des subprimes. Il est également l’auteur, chez Fayard, de L’Implosion, La Crise et L’Argent.

    Christian JACQUIAU, éditions ALBIN MICHEL, MARS 2000, 368 pages, 20 €

"La France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre d'hyper et de supermarchés par habitant. Les richissimes groupes qui contrôlent la grande distribution ont prospéré dans un cadre législatif bâti sur mesure, qui les a protégés de la concurrence internationale et qu'ils se sont néanmoins permis de violer lorsque leurs intérêts se trouvaient menacés, avec la complicité d'élus trop souvent corrompus. Au nom du mythe des "prix bas ", les pousseurs de chariots à roulettes ont laissé se mettre en place une machine infernale, largement responsable du règne de la "mal bouffe", de la standardisation de la consommation et de l'appauvrissement économique. Or, voici que la grande distribution s'attaque à présent à de nouveaux secteurs comme le voyage, l'informatique, la téléphonie et automobile, mais surtout la banque et les assurances, menaçant de détruire à nouveau des milliers d'emplois. Expert comptable et délégué consulaire à la Chambre de commerce de Paris, Christian Jacquiau raconte par le menu les pratiques, légales et illégales, de ces nouveaux commerçants et énonce les méfaits d'un capitalisme purement financier qui menace les industries européennes."

    Gérard DALONGEVILLE, éditions JACOB-DUVERNET, FEVRIER 2012, 308 pages, 19,95 €

" J'ai toujours cru en mon parti, le PS. J'ai menti pour le protéger. J'ai subi l'enfermement, l'emprisonnement pour sauver un système. J'ai payé pour d'autres. Et un jour, j'ai dit : ça suffit!"             "Ancien maire d’Hénin-Beaumont dans le Nord-Pas-de-Calais, Gérard Dalongeville a été poursuivi en 2009 pour détournement de fonds publics et placé en détention en maison d’arrêt pendant huit mois. Sorti de prison, cet homme meurtri a décidé de parler – pour la première fois ! – et de tout raconter sur les commissions versées au parti par des entreprises du nord de la France pour obtenir des marchés publics, sur des comptes au Luxembourg, sur l’enrichissement personnel de plusieurs responsables politiques, le clientélisme, le népotisme…    Gérard Dalongeville lève le voile sur les moeurs troubles des responsables socialistes dans le Pas-de- Calais, ne laisse rien dans l’ombre, décrit dans les moindres détails les petites combines et les grandes machinations, donne des noms, des dates, des lieux, des sommes. Le résultat est effarant et ne manque pas de soulever des questions sur les pratiques des élus de ce pays ! Rose Mafia raconte une histoire hors du commun. Ce livre va peut-être déplaire, sûrement choquer. Il est la confession d’un homme qui tente aujourd’hui de se reconstruire et qui a placé sa confiance dans le travail de la justice."

    Gérard FILOCHE, éditions J.C. GAWSEVITCH, AVRIL 2010, 256 pages, 18,90 €

"Dynamique, elle travaille beaucoup. Les directeurs l’apprécient. Forcément, elle reste tard le soir et souvent les samedis et dimanches. Mais au bout de huit années, ça devient dur. Les affaires de la boîte vont de mieux en mieux, l’argent rentre pour les boss, mais la paie ne suit pas les bosseurs. Elle demande à ce qu’on lui paie ses heures supplémentaires. On esquive, on refuse. « C’est comme ça chez nous, tu sais, on ne compte pas ses heures… » Elle ose se syndiquer, elle s’isole des autres, elle lutte mais se sent pestiférée. Chaque matin, elle, si souriante et de bonne humeur, a les tripes nouées en allant au travail. Dans la suie et la graisse, entourés de conteneurs d’acide sulfurique et fluorhydrique non étiquetés, ils travaillent sur des machines avec de grosses courroies sans carter. Où est-ce ? En plein cœur de Paris. Il y a quelques mois, nous réentendions parler de la présence d’amiante dégradée au musée Carnavalet, amiante qui continue de tuer chaque année plusieurs milliers de personnes. Quelle est la maladie professionnelle la plus répandue, et la moins déclarée ? Les troubles musculo-squelettiques. Viennent ensuite les risques liés à l’exposition à l’amiante et la surdité. Combien d’infractions au droit du travail constate-t-on chaque année ? Un million. Mais il n’y a que 427 inspecteurs du travail, 813 contrôleurs, pour 15 500 000 salariés et 1,2 million d’entreprises. Depuis près de 30 ans, Gérard Filoche, est inspecteur du travail. Cet ancien dirigeant de la LCR, connu pour ses prises de position médiatiques, nous propose le récit de ses batailles juridiques pendant lesquelles les entreprises toutes puissantes font pression sur le salarié sans défense. Voici le réquisitoire de Gérard Filoche à l’encontre de toutes les entorses faites au Code du travail."

    Gérard FILOCHE, éditions J.C. GAWSEVITCH, AVRIL 2008, 192 pages, 14,90 €

"À quoi servent les 600 millions d’euros des caisses noires du patronat, et où vont les 2 millions d’euros distribués chaque année en liquide par l’UIMM et le Medef ? Gérard Filoche dénonce ce scandale du siècle au cœur du patronat français. Il soulève toutes les questions posées par ce trafic d’argent liquide qui circule depuis si longtemps au Medef et montre comment le patronat se servait de cette caisse antigrève pour briser la fameuse concurrence libre et non faussée. Denis Gautier-Sauvagnac, ayant agi au nom de tous, se voit contraint de « porter le chapeau » que Laurence Parisot, fausse vraie repentie, lui attribue par spectacle médiatique interposé. Pas une feuille de papier à cigarette ne les sépare. Pas une mallette d’argent liquide non plus. Laurence Parisot l’a reconnu : « beaucoup savaient inconsciemment », c’est un « secret de famille honteux ». Elle « se sent salie ». À l’heure où est écrit ce livre, aucun des membres de la bande n’est sous les verrous !"

    Gérard FILOCHE, éditions J.C. GAWSEVITCH, NOVEMBRE 2007, 480 pages, 23 €

"Nicolas Sarkozy accuse mai 68 d’avoir « imposé le relativisme intellectuel et moral », « liquidé l'école de Jules Ferry », « introduit le cynisme dans la société et dans la politique » et « abaissé le niveau moral de la politique ». Il aime à dire que « Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient "CRS = SS" prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police », avant d’ajouter : « Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes ». Selon lui, « Il faut liquider mai 68 ! ». Que de haine contre le plus grand mouvement de grève de l’histoire de France ! Il y eut deux mai 68. L’un : superficiel, mondain, marginal ; l’autre : social, révolutionnaire, solidaire… Sarkozy a fait « l’ouverture » avec le mai 68 mondain (Kouchner) dans son gouvernement de contre-révolution conservatrice. Son but ? Battre les héritiers du vrai mai 68, celui des employés et ouvriers qui continuent à lutter pour une autre répartition des richesses, pour le droit du travail, les salaires et les retraites. Un combat séculaire. De la Commune de Paris à juin 36, la Libération, novembre-décembre 95, aux grands mouvements pour les retraites en 2003, ou encore contre le CPE en 2006, c’est toute l’histoire des grands mouvements sociaux qui est en jeu. Qui va gagner ? L’histoire sans fin des grandes aspirations humaines : la liberté, l’égalité, la fraternité, ou bien la fin de l’histoire avec la toute puissance de la finance, de l’élitisme, des corporatismes ? C’est le récit engagé des quarante dernières années de luttes sociales que nous livre un acteur de mai 68, inlassablement ancré au cœur de la gauche."

    Gérard FILOCHE, éditions J.C. GAWSEVITCH, OCTOBRE 2006, 288 pages, 18,90 €

""La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"* proclame Laurence Parisot, présidente du Medef. Nicolas Sarkozy est ovationné par le Medef lorsqu'il défend une "rupture" avec le "modèle social français". Ensemble ils veulent mettre à bas le droit du travail et généraliser la précarité. Madame Parisot veut même changer l’article 34 de la Constitution française pour enlever aux élus du peuple le pouvoir de légiférer souverainement sur le droit du travail et la protection sociale. Elle défend un système corporatiste où domineraient employeurs et actionnaires, au détriment des salariés. Ce livre analyse la déconstruction de 150 ans d'histoire républicaine et sociale. Avec l'instauration du CNE, qui permet de licencier sans motif, le rétablissement de l'apprentissage pour les jeunes à 14 ans, MM. de Villepin et Larcher avaient mis en chantier la réécriture des 3 851 articles du Code du travail, à droits très allégés. Leurs buts ? Mettre à mal le CDI, le droit du licenciement, la durée légale du travail, le droit de grève, les droits syndicaux, l'inspection du travail... Mais la formidable mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE, appuyée par une écrasante majorité de l'opinion, les a contraints à reporter leur projet après la présidentielle. Si la droite gagnait avec Nicolas Sarkozy en 2007, communautarisme et corporatisme seraient les deux mamelles de "la France d'après". À tous les citoyens de découvrir l'ampleur de cette menace. À la gauche de défendre une véritable alternative.

* Cette déclaration, qui a inspiré le titre de l'ouvrage, est parue dans Le Figaro du 30 août 2005."

    Gérard FILOCHE, éditions J.C. GAWSEVITCH, DECEMBRE 2004, 256 pages, 17,50 €

"Septembre 2004, deux inspecteurs du travail, Daniel Buffière et Sylvie Trémouille, opérant un contrôle de routine dans une exploitation sont froidement assassinés par un exploitant agricole. C'est la première fois qu'un tel crime a lieu contre des agents de contrôle désarmés, dont la mission est de faire respecter le droit du travail et des salariés. Des jours durant, la majorité des médias s'attristent de la « désespérance paysanne », et se refusent à enquêter sur la situation réelle, sur sa froide préméditation : il ne s'agit pas d'un « fait divers », mais d'un « fait de société », auquel ne sera rendue sa véritable portée que plus tard. Pour autant, rien n'est réglé, la puissance publique n'en a pas tiré les conclusions, les droits des salariés sont plus que jamais menacés, l'inspection du travail, service public, ne dispose toujours ni de la reconnaissance, ni des moyens de ses missions d'intérêt général."

    S. COIGNARD & R. GUBERT, éditions Albin MICHEL, JANVIER 2012, 368 pages, 20,30 €

"Ils monopolisent les postes les plus importants, cumulent les privilèges et font de l'argent leur principale passion. Ils se servent de l'Etat pour aider leurs amis, fabriquent des lois sur mesure pour leur bon plaisir et laissent le pays aux mains de bandes rivales. Patrons, hauts fonctionnaires, élus ou experts, ces oligarques nous gouvernent avec un mélange d'incompétence et de lâcheté. Sophie Coignard, co-auteur de L'Omertà française, dont les enquêtes font trembler le monde politique, et Romain Gubert, journaliste au Point, nous révèlent vingt ans de compromissions et d'affaires cachées qui ont permis à une caste de maintenir son règne malgré ses échecs répétés. En toute impunité."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, JANVIER 2011, 288 pages, 19,80 €

"Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d'admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n'arrivent pas à les faire appliquer. Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le CAPES que l'on donne à des candidats qui n'ont pas eu la moyenne et qu'on lâche ensuite dans des classes difficiles. Une pédagogie « nouvelle » où l'orthographe n'est plus « une fatalité » mais « une matière à discussion ». Après la Nomenklatura, l'omerta, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard met à nu l'Education nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats, tous ceux qui depuis 25 ans mènent à la ruine l'école. Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité. À l'origine de cet immense gâchis, un Pacte Immoral entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient par pur cynisme nos enfants. Ceci n'est pas un livre sur l'éducation. En tout cas pas seulement. C'est d'abord un document féroce et un récit effarant sur l'hypocrisie et la lâcheté du pouvoir."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, MARS 2009, 336 pages, 20,30 €

"La franc-maçonnerie ? Un vrai contre-pouvoir, qui apparaît rarement en pleine lumière. Derrière des rituels qui peuvent sembler désuets, les frères du troisième millénaire s'organisent d'une façon très moderne pour s'entraider, défendre leurs bastions, exercer (infiltrer ?) leur influence. Au sein de l'état, bien sûr mais aussi des entreprises publiques et du secteur privé. Très présent, notamment, dans la police, la justice, les finances et les affaires sociales, cet immense réseau, qui compte près de 200 000 personnes, défend jalousement les fiefs où il s'est implanté, comme, parmi bien d'autres, la Poste, Veolia ou le Crédit Agricole. À EDF, c'est une cellule de renseignement digne de la DGSE dont le fonctionnement a reposé pendant des années sur la confiance maçonnique qui effectuait des missions très spéciales. Cet univers méconnu, moins uniforme qu'on ne l'imagine, compte des catholiques fervents et des athées militants, et abrite des loges d'élite inaccessibles au commun des mortels. C'est en leur sein que sont traités les vrais enjeux du pouvoir, provoquant parfois des luttes qui n'ont rien de... fraternel. Mais, face au « monde profane », la solidarité l'emporte sur les rivalités internes. Le ciment de cet état dans l'État, présent dans toutes les sphères de la société ? Le secret d'appartenance, d'autant plus jalousement gardé que les frères occupent un poste élevé dans la hiérarchie sociale."

    J. P. JOUYET & S. COIGNARD, éditions Albin MICHEL, FEVRIER 2009, 240 pages, 16,20 €

"Entre les susceptibilités d'Angela Merkel, la fronde permanente de beaucoup d'anciens pays de l'Est, les réactions souvent imprévisibles du président Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet a du déployer des trésors de diplomatie. Soulignant la complexité des mécanismes européens, le dogmatisme de la Commission à Bruxelles, il dévoile la face cachée de cette Europe qui, en pleine panique boursière, a pourtant su se rassembler et, en sauvant in extremis le système bancaire, éviter un vrai krach suivi d'une interminable crise économique comme en 1929. Sophie Coignard interroge l'ancien ministre avec son style direct, et on comprend enfin ce qui s'est passé pendant cette terrible année 2008 marquée par l'ouverture d'un nouveau conflit international (la guerre en Géorgie), la dislocation d'un certain capitalisme financier et une élection inédite aux États-Unis. Un document passionnant qui explore les coulisses de la présidence française de l'Europe et donne une vision inédite de la politique et des hommes qui la font."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, MARS 2006, 256 pages, 17,75 €

"Depuis cinq ans, Bertrand le vertueux veille sur notre bonheur. Chaque jour, une nouvelle promesse : des milliers de logements pour les plus modestes, des crèches par centaines, de la verdure partout. Les divertissements se multiplient : Fêtes de l'arbre, du pain, de l'eau, des voisins... Mais Paris-Plage ne suffit plus à faire oublier Paris bloqué. Qu'y a-t-il derrière le bilan éblouissant que continue à brandir le maire ?
Après L'Omertà française, Sophie Coignard a enquêté sur l'homme qui a inventé les embouteillages de nuit. Qu'a-t-elle découvert ? Un système de décision digne du père Ubu, des réseaux beaucoup plus influents qu'on ne le croit, un harcèlement quotidien des médias, une organisation pensée pour dissimuler les dérives et les scandales. La vérité est que le maire, isolé dans sa tour d'ivoire, pris en otage par les ayatollahs Verts, s'ennuie depuis la défaite des Jeux olympiques. Il n'a bien sûr pas renoncé à son rêve caché : l'Elysée. Car il compte sur ses talents exceptionnels de manipulateur pour faire oublier ses échecs. On lira, tantôt amusé, tantôt effaré, ce document nourri de révélations drolatiques sur ce qui est à la fois une ambition et une imposture."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, OCTOBRE 2003, 320 pages, 20,30 €

"Un magistrat interdit d'exercer au nom de pseudo-troubles psychiatriques. Des policiers ou des gendarmes dont les carrières sont brutalement interrompues parce qu'ils agacent leur hiérarchie ou des notables locaux. D'indiscrets contrôles fiscaux qui s'abattent soudain sur des rivaux ou des gêneurs. Des dossiers distillés dans la presse. L'État, colonisé par les réseaux, livré aux jeux des intérêts particuliers, voit ses moyens détournés pour mettre au pas les récalcitrants et imposer la loi des clans. Cette vendetta, héritée de la culture corse, est pratiquée sans retenue sur le continent et s'est généralisée de la politique à l'administration, des médias au monde des affaires, des intellectuels aux mandarins de la médecine. Sophie Coignard, auteur de plusieurs best-sellers dont La Nomenklatura française et L'Omertà française, a enquêté durant trois ans sur ces règlements de comptes sans violence apparente mais néanmoins impitoyables.
Un document saisissant sur les moeurs des élites françaises."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, FEVRIER 2003, 318 pages, 20,20 €

"En 2003, la loi du silence continue de régner, en France, sur des pans entiers de l'information. Le Rapport Omertà est là pour s'attaquer aux vérités gênantes et aux zones d'ombre de la société française. Entourée d'une équipe de journalistes et d'experts, Sophie Coignard révèle les vérités cachées, dévoile les faux-semblants et décrypte les opérations d'intoxication qui ont marqué l'année écoulée :

- Les braqueurs de petits porteurs, toujours en liberté.
- Les Renseignements généraux et leurs amis journalistes.
- L'insécurité : sept ans de silence.
- Que vaut la mort d'un magistrat français ?
- Un révolutionnaire en charentaises : Jean-Pierre Raffarin.
- Ces hôpitaux qui vous contaminent en secret.
- Argent des élus : la commission des sourds-muets...

Avec les témoignages exclusifs du procureur Éric de Montgolfier, de Pierre Botton, d'Éric Halphen...

Le Rapport Omertà, ce sont les sujets à ne pas aborder et tout ce que les Français devraient savoir."

    Sophie COIGNARD, éditions Albin MICHEL, FEVRIER 2002, 302 pages, 20,20 €

"Sophie Coignard, journaliste au Point est l'auteur de nombreux ouvrages. Co-auteur de l'Omerta française, elle poursuit, sous la forme d'un rapport annuel son travail d'investigation, d'explication et de mise en lumières de la loi du silence en France. Le rapport annuel de la Cour des comptes nous dit tout. Mais tout sur rien : les sujets vraiment sensibles, donc intéressants, ne sont jamais intégrés au rapport public, ou alors en rendant tous les acteurs anonymes. Le rapport omerta, c'est tout le contraire. Il donne des noms. Il sélectionne puis raconte les histoires les plus sensibles de l'année écoulée. Il donne au lecteur des armes pour décrypter l'actualité et contester l'information officielle que lui servent tous les médias, avec une mention spéciale pour la télévision. Une chronologie "médiatiquement incorrecte " met donc en lumière les dates importantes de l'année écoulée. Elle ne se contente pas de retracer les évènements clés, mais apporte révélations et anecdotes inédites. Plusieurs " récits d'initiés ", réalisés sous la forme d'interviews d'acteurs et de témoins privilégiés décrivent par ailleurs les coulisses de leurs univers. Une façon nouvelle de traiter les sujets de l'actualité."

    Eric DUPIN, éditions SEUIL, MARS 2006, 266 pages, 18 €

"Qui croit encore à ce qu'il fait ? Nous vivons dans une société d'acteurs désabusés. L'effondrement des idéologies et des croyances laisse libre cours au jeu des petits calculs et des grands intérêts. Le cynique moderne se situe en apparence aux antipodes de son ancêtre de l'Antiquité. Mais, se prenant pour un dieu et vivant comme une bête, il partage avec Diogène le mépris du genre humain. Or cette maladie de la morale sociale se révèle contagieuse. Le cynisme des puissants exerce des effets en cascade sur l'ensemble de la société. Instrumentaliser autrui sans scrupule, tout ramener à soi, profiter de la confusion des genres, abuser du pouvoir de l'argent, professer que toutes les vérités se valent : nos cyniques ont plus d'un tour dans leur sac pour se frayer un chemin dans un monde réduit à une jungle."

    Bruno BARRILLOT, éditions COMPLEXE, DECEMBRE 2003, 240 pages, 15,90 €

"Ils étaient 150000, pour la plupart de très jeunes hommes. Ils étaient peu – ou même pas du tout – informés sur les risques de la radioactivité. Désinformés même. Telles ces recommandations remises au personnel des essais par les autorités de la marine : « Une minute et demi après l’explosion, les débris sont tous retombés et il n’y a aucun danger provenant du rayonnement. » Les radiations retardées ? Elles sont « si faibles qu’elles ne constituent pas un danger. Ne vous en occupez pas ». Naïfs ? Respectueux de la parole d’autorité ? Ils étaient fiers de participer à cette grande aventure qui, leur disait-on, allait hisser la France au niveau des plus grands. Et que de souvenirs allaient-ils rapporter de cet immense désert saharien ou des îles paradisiaques du Pacifique. « On a beau savoir que la bombe est un objet de mort, lorsqu’elle explosa, je fus fasciné par ce lever de soleil artificiel. » Et on leur disait alors, comme on le répète encore officiellement aujourd’hui, que ces bombes étaient « propres »… Quel mal pouvait donc les frapper ? Ils ne l’apprendront – pour les plus chanceux – que dix, vingt, trente ans plus tard quand les cancers et autres maladies les atteindront.Enfin, ils parlent, sortant du mutisme qui, sous prétexte de secret militaire, les avait enfermés dans l’oubli. Enfin, ils se battent pour que « vérité et justice » soient rendues aux victimes des essais nucléaires."

L'auteur : "Co-fondateur du Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits (CDRPC), Bruno Barrillot travaille depuis près de vingt ans sur les conséquences des essais nucléaires. Auteur de plusieurs livres sur les expériences françaises au Sahara et en Polynésie, animateur de colloques et conférences destinées à alerter l’opinion, les élus, les pouvoirs publics, proche des victimes, il présente ces témoignages bouleversants – et inédits pour la plupart – en les situant dans un contexte dont il est l’un des grands spécialistes."

    Hervé KEMPF, éditions SEUIL, JANVIER 2009, 168 pages, 14 €

"Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s’est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d'ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. Dans un récit original, l’auteur explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour en sortir, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique. L'oligarchie cherche à détourner l’attention d’un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l’obstacle. Cette illusion ne vise qu’à perpétuer le système de domination en vigueur. Comme l’illustre la démonstration ancrée dans la réalité et animée de nombreux reportages, l’avenir n’est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c’est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l’exigence de la solidarité.

    Hervé KEMPF, éditions SEUIL, OCTOBRE 2011, 160 pages, 6 €

« Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver les moyens d’orienter différemment l’énergie humaine. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Elle prétend que toute alternative est impossible. Cette représentation du monde méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète. »

Hervé Kempf    Il est l’un des journalistes français d’environnement les plus réputés. Comment les riches détruisent la planète rencontre un grand succès en France et dans le monde entier, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec.

    Bernard MARIS, éditions SCIENCES PO, 1999 réédité 2007, 108 pages, 10,50 €

"Jamais sans doute la prégnance de l'économie n’a été aussi forte dans la vie politique et sociale, et jamais la pensée de Keynes n’a autant été d’actualité et aussi mal comprise. Au-delà des trop connues politiques de relance macro-économiques et de lutte contre le chômage, le message de Keynes est une conception totalement originale des rapports de l’économie et de la société. Aux sources de l’analyse keynésienne se trouve une réflexion singulière sur la psychologie des hommes et leurs rapports à l’argent, une théorie particulière de l’avenir et de l’incertitude, et partant de la justification du profit, une conception révolutionnaire du marché. Keynes peut nous enseigner aujourd’hui comment l’économie, qui semble s’être provisoirement émancipée de la société, peut à nouveau redevenir citoyenne et civilisée."

    Bruno PARMENTIER, éditions LA DECOUVERTE, JANVIER 2007, 274 pages, 22,40 €

Nourrir les Français ? La tâche est relativement facile depuis qu'a disparu la malédiction millénaire qui rendait chacun inquiet de sa subsistance quotidienne. Nourrir l'humanité ? Un défi bien plus complexe face au scandale des 850 millions de personnes qui ne peuvent manger à leur faim et aux trois milliards d'humains supplémentaires qu'il faudra nourrir en 2050. Cela frise l'impossible, alors que la planète va manquer d'eau, de terre et d'énergie et que nous devrons affronter les effets de nos inconséquences actuelles : réchauffement de la planète, pollution, érosion, perte de la biodiversité...
Dans ce livre sont présentés tous les aspects de ce gigantesque défi, sans doute le plus important du XXIe siècle et pour lequel l'agriculture sera à nouveau appelée à occuper le devant de la scène. Sont ainsi exposées très pédagogiquement les questions de l'avenir des subventions agricoles au sein d'un commerce « mondialisé », des rapports de l'agriculture avec l'agro-industrie et la grande distribution, du risque de crises sanitaires de grande ampleur, de l'extension de la production OGM, mais aussi de l'émergence de nouveaux pays exportateurs (Chine, Brésil), etc. Un ouvrage aussi complet qu'accessible, qui passionnera agriculteurs et urbains, citoyens et décideurs.

    R. LENGLET + J.L. TOULY + C. MONGERMONT, éditions FAYARD, MAI 2008, 297 pages, 19 € "D'où provient l'argent des syndicats français ? Avec un taux d'adhésion parmi les plus bas du monde occidental (moins de 8%) et une opacité maintes fois dénoncée des comptes des organisations syndicales, la question ne cesse d'être posée depuis des années. Dans "L'Argent noir des syndicats", les auteurs Roger Lenglet, Christophe Mongermont et Jean-Luc Touly (tous d'anciens syndicalistes) apportent une partie de la réponse et dressent un constat édifiant. Les mauvaises pratiques, de la pure corruption aux petits et grands arrangements entre fédérations et patronat, sont légion. Voici quelques exemples, extraits de l'ouvrage paru chez Fayard le 14 mai 2008."

    Michel ONFRAY, éditions GRASSET, AVRIL 2010, 612 pages, 22,40 €

"Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité – qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une."

    Michel ONFRAY, éditions GRASSET, JANVIER 2005, 282 pages, 18,50 €

"Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré..." (Michel ONFRAY)

    Pascal PICQ, éditions Odile JACOB, AVRIL 2007, 293 pages, 22,90 €

"Ce livre est né de ma prise de conscience des grandes interrogations de notre temps quant à notre origine. A partir de quelques exemples vécus et de données frappantes portant sur l'ampleur de la réaction créationniste dans le monde, mais aussi dans notre pays, qui se croit à tort protégé, on saisira mieux à quel point la rationalité et la pensée scientifique s'avèrent de moins en moins bien comprises et, pis encore, de plus en plus menacées."    (Pascal PICQ)

    Asia BIBI & Anne TOLLET, éditions Oh !, MAI 2011, 192 pages, 16,90 €

    Isabelle LEVY, éditions Presses De La Renaissance, FEVRIER 2011, 276 pages, 19 €

"La République française impose l'égalité des citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion, tous les patients se présentant à l'hôpital public doivent donc être traités de la même façon et respecter les mêmes règles. Pourtant, depuis plus d'une décennie, ce principe fondateur est mis à mal par une partie de la population qui, au nom de sa foi religieuse, refuse de se plier à la législation. Ces personnes imposent que l'on s'adapte à leurs propres exigences, faisant table rase de la laïcité, des règles d'hygiène, de l'organisation des soins, des mesures de sécurité ou de l'égalité homme/femme. Ceci est vrai tant du côté des soignés - des musulmanes exigent que les prises de sang soient effectuées à travers leurs vêtements, un juif met le feu à son lit d'hôpital avec le chandelier allumé pour célébrer Hanoukka, des Témoins de Jéhovah abandonnent leur enfant ayant reçu en urgence une transfusion sanguine, des catholiques s'opposent à tout traitement contre la douleur... - que du personnel hospitalier - des soignants quittent leur poste pour prier ou refusent d'exécuter des soins relevant de leur compétence, etc. Fruit d'une longue expérience professionnelle et d'une enquête approfondie, ce témoignage choc révèle des situations aberrantes de plus en plus fréquentes. L'auteur lance un cri d'alarme : l'hôpital public est mis en péril par l'intrusion de pratiques religieuses intransigeantes et inflexibles."

    Richard MILLET, éditions Pierre Guillaume ROUX, AOUT 2012, 96 pages, 14,90 €

De l'antiracisme comme terreur littéraire

Richard Millet

REPONSE DE RICHARD MILLET SUR L'ACCUSATION DE RACISME

Un cocktail de mauvaise conscience occidentale et  de snobisme bien-pensant pousse un nombre croissant de Français à expier un passé colonial coupable en sacralisant, outre-mesure, la figure de l’étranger le plus souvent de culture musulmane.Le phénomène, parti d’un bon sentiment, conduit à une haine de soi tout aussi dangereuse que la haine de l’autre. Richard Millet parle de « contre-colonisation ». Il se caractérise par un rejet des valeurs d’origine, fondatrices, notamment chrétiennes.

Ce nihilisme, né du relativisme culturel omniscient, entraîne une perte d’identité inquiétante particulièrement sensible du point de vue littéraire : il n’est plus de bon ton d’en référer à Montaigne, Bossuet, Voltaire, Chateaubriand, Proust, etc. Richard Millet examine les différentes accusations de racisme  à son encontre : quel sens à prêter à la figure du « réac » ou de « facho » . Il revient également sur celle de « nazi » incriminant son combat aux côtés des chrétiens durant la guerre du Liban et dénonce l’étendue de la calomnie qui le poursuit,

Outre le déni de réalité qui découle de l’antiracisme, avec pour effet d’interdire le travail de l’écrivain qui « nomme » et ose dire la vérité sur les êtres et sur le monde, l’auteur dénonce le terrorisme intellectuel qu’un tel concept véhicule sous le masque des meilleures intentions.

POINTS FORTS

L'AUTEUR

Richard Millet est romancier, essayiste, éditeur et membre du comité de lecture de Gallimard. Il est considéré comme l’un des plus grands auteurs français contemporains. Chez cet éditeur, il est notamment l’auteur de La voix et l’ombre, La Fiancée libanaise, L’Enfer du roman, Tarnac, La Confession négative, Un Balcon à Beyrouth, Le Renard dans le nom ou Ma vie parmi les ombres Chez P.O.L, il a notamment publié Lauve le pur et La gloire des Pythre. Chez Hermann : Arguments d’un désespoir contemporain et chez Pierre-Guillaume de Roux, Fatigue du sens (Prix des Impertinents, 2011.

Ecrivain et éditeur, Richard Millet est notamment l’auteur de L’Enfer du roman, Tarnac, La Confession négative, Ma vie parmi les ombres, Lauve le pur , La Gloire des Pythre ou Le Sentiment de la langue.

Diffusion : CDE/SODIS.

Présentation de l'éditeur

L'antiracisme, qui est devenu la nouvelle idéologie internationale, se signale en France par la dictature de nouveaux dévots dont le zèle inquisitorial, l'hypocrisie, la volonté de culpabilisation sont particulièrement à l'oeuvre dans le milieu prétendu littéraire, où le faux règne en maître. L'écrivain qui s'aventure encore à nommer le réel et en appelle à l'intégrité de son être comme au génie chrétien de la nation, celui-là est non seulement traité de "réac" ou de "facho", suivant la typologie héritée de la Propagande communiste, mais il est surtout accusé de "racisme" : criminalisation de la pensée, pour laquelle il encourt l'ostracisme, la censure, le tribunal. La plupart sont amenés à se taire, ou à bêler avec les brebis pénétrées par le Bien. Quelques-uns parlent, cependant, comme Richard Millet qui, à l'accusation de "racisme" lancée contre lui par le parti dévot, répond que l'antiracisme est une terreur littéraire, c'est-à-dire un des vecteurs du Faux, et une vraie forme de racisme visant à éradiquer cette vérité qu'on appelle littérature, donc la vérité sur le monde.

Biographie de l'auteur

Richard Millet est romancier, essayiste, éditeur et membre du comité de lecture de Gallimard. Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs français contemporains. Chez cet éditeur, il est notamment l'auteur de La voix et l'ombre, La Fiancée libanaise, L'Enfer du roman, Tarnac, La Confession négative, Le Balcon à Beyrouth, Le Renard dans le nom, Ma vie parmi les ombres, Lauve le pur ou La gloire des Pythre. Chez Hermann, il a publié Arguments d'un désespoir contemporain et chez Pierre-Guillaume de Roux, Fatigue du sens (Prix des Impertinents, 2011).

    Denis LABAYLE, éditions STOCK, Février 2009, 216 pages, 12,20 €

"Denis Labayle est un homme en colère. Médecin gastro-entérologue, chef de service, pendant vingt cinq ans, dans un hôpital public de la région parisienne, il a été quotidiennement au contact de patients en fin de vie et, comme une majorité de confrères, les a aidés à mourir, répondant à leur demande et à celle de leurs proches. 
Il n’a pas agi en « militant de l’euthanasie » mais en médecin obéissant au devoir de compassion. Dans ce livre, l’auteur dénonce d’abord une scandaleuse torsion des mots. Euthanasie devient, trop souvent, assassinat ou suicide. Denis Labayle récuse la distinction spécieuse entre euthanasie « passive » ou « active ». Évoquant ses propres gestes et son expérience, il remet les termes sur leurs rails. 
Il dénonce ensuite ce que recouvre le prétendu dogme du « respect de la vie », l’effroyable abandon thérapeutique et social dans lequel sont laissés tant de patients, la schizophrénie des autorités médicales, le décalage vertigineux entre des lois surannées et la pratique quotidienne des services hospitaliers. Sont dénoncés encore les bons apôtres. Ceux qui oublient la médiocre prise en charge de la douleur. Ceux qui récusent l’idée d’un « testament de vie » dans lequel chacun consignerait ses volontés. L’euthanasie bien comprise, explique l’auteur, l’ultime liberté, c’est aussi une manière de re-socialiser la mort."

    Michel DEBOUT, éditions PASCAL, Mai 2012, 192 pages, 14,20 €

"La France est parmi les pays les plus touchés par le phénomène complexe du suicide. Ainsi, chaque année, 11 à 12 000 personnes mettent fin à leurs jours, soit trois fois le nombre de morts sur la route, et 120 000 font une tentative. En dépit de ces chiffres terribles, la recherche dans le domaine reste rare, la prévention quasi absente, alors même que les expériences menées à l’étranger montrent que le suicide peut être évité. Faute d’outils pertinents d’observation, le « meilleur système de santé du monde » se contente de données approximatives, le plus souvent livrées avec retard, et d’une politique de santé aussi myope qu’indigente. Si, désormais, les médias abordent frontalement la question du suicide en prison ou en entreprise, le suicide des vieillards, banalisé, sous-évalué, continue de se produire dans l’indifférence générale et les pouvoirs publics conservent leur attitude de mutisme. Analyse d’un tabou français à la peau dure, cet ouvrage tord le coup aux idées reçues et plaide pour une politique de prévention rénovée.

Le suicide tue en France trois fois plus que les accidents de la route. Plus de 11.000 morts chaque année, c’est le triste record détenu par notre pays, avec le taux de suicide le plus élevé de l’Union Européenne. "Le suicide, un tabou français", qui sort en librairie le 2 juillet, est le nouvel essai coédité par la Mutualité Française et les Editions Pascal dans la collection "Tapage". Cet essai explique pourquoi le suicide est un tabou en France et les conséquences de cette situation sur la prévention dans ce domaine.

Avec la survenue de la crise financière mondiale de 2008 et l’augmentation du chômage, la question du suicide a pris de l’ampleur. Pourtant, la recherche dans le domaine reste rare et les données approximatives. La prévention est également quasi absente alors même que les expériences menées à l’étranger montrent que le suicide peut être évité.

Les auteurs, Michel Debout, professeur de médecine légale et de droit de la santé, et Gérard Clavairoly, journaliste, dressent, en introduction, un état des lieux des politiques de prévention du suicide.

Ils exposent ensuite les caractéristiques des populations à risque, les moyens de prévenir le passage à l’acte, et lorsque le suicide survient, ses répercussions sur les proches et sur les collègues.

Ils appellent enfin à la création d’un observatoire des suicides, qui aurait notamment pour mission de publier des études épidémiologiques et cliniques sur le sujet, outils de connaissance et d’aide à la décision pour les pouvoirs politiques en matière de prévention."

Les auteurs :

"Michel Debout est professeur de médecine légale et de droit de la santé à la faculté de médecine de Saint-Étienne. Il a été président-fondateur de l’Union nationale de prévention du suicide et membre du Conseil économique, social et environnemental. Vice-président de la commission des affaires sociales, il a publié en 1993, le premier rapport officiel de la République sur le suicide. Depuis, il n’a cessé de plaider en faveur de la création d’un Observatoire national du suicide.

Gérard Clavairoly est journaliste spécialisé en santé et en société."

    Irène FRACHON, éditions DIALOGUES, JUIN 2010, 152 pages, 15,90 €

"Le 25 novembre 2009, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - Afssaps - annonce la suspension de l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament. Il s’agit du Mediator, commercialisé depuis plus de trente ans par le laboratoire Servier, alors consommé quotidiennement par près de 300 000 Français. Cette décision fait suite à la révélation d’une toxicité grave directement liée au médicament : une atteinte des valves du coeur, aux conséquences parfois mortelles.
Les premiers éléments laissant suspecter la possibilité d’une telle toxicité remontent à 1997, date à laquelle un médicament proche et commercialisé par le même laboratoire, le coupe-faim Isoméride, est interdit pour les mêmes raisons.
Médecin, j’ai été pendant vingt ans témoin puis acteur de cet épisode dramatique. La transparence est une condition de la qualité de la politique de santé des populations. C’est pourquoi je témoigne dans ce livre de ce que j’ai vécu, de la manière la plus factuelle possible. Mon objectif est de permettre à chacun de comprendre comment sont prises certaines décisions de santé publique en France et de contribuer ainsi au débat public, constitutif de l’exercice de la démocratie."    (Irène FRACHON)

    Philippe EVEN, éditions LE CHERCHE MIDI, MAI 2011, 240 pages, 12,15 €

"Le drame du Mediator et la liste aberrante des 77 médicaments sous « surveillance renforcée » ont révélé la faillite de notre système de contrôle de sécurité des médicaments. Ce n'est pourtant que la partie immergée d'un iceberg : 40 % de médicaments inefficaces, le plus souvent français ; des prix accordés aux firmes françaises 2 à 10 fois plus élevés que ce qu'ils devraient être ; des prescriptions délirantes, source de risques pour les patients et de 3 à 4 milliards de dépenses inutiles ; soutien très insuffisant à la coopération indispensable des recherches publique et privée au service de l'innovation thérapeutique ; mainmise d'une administration bureaucratique sur tout le système de santé ; formation initiale insuffisante des étudiants aux médicaments et formation continue et information des médecins abandonnées à l'industrie ; évaluation des médicaments laissée à des pseudo-experts non experts trop souvent payés par l'industrie.

Tout le système est à reconstruire au service des malades, des finances publiques et du progrès thérapeutique. Ce rapport dessine les profondes réformes à apporter d'urgence à un système qui refuse pourtant de se remettre en cause. Sans elles, de nouveaux drames se multiplieront inéluctablement. L'appui des citoyens sera indispensable pour les faire aboutir."

    Philippe EVEN, éditions LE CHERCHE MIDI, SEPTEMBRE 2012, 912 pages, 23,80 €

"LE SEUL GUIDE QUI REPERTORIE ET CLASSE LES MEDICAMENTS UTILES ET DANGEREUX

50 % de médicaments inutiles ; 20 % mal tolérés ; 5 % potentiellement très dangereux, mais 75 % remboursés. Près de 100 000 accidents nécessitant une hospitalisation et 20 000 morts par an.

Des dépenses de 1,3 à 2 fois supérieures à celles de tous les autres grands pays européens, soit 10 à 15 milliards d'euros jetés par les fenêtres, sans aucun bénéfice pour la santé, plus que le déficit de l'Assurance-maladie, aux dépens des véritables priorités : hôpitaux, maternités, infirmières, handicaps physiques et mentaux, dépendance et vieillesse.

Ce guide s'adresse d'abord aux malades et aux praticiens pour les alerter et les éclairer sur l'efficacité réelle et les risques des médicaments. Ensuite aux politiques et aux agences qui autorisent les médicaments, accordent aux firmes des prix de vente exorbitants et remboursent les médicaments sans discernement. Cette politique n'est pas au service des malades et des citoyens qui paient, mais à celui de l'industrie pharmaceutique qui encaisse, alors que, depuis vingt-cinq ans, elle n'invente plus guère et est devenue la moins éthique et la plus lucrative de toutes les industries, confortée par le silence indifférent ou complice d'une grande part de l'élite médicale universitaire.

La justice, la sécurité et la crise imposent de tailler à coups de serpe dans des dépenses injustifiées et des médicaments trop souvent dangereux."

L'auteur : Philippe Even est professeur émérite et ancien vice-président de l'université de Paris-5, ancien doyen de la faculté de médecine Necker et président de l'institut Necker.

    Guy HUGNET, éditions ARCHIPEL, OCTOBRE 2012, 264 pages, 18,95 €

Psychotropes : l'enquête
La face cachée des antidépresseurs, tranquilisants, somnifères, neuroleptiques

Les Français détiennent le record mondial de leur consommation. Dans certains cas, ces traitements sont utiles et peuvent sauver des vies. Hélas, ces gélules sont prescrites bien souvent en dehors d'une réelle pathologie. Or, ces molécules - comme les drogues - modifient la chimie de nos neurones.
Guy Hugnet a mené l'enquête et exploré le lien entre ces médicaments et les modifications du comportement (confusion mentale, désinhibition...), altérations du cerveau (troubles de mémoire, lésions...), accidents de toutes sortes (chutes des personnes âgées notamment) jusqu'aux actes de violence (homicides, suicides - y compris sur le lieu du travail-, infanticides...) qui font souvent la Une des médias. Un travail minutieux complété et étayé par des interviews d'avocats, médecins, témoins, familles, procureurs, toxicologues...
Au terme de deux années d'enquête, il dresse un panorama des dégâts que peuvent causer les médicaments psychotropes consommés par des millions de Français, des plus jeunes jusqu'aux vieillards. Au-delà, l'auteur passe en revue les méthodes qui marchent - scientifiquement validées - pour s'en passer, proposant ainsi une nouvelle écologie du cerveau.

    Patrick PELLOUX, éditions ENSP, DECEMBRE 1999

    Patrick PELLOUX, éditions FAYARD, AVRIL 2004, 264 pages, 18,30 €

"Voilà un médecin que tous les Français connaissent aujourdhui. Le 10 août, dans la chaleur étouffante des urgences de lhôpital Saint-Antoine, nécoutant que son courage et son c?ur, il sonne lalarme, attire lattention sur les plus faibles, les plus vulnérables dentre nous, les personnes âgées qui mouraient dans lindifférence. Lordinaire a repris le dessus, et daucuns trouvent gênant ce jeune docteur aux airs de Daniel Balavoine qui dit ce quil pense. Pourquoi gêne-t-il ? Parce quil bouleverse lapparent ordonnancement de lhôpital, du sacro-saint CHU, le Centre hospitalo-universitaire, pôle dexcellence du système de soins français, institution prestigieuse où, en principe, tout est prévu : visites à telle heure, interventions programmées à telle autre... Guère de place pour ce trublion qui pense que lhôpital est à tout le monde, que tous, et surtout les plus pauvres, doivent être soignés. Depuis 1998, il se bat à la tête de lAmuph, lAssociation des médecins urgentistes hospitaliers de France. Il a fini par obtenir la reconnaissance des services durgence, une augmentation du nombre de leurs médecins. Mais il craint, lété passé, que lon oublie les désastres de la canicule. Il craint surtout la réforme de la Sécurité sociale. Pas touche à la solidarité ! Docteur Gavroche est capable de monter à nouveau sur la barricade."

    Patrick PELLOUX, éditions J'AI LU, MAI 2007, 336 pages, 6,90 €

"Histoire d'urgences Bête noire du conseil de l'ordre des médecins, Patrick Pelloux dénonce l'incurie de la pratique médicale actuelle qui, emportée par la vague libérale, s'éloigne à grande vitesse de l'idéal proclamé par le serment d'Hippocrate. Illustrées par Charb, ces anecdotes révèlent l'échec des réformes, les lits qui manquent, les exclus sans couverture sociale, l'inertie des pouvoirs publics... Un livre nécessaire, cocasse et humaniste. « Pelloux, en racontant toutes "ses histoires", montre bien que parmi tous les malades c'est peut-être l'hôpital le plus gravement atteint. À lire d'urgence, bien entendu !"    Le canard enchaîné

    Patrick PELLOUX, éditions HOËBEKE, SEPTEMBRE 2008, 60 pages, 11 €

"La retraite. Voilà une étape de la vie qui met tout le monde d’accord et soulève l’enthousiasme ! Les vacances toute l’année, un moment tant attendu et mérité, une sorte d’eldorado que l’on est pressé d’atteindre ! Pas si simple, nous explique Patrick Pelloux, car le travail est aussi une drogue dure. J’aime pas la retraite évoque avec humour cet antagonisme à travers une analyse sociale de Patrick Pelloux et les dessins corrosifs de Charb. Notre organisme est conditionné à un certain rythme dont on ne se défait pas si facilement. À travers des histoires vraies, accompagnées par ses propres observations et d’études précises, l’auteur montre pourquoi il n’est pas évident de se retrouver face à soi-même du jour au lendemain, déshabillé du rôle social pour lequel nous avons été façonné. En effet, la retraite peut être source de pathologies : maladies, dépressions, voire suicides. Patrick Pelloux met ainsi en garde et donne quelques conseils avisés aux lecteurs. Et comme décidemment, rien n’est simple, mieux vaut en rire ; ce à quoi Charb s’emploie à merveille avec ses dessins."

    Patrick PELLOUX, éditions LE CHERCHE MIDI, DECEMBRE 2008,  pages, 14,20 €

"Le débat sur l'hôpital n'est pas réservé aux médecins et aux politiques. L'hôpital appartient à tout le monde. Son avenir est entre vos mains. Ce livre doit vous permettre de participer à la construction d'un système de santé meilleur, plus solidaire, plus fraternel, plus humain. À l'heure où la crise économique fait basculer le monde et ses certitudes, Patrick Pelloux dresse un constat d'échec des précédentes réformes de l'hôpital et propose des pistes de réflexion et de solution. N'attendez pas d'être confronté aux défaillances du système de santé pour réfléchir à l'avenir de l'hôpital !"

    Patrick PELLOUX, éditions J'AI LU, MAI 2010, 288 pages, 6,70 €

"Ces chroniques racontent le quotidien de médecin urgentiste de P. Pelloux au Samu de Paris."

    Patrick PELLOUX, éditions LE CHERCHE MIDI, AVRIL 2012, 335 pages, 17 €

"Patrick Pelloux est le témoin de vies dont il va croiser le destin. Médecin urgentiste, il perçoit la souffrance, la détresse, mais aussi l'espoir et parfois la joie. Son attention et sa sensibilité le portent vers les plus humbles, les plus anonymes. Tous les sacrifiés de la société. D'où cette colère teintée d'humour qui sourd dans ses textes au vitriol.

Patrick Pelloux écrit comme Robert Doisneau photographiait. Une plongée dans les coulisses de l'humanité."

L'auteur    Patrick PELLOUX

"Il est depuis 1998 président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), un syndicat qui regroupe les médecins urgentistes hospitaliers. Il est devenu célèbre pendant la canicule de 2003 lorsqu'il a donné l'alerte sur les médias des conséquences de la canicule dans les services hospitaliers. Il est actuellement adjoint au chef des urgences à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, hôpital qu'il a rejoint en 1995.

Il a suivi ses études à l'école internationale européenne et à la faculté de médecine de Paris et devient docteur en médecine. Il a également une capacité en médecine d'urgence et de catastrophe.

Patrick Pelloux se distingue surtout par son implication dans la défense de l'hôpital public et du service public qui y est rendu. Il plaide de longue date la cause de l'hôpital public auprès des gouvernements successifs. En juin 2005, il a été réélu pour deux ans à la tête de l'Amuf (le nom de l'association a perdu son "H", ne se composant plus uniquement d'hospitaliers), association qui compte pas moins de 2 000 médecins urgentistes. Il est également vice-président de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, principale organisation intersyndicale regroupant les praticiens hospitaliers de toutes les disciplines médicales et pharmaceutiques.

Il intervient régulièrement dans N'ayons pas peur des mots, une émission quotidienne de débat contradictoire présentée par Samuel Etienne diffusée sur la chaîne d'information en continu I>Télé.

Par ailleurs il tient une chronique dans Charlie Hebdo, « Histoire d'urgences », où il conte des anecdotes de son travail. Et a reçu un prix de l'Institut de France pour ses écrits en 2005 (prix Cino del Duca)."

    Theo COLBORN, éditions TERRE VIVANTE, NOVEMBRE 1998, 316 pages, ? €

"Impressionnant de pédagogie pour un ouvrage scientifique remettant autant en cause nos paradigmes. A partir d'observations faites en zoologie, on y apprend que le mode d'action des substances chimiques est loin d'être limité à quelques imprégnations mesurables par des dosages biologiques mais que s'il intervient pour modifier les "réseaux de communication" entre les divers appareils, les conséquences font frémir, et pourtant tel est le cas de tous les imposteurs hormonaux, qui ont pour petits noms: DDT, dioxines, PCB, furanes, dieldrine,etc..largement présents dans notre environnement. De nombreux exemples, tirés d'études très documentées, font le passage de l'animal à l'homme et tous les problèmes soulevés sont complètement d'actualité. Que de temps perdu !   -   L'homme en voie de disparition est le titre d'un livre publié en 1998 par Théo Colborn. La conclusion en était : " De nombreux composés libérés dans l'environnement par les activités humaines sont capables de dérégler le système endocrinien des animaux, y compris l'homme." La notion de perturbation endocrinienne était née. Moins de deux décennies plus tard, le constat est plus que confirmé : baisse de la qualité du sperme de moitié en cinquante ans, doublement des malformations génitales chez l'homme en vingt ans, hausse de l'endométriose et du syndrome des ovaires polykystiques chez la femme… Aujourd'hui, 15 % des couples français sont confrontés à l'infertilité."

    Pierre MENETON, éditions FAVRE, JANVIER 2009, 176 pages, 16,20 €

"Riche en magnésium et en oligo-élement, le sel, minéral essentiel, possède mille et une vertus. Pourtant, consommé en excès, l’ingrédient magique tue. Et justement, nous en consommons trop. En effet, alors que les étiquettes restent muettes, l’industrie agro-alimentaire rajoute du chlorure de sodium dans la fabrication de ses produits, un trop plein, cause de nombreuses maladies cardiovasculaires et rénales. Selon Pierre Méneton, Physiologiste rénal de formation et chercheur à l’INSERM, cette surconsommation de sel provoquerait plus de 30 000 morts chaque année…"

    Sauveur BOUKRIS, éditions LE CHERCHE MIDI, JUIN 2009, 288 pages, 18,25 €

"Un médicament peut être un remède ou un poison. Prendre un médicament n'est pas un geste anodin. Les effets secondaires et indésirables des médicaments constituent un réel problème de santé. En France, on estime que le nombre de décès dus aux médicaments se situe entre 8 000 et 13 000 par an, soit deux à trois fois plus que les accidents de la route ! On compte plus de 130 000 hospitalisations chaque année imputables aux médicaments. La durée d'hospitalisation est d'environ 9 jours, ce qui signifie que les effets secondaires sont graves. Les médicaments constituent un immense marché mondial qui aiguise l'appétit des grandes multinationales. Les Français sont les plus grands consommateurs de médicaments en Europe. Plus la consommation est élevée et plus les risques d'accidents ou de décès augmentent. Depuis les affaires des statines, du Viox, de l'Acomplia et du Zyprexa, qui ont occasionné le retrait de plusieurs médicaments, on se pose des questions sur les objectifs des firmes pharmaceutiques, sur les moyens de contrôle et de régulation de cette puissante industrie, sur l'indépendance et la rigueur des « experts », sur l'information et la formation des médecins prescripteurs. Le médicament n'est pas une marchandise comme une autre, il touche à un besoin essentiel : la santé. Et la santé est notre préoccupation à tous."

L'auteur : Sauveur Boukris est médecin généraliste, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière et collabore à plusieurs revues médicales. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Mieux vivre après 60 ans, L’Adolescence, l’âge des tempêtes (Hachette), Souffrances d’adolescents et L’Adolescence de A à Z (J. Grancher).

    Sauveur BOUKRIS, éditions LE CHERCHE MIDI, MARS 2011, 312 pages, 18,25 €

"Notre système de santé connaît, depuis plusieurs années, un grand bouleversement : déremboursements de médicaments, dépassements d'honoraires, forfait hospitalier, franchises médicales, percée des génériques, automédication, fermeture d'hôpitaux et réduction du nombre de lits, pénurie de médecins, etc. Le malade est le grand perdant de ces changements et de cette révolution silencieuse. Aujourd'hui, l'accès aux soins et aux spécialistes devient de plus en plus difficile. Demain, se soigner va-t-il être un luxe ? La médecine va-t-elle devenir un commerce ? Les plus riches s'en sortiront. Mais pour les autres ? Est-ce le début de la régression sociale ? Déjà des millions de Français renoncent aux soins, faute de moyens. Après des réformes désastreuses comme celle du numerus clausus et des dépassements d'honoraires dont on mesure les dégâts, la nouvelle loi HPST (« hôpital, patients, santé et territoire », dite loi Bachelot) va-t-elle donner trop de pouvoir aux préfets sanitaires pour organiser les structures de soins dans notre pays ? Lorsque la bureaucratie avance, l'humanisme recule. Après Ces médicaments qui nous rendent malades, le Dr Sauveur Boukris aborde les questions de notre système d'assurance maladie. Il faut sauver notre sécurité sociale et ne pas la laisser aux assurances privées. La pire des injustices est celle liée à la santé."

    Sauveur BOUKRIS, éditions LE CHERCHE MIDI, JANVIER 2013, 240 pages, 17 €

"« Tout bien portant est un malade qui s'ignore », disait le docteur Knock. Aujourd'hui, « tout bien portant est quelqu'un qui n'a pas eu de dépistage ». Des centaines de milliers de Français consultent à l'hôpital ou en cabinet pour pratiquer un bilan médical, radiologique ou biologique. Inquiets et prudents, ils pensent qu'il vaut mieux prévenir que guérir et comptent ainsi éviter une maladie silencieuse. Dans ce livre, le docteur Boukris évoque la « médecine marketing » et montre comment on manipule médecins et malades en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d'examens biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments. Transformer des sujets bien portants en malades potentiels, tel est l'objectif de certains secteurs médicaux, privés ou publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l'anxiété et génère un gâchis financier. Surmédicalisation, sur-diagnostic, sur-traitement, ce document nous ouvre les yeux sur des pratiques du monde médico-industriel qui peuvent être nuisibles pour la santé et bouleverse de nombreuses idées reçues."

    Gilles SERALINI, éditions FLAMMARION, SEPTEMBRE 2012, 288 pages, 19,90 €

"Un essai sur les effets sanitaires des principaux produits chimiques et OGM. L'auteur propose également la mise en place d'un nouveau système d'évaluation pour mieux prévenir les risques."

    Isabelle SAPORTA, éditions J'AI LU, JANVIER 2013, 6 €

"Malgré son coût, notre agriculture ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources en eau sont gaspillées et nous ingurgitons chaque jour notre dose de pesticides. Après deux ans d'enquête, Isabelle Saporta dénonce l'absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d'eau pollué aux cancers environnementaux, des animaux trop traités à l'antibiorésistance. Malgré tout, il est encore possible de revenir à plus de raison. Certains travaillent d'arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan, il suffit de les écouter !"

    Fabienne BRUTUS, éditions LE LIVRE DE POCHE, NOVEMBRE 2006, 280 pages, 6 €

"ANPE, quatre lettres lourdes de sens pour un nombre croissant de Français. Pour la première fois, une conseillère à l'emploi lève le voile sur cette noble institution, conçue à l'origine pour favoriser la rencontre entre l'offre et la demande d'emploi, devenue au fil du temps une machine à "gérer des stocks". Pour avoir côtoyé des travailleurs précaires, des chômeurs toujours plus nombreux dont elle a fait partie, Fabienne Brutus dénonce l'instrumentalisation à des fins électoralistes de la "politique du chômage". A l'heure du démantèlement du Code du travail, d'un plan ironiquement baptisé "de cohésion sociale", à l'heure où le CDI devient un graal improbable, elle passe au crible les dysfonctionnements, commente les chiffres introuvables ou "arrangés", les formations inappropriées, les bilans de compétence hors sujet... Malgré le devoir de réserve qui lui est imposé, elle revendique son droit à la liberté d'expression et nous révèle le dessous des cartes."

    M. HAMMER & M. VILLEBRUN, Editions MILLE ET UNE NUITS, JUILLET 2007, 190 pages, 3,50 €

"La vie des étudiants, aujourd'hui, est jalonnée de stages, ces supposées passerelles entre l'université (ou l'école) et l'entreprise. C'est souvent le parcours du combattant... Au stagiaire, ni droits, ni salaire. Les abus sont légion : l'information manque, et les étudiants se laissent bien souvent exploiter, dans l'enthousiasme de faire leurs premières armes... Ils ne voient pas les conséquences des stages en surnombre (environ 800000 par an), en premier lieu sur leur futur premier emploi."

    Sébastien SCHEHR, éditions PUF, MARS 1999, 280 pages, 23 €

L'ouvrage

"S'il est un point de vue commun aux études et recherches sur le chômage ainsi qu'aux diverses représentations véhiculées par les médias, c'est bien de dépeindre cette situation, cet état, comme étant celui d'une victime. Toutes nos conceptions sont empreintes plus ou moins de cette mise en forme privilégiant la souffrance, insistant sur la misère inhérente à cette condition comme s'il nous était impossible, du sens commun aux recherches actuelles, de penser autrement. Entendons-nous bien, il ne s'agira pas ici de tirer un trait sur toute souffrance ou de blanchir naïvement les difficultés qu'implique la condition de chômeur et de faire comme si finalement, l'alternative se situait obligatoirement entre ce qu'il faut appeler une caricature et une autre plus optimiste.

Le pari de ce livre se situe ailleurs : la vie quotidienne du jeune chômeur ne se laisse pas réduire à un mode de vie type ou à une figure unique et bouscule en permanence les petites cases dans lesquelles nous tentons de l'enfermer. Il m'a semblé nécessaire de montrer en quoi les travaux sur la question contribuent dans leur grande majorité à la construction ainsi qu'au renforcement de représentations unilatérales, négatives du chômage et des chômeurs (validant au passage les nombreux clichés attribués aux médias et au sens commun) et en quoi ils s'appuient sur un certain nombre de présupposés inappropriés pour rendre compte de la complexité et de la richesse des situations."

Texte de couverture

"Je commencerai par rappeler ce qui motive à mon sens la nécessité d'une autre approche du chômage avant de définir plus précisément l'espace social dans lequel se déploie cette recherche. Puis il s'agira de traiter ce que l'on appelle les vécus du chômage et de la précarité en incluant la question des représentations du travail, en soulignant l'état des savoirs mais aussi les changements de perspective intervenus ces dernières années sur cette question. Enfin j'examinerai les pratiques ponctuant la vie quotidienne des jeunes chômeurs, mode de consommation, pratiques de débrouillardise, rapport au temps, sociabilités, modes d'être et d'agir sans oublier la question de la construction identitaire. Bref les modes de vie des chômeurs seront étudiés de la manière la plus exhaustive possible en respectant la diversité de leurs déploiements."

Extrait de l'introduction

    Alain CAILLE, éditions LA DECOUVERTE, 1989, 175 pages, 16,50 €

"Paru en 1989, ce petit texte pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l'anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique. C'est que l'objectif premier du MAUSS -- « Montrer que l'obstacle principal sur lequel bute la pensée moderne est celui de l'économisme, [...] que c'est lui qui souffle l'essentiel des réponses et qui limite abusivement le champ du possible et du concevable » -- est devenu chaque jour plus actuel. Aujourd'hui, nous y sommes en plein. Ce n'est plus seulement la pensée qui se dissout dans l'économisme, c'est le rapport social lui-même qui se dilue dans le marché. D'où la nécessité urgente de chercher des ressources théoriques et pratiques qui permettent de sauvegarder l'essentiel, la civilité ordinaire et le goût de ce qui fait sens par soi-même, à commencer par celui de la démocratie. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant-propos et une postface inédits qui permettent également d'introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS sur la genèse de l'utilitarisme (et donc de l'économisme) et sur le paradigme du don."

    Jeremy RIFKIN, éditions LA DECOUVERTE, JANVIER 2006, 532 pages, 13,70 €

"Dans ce livre remarquablement informé, devenu un best-seller aux États-Unis, Jeremy Rifkin présente d'abord un constat : nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l'histoire qui se caractérise par le déclin inexorable de l'emploi. Le monde, explique l'auteur, est en train de se polariser dangereusement : d'un côté, une élite de gestionnaires, de chercheurs et de manipulateurs d'information surqualifiés ; de l'autre, une majorité de travailleurs précaires. Il est selon lui urgent de nous préparer à une économie qui supprime l'emploi de masse dans la production et la distribution et d'agir dans deux directions : la réduction du temps de travail et le développement du « troisième secteur »."

    Gérald BRONNER, éditions HERMANN, JANVIER 2006, 166 pages, 22,40 €

"Malgré de constants progrès techniques et scientifiques, nos sociétés restent des sociétés de croyances. Les rumeurs, les idéologies, les superstitions restent intimement ancrées dans notre vie quotidienne, alors même que la diffusion des connaissances scientifiques gagne chaque jour en importance. Comment résoudre ce paradoxe : nous accordons de plus en plus notre confiance à la science, tout en laissant aisément se développer des croyances parfois irrationnelles ? Cet essai se propose d'examiner ce paradoxe, propre à nos sociétés modernes, en mobilisant des exemples aussi divers que le mythe du Père Noël, les légendes du 11 Septembre 2001, une psychose collective qui gagna la ville de Seattle dans les années 50, le processus d'adhésion à une secte... Quoique sensiblement hétéroclites, toutes ces illustrations peuvent être ramenées à la question de l'émergence et de la disparition des croyances collectives. Quels processus mènent à leur avènement ou à leur abandon ? Gérald Bronner nous fournit une première approche de ces questions épineuses sur la base d'expérimentations inédites en sciences sociales.

L'AUTEUR :
Professeur de sociologie à l'université de Strasbourg, Gérald Bronner travaille essentiellement sur les croyances collectives et les représentations sociales. Ses travaux, souvent expérimentaux, ouvrent la voie d'une sociologie cognitive de terrain."

    Bernard-Alex LE MOULLEC, éditions LE CHERCHE MIDI, MAI 2007, 237 pages, 10 €

"En 1992, en Seine-Saint-Denis, à Montreuil, Bernard-Alex Le Moullec crée un centre de formation pour des jeunes en difficulté, les "sauvageons" de l'époque ! Ces jeunes vont eux-mêmes construire ce centre. Cette expérience est unique; ils s'approprient le lieu. Les voilà face à leurs responsabilités. Des formations débutent. Au fond, la volonté de Bernard-Alex Le Moullec est de créer une école de la citoyenneté en action. Très vite confrontés aux politiques, les jeunes doivent faire entendre leurs revendications autrement que par le biais de la violence. Ce document exceptionnel rend compte d'une aventure hors norme. Fort de ses travaux entrepris avec la jeunesse, Bernard-Alex Le Moullec, en homme de terrain, propose un plan pour les banlieues."

    Philippe TAUGOURDEAU, éditions FLAMMARION, JANVIER 2007, 295 pages, 20 €

"Que se passe-t-il vraiment à la ZAPI 3, la prison-hôtel de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle où transitent chaque année des milliers d'étrangers interpellés à leur descente d'avion, pour la plupart munis de faux papiers ? Comment s'occupe-t-on de la santé de ces non-admis, comme on les appelle ? Plutôt mal, si l'on en croit le témoignage du Dr Philippe Taugourdeau qui a travaillé dans l'unité médicale instaurée en 2003 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Les consignes de la hiérarchie médicale sont claires : «On ne doit adresser à l'hôpital que les urgences, et sur place, ne traiter que les bobos avec les moyens du bord !» Pour les autres maladies, un banal comprimé doit suffire, et toute demande d'examen et de consultation spécialisée est mal vue ou impossible. Pourquoi ? Parce que, coûte que coûte, les actions médicales ne doivent pas retarder les expulsions. Mais au moindre doute, la police exige d'être couverte par un certificat affirmant que les non-admis sont en état de reprendre l'avion, même avec une otite aiguë ! «S'ils ont pu arriver jusqu'ici, ils peuvent bien repartir !» Déplorant cet état d'esprit, des irrégularités et des techniques d'escorte inacceptables, le Dr Taugourdeau a rué dans les brancards. Mal lui en a pris de vouloir exercer ses fonctions dans le respect de son serment d'Hippocrate et du code de déontologie. «Tu emmerdes la police !» fut la raison finalement avancée pour l'expulser de son poste. Mais pourquoi ? Qu'avait-il osé mettre à jour ?"

    F.X. VERSCHAVE & Philippe HAUSER, éditions LA FABRIQUE, MARS 2004, 120 pages, 12 €

"Ce livre met à jour le scandale à travers lequel la politique mondiale, c'est-à-dire celle des pays riches, se reconstitue chaque jour sur le mode de l'oubli actif et de l'exploitation éhontée de populations dont la vie est en suspens. La vie des uns ne vaut pas celle des autres : il existe un partage entre ce qui est digne de vivre dans des conditions de sécurité maximale et ce qui peut mourir dans l'abandon le plus total.

La Françafrique est l'un des modèles les plus aboutis de cette logique. Le livre de Vershave et Hauser en retrace l'historique, de la première guerre froide à la mondialisation. Il en décrit les formes actuelles - car, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire, tout continue, mafiafrique, paradis fiscaux, scandales politico-financiers en tous genres, guerres civiles entretenues à peu de frais par les grandes puissances. Il précise les impacts sur la France, où la politique du secret et de l'impunité au nom de la " raison d'État " constitue un défi à la démocratie. Enfin, il trace les voies possibles pour " en sortir ", en Afrique comme en France."

Philippe Hauser
Philippe Hauser est enseignant de philosophie. Il appartient au comité de rédaction de la revue Drôle d'époque, où il publie régulièrement, ainsi que dans la revue Lignes.

François-Xavier Verschave
François-Xavier Vershave est depuis 1995 le président de l’association Survie, qui vise à ce que les crédits de l’aide française au développement servent vraiment à lutter contre la pauvreté. Il est l’auteur, entre autres, de Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda (la Découverte, 1994), La Françafrique (Stock, 1998), Noir silence (Les Arènes, 2000), Noir Chirac (Les Arènes, 2002). Il dirige la lettre mensuelle Billets d’Afrique et la collection des Dossiers noirs de la politique africaine de la France, publiés chez Agone depuis 2001.


    Louis-René VILLERME, éditions LA FABRIQUE, MAI 2008, 128 pages, 15 €

"À la fin de la Restauration, Louis-René Villermé, ancien chirurgien de la Grande Armée reconverti dans ce qu’on n’appelait pas encore l’épidémiologie, remarque que la mortalité à Paris varie largement d’un quartier à l’autre. Avec les outils statistiques dont il dispose, il recherche quels rôles pourraient avoir le voisinage de la Seine, la hauteur du sol, l’étroitesse des rues, la présence de jardins, l’exposition aux vents dominants, l’origine des eaux : rien de tout cela n’influe sur la mortalité des quartiers.

Et pour finir, Villermé trouve ce qui compte : « Donc la richesse, l’aisance, la misère sont, dans l’état actuel des choses, pour les habitants des divers arrondissements de Paris, par les conditions dans lesquels elles les placent, les principales causes auxquelles il faut attribuer les grandes différences que l’on remarque dans la mortalité.» Ces quartiers pauvres, ce sont ceux du centre et de l’Est : Hôtel de Ville, Cité, Arsenal, faubourg Saint-Antoine, Marais, faubourg Saint-Marcel, Observatoire… Quartiers ouvriers, aux « logements étroits, sales, obscurs et mal aérés », quartiers des épidémies, des émeutes, où la mortalité infantile est deux fois plus élevée que dans les rues élégantes de l’Ouest.

«C’est ainsi que toujours une amélioration sociale est pour les hommes la source d’une santé plus vigoureuse et d’une vie communément plus longue»: telle est la conclusion que tire Villermé de son enquête, aussi dérangeante aujourd’hui qu’elle pouvait l’être sous le règne de Charles X."

Louis-René Villermé
Louis René Villermé, né Paris le 10 mars 1782 et mort à Paris le 16 novembre 1863, est un médecin et sociologue français, considéré notamment comme un pionnier de la médecine du travail. Chirurgien de l'armée française puis de la Grande Armée de 1802 à 1814, il abandonne la médecine en 1818 pour se consacrer à la question des inégalités sociales. Il est élu membre de l'Académie de médecine en 1823 et de l'Académie des sciences morales et politiques en 1832.

    Jean STERN, éditions LA FABRIQUE, OCTOBRE 2012, 210 pages, 13 €

"La presse va mal en France parce que les patrons du CAC 40 ont mis la main dessus : telle est l’idée centrale de ce livre. À la Libération, on ne parlait que de mettre les journaux à l’abri des puissances d’argent, de protéger leur indépendance. Mais au fil des années, cette louable ambition s’est effilochée. Aujourd’hui, les Arnault, les Dassault les Pigasse, les Lagardère, les Pinault, les Bolloré et autres seigneurs contrôlent la presse nationale via leurs holdings aussi opaques que rémunératrices. Jean Stern, homme de presse s’il en est, montre comment les “journalistes-managers” – July, Colombani – ont conduit Libération et Le Monde à leur perte avant d’en être éjectés sans égard. Comment les journaux qui perdent de l’argent permettent aux patrons de payer moins d’impôts ? Comment les divers “conseils de surveillance”, “chartes d’indépendance” et autres gadgets n’empêchent nullement les patrons de pressurer les rédactions en exigeant des économies ? Les journaux finiront-ils en “fermes de contenus” où des pigistes à domicile rédigeront des “articles” à la chaîne adaptés aux algorithmes des moteurs de recherche ? C’est ce que l’on peut craindre si l’on laisse faire le capitalisme déchaîné."

Jean Stern
Jean Stern est journaliste. Ancien de Libération et de La Tribune, il a également travaillé pour 7 à Paris et Le Nouvel Économiste. Il a participé à la fondation de Gai Pied en 1978 et est l’éditeur de la revue De l’autre côté. Il est aujourd’hui directeur pédagogique de l’EMI, Scop de formation à l’université Paris X.

    Renaud BLANC, éditions AMALTHEE, MAI 2012, 220 pages, 18,76 €

"Renaud Blanc, âgé de 53 ans, est Éducateur Spécialisé et Sous-officier Sapeur-pompier Volontaire à Bolbec en Seine-Maritime depuis vingt-neuf ans. Ce livre raconte les quatre années de combat mené depuis la sortie du premier livre par lui-même et ses deux collègues Stéphane et Dominique Burel, respectivement sous-officier et officier, pour faire reconnaître la vérité à la suite des graves événements qui se sont produits entre 2000 et 2006. Harcèlement, manipulations et mensonges, vont être au cœur de leur lutte pour le respect de la vérité, le maintien de leurs droits et la reconnaissance de leur intégrité, après les agissements délictueux de leur ancien chef de centre. Ce récit décrit la pugnacité de ces trois sapeurs-pompiers volontaires, toujours mis à l’écart, face à une situation à la fois tragique, effarante et incroyable, et les incompréhensions des instances judiciaires et du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Seine-Maritime."

    Association contre le nucléaire et son monde, éditions LA LENTEUR, 2007, 220 pages, 15 €

"Vingt ans après Tchernobyl, les nucléaristes du monde entier veulent relancer le développement de l'industrie nucléaire. En France, L'Etat a engagé un budget de recherche sur les réacteurs de quatrième génération, tout en nous embarquant dans la construction de réacteurs EPR de troisième génération dont le premier modèle est actuellement en chantier à Flamanville (Normandie). A cela s'ajoutent la construction d'ITER à Cadarache (Provence), le transfert plus ou moins occulte de technologies nucléaires, et la prolifération actuelle de l'armement atomique. C'est dans ce contexte inquiétant que nous avons voulu sauver de l'oubli quelques événements appartenant à l'histoire du mouvement antinucléaire."

    LES CLES DE LA MAISON ECOLOGIQUE, éditions TERRE VIVANTE, FEVRIER 2004, 150 pages, 14 €

"Comment construire, rénover ou simplement aménager notre maison pour qu'elle devienne "écologique", tel est le thème de ce livre. Ecologique, c'est-à-dire saine et économe en énergie, mais également chaleureuse et agréable à habiter. Un livre à lire absolument avant d'entreprendre des travaux de construction ou de rénovation, ou d'envisager un achat."

    Catherine MEYER, éditions 10/18, JANVIER 2007, 1012 pages, 13 €

Partout ou presque, sauf chez les ploucs Français et chez les ploucs Argentins, la psychanalise est devenue marginale. Histoire officielle mise en cause par des découvertes gênantes, efficacité thérapeuthique faible, pertinence philosophique contestée, effectifs en chute libre.

"Le destin des femmes doit rester ce qu'il est : dans sa jeunesse, celui d'une délicieuse et adorable chose; dans l'âge mûr, celui d'une épouse aimée.... L'envie de réussir chez une femme est une névrose, le résultat d'un complexe de castration dont elle ne guérira que par une totale acceptation de son destin passif."    (Sigmund FREUD)

Sacré Sigmund : il nous fera tous crever de rire, ce branlouze !!!!

                                                                                   

Sigmund FREUD, astrologue et charlatan, 1856 - 1939.                                  Albert ELLIS, scientifique et inventeur des TCC, 1913 - 2007.

NB : A titre personnel, je suis d'accord avec UN SEUL point concernant toute cette sombre et grotesque astrologie de charlatans qu'est la psychanalyse. En effet : TOUT est de la faute de la mère, je le confirme bien volontiers !

Marc TANNEAU DE HAECK, Président du Parti Hébertiste.


                                                                                 
                       René MAGRITTE, peintre Belge, 1898 - 1967                                  Peinture de René MAGRITTE de 1929 intitulée "La trahison des images"


                                                                                 
                           Michel ONFRAY, philosophe Français                                              Photoshop de Marc TANNEAU DE HAECK de 2013 intitulé "Bé Ashel"



www.youtube.com/watch?v=F36OXrrO3Fc

Merci Pierre DESPROGES


www.youtube.com/watch?v=n_TQQhiqrVI

Merci Michel ONFRAY


www.youtube.com/watch?v=je1v2U5kHq4

Merci Pascal BONIFACE


"BHL" : Que cette sombre sous-merde retourne dans la poubelle qu'elle n'aurait JAMAIS dû quitter.






SANS OUBLIER, BIEN SÛR, NOTRE BIBLE !!!!

    Gérard WALTER, éditions MERCURE DE FRANCE, OCTOBRE 2005, 637 pages, 9 €


SUPPLÉMENT CINEMA :

    "Lenny", Bob FOSSE, sortie : 10 NOVEMBRE 1974, durée = 1:51'

Et puis, dans cette sale époque de merde qui pue la France en noir & blanc des 1960's, et où l'omerta [le trop fameux "politiquement correct" comme disent les trous du cul, expression totalement débile qui ne signifie rien moins qu'AUTO-CENSURE] a été instillée comme un poison en guise de prétendue règle de bonne conduite par le "socialiste" Lionel JOSPIN, dont le crédo était "Ne faites pas de vagues !", regardez donc plutôt cet excellent film de Bob FOSSE (librement) inspiré de la vie de Lenny BRUCE -incarné ici par Dustin HOFFMAN- et sobrement intitulé "Lenny". NB : Je tiens pour citation authentique le "Ne faites pas de vagues !" d'un ami prof de maths à MANTES LA JOLIE dans les années 1990 et 2000. Je n'invente RIEN.


    "Mille milliards de dollards", Henri VERNEUIL, sortie : 10 FEVRIER 1982, durée = 2:12'

La vermine capitaliste qui dirige le monde avec la complicité du déchet médiatique : dans son excellent film, Henri VERNEUIL en parlait dès.... 1982 !!!!

    "Le Président", Henri VERNEUIL, sortie : 1 MARS 1961, durée = 1:50'

Un autre chef-d'oeuvre (assez visionnaire sur les atermoiements liés à la construction de l'Europe et très acerbe quant à la veulerie et à la duplicité des politiciens) de Henri VERNEUIL excellement servi par l'immortel Jean GABIN.

    "Soylent Green", Richard FLEISCHER, sortie : 19 AVRIL 1973, durée = 1:37'

Le style très improbable ultra kitsch des 1970's a extrêmement mal vieilli mais ce film reste néanmoins excellent. A quand un remake Made In France !?!?

    "Le prix du danger", Yves BOISSET, sortie : 26 JANVIER 1983, durée = 1:40'

"Dans une société futuriste, "LE PRIX DU DANGER" est le nouveau jeu d'une chaine de télévision. Un homme doit rejoindre un endroit secret en évitant cinq hommes venus pour le tuer. S'il réussit, il empoche beaucoup d'argent, mais François Jacquemard, nouveau participant, réalise très vite que le jeu est truqué... "   Un excellent film traitant de ce qui allait alors bientôt s'appeler la "télé-réalité" (autrement dit la télé-poubelle) ; un excellent film servi par des acteurs prestigieux (dont le toujours volontaire Gérard LANVIN et la sublimement désirable Marie-France PISIER) ; un excellent film curieusement oublié de la mémoire du cinéma (et de la télévision !!!!) et qui mériterait d'être très largement rediffusé.

    "Agora", Alejandro AMENABAR, sortie : 6 JANVIER 2010, durée = 2:06'

"AGORA" nous fait ainsi connaître Hypathia d'Alexandrie (360 - 415), personnage ayant réellement existé, femme extrêmement intelligente et cultivée qui enseigne la philosophie et les sciences à la Bibliothèque d'Alexandrie. Ce film nous permet aussi de comprendre comment la vermine chrétienne s'empare inexorablement du pouvoir à Alexandrie, massacrant païens et juifs, et rejetant toute acceptation de la science, à laquelle ils préfèrent leur délire psychopathologique de débiles profonds. Hypathia finira même lapidée par la vermine chrétienne, après avoir découvert le principe des ellipses hélioconcentriques, accordant finalement + de crédit au principe héliocentriste de Aristarque de Samos plutôt qu'au principe géocentriste de Claudios Ptolemaïos. Nous sommes en 391 et il faudra attendre Johannes Kepler pour redécouvrir cette réalité scientifique seulement 1200 ans + tard à cause de la vermine chrétienne. Nous pouvons tirer un enseignement capital de ce chef-d'oeuvre de Alejandro AMENABAR : celui d'être pleinement conscient que toute civilisation intellectuellement avancée court inexorablement et invariablement à sa perte dès lors qu'elle tolère les élucubrations des malades mentaux des sectes de toutes sortes (ici la secte des chrétiens). On peut aussi y établir un parallèle indéniable avec les muslims contemporains et l'inconséquente démission permissive des prétendues "élites" (SIC !) Française et Européenne à leur endroit.

    "L'Aile ou la Cuisse", Claude ZIDI, sortie : 27 OCTOBRE 1976, durée = 1:44'

Dans un tout autre registre. Malbouffe, malbouffe.... Vous avez dit "malbouffe" ???? Dans son film à la fois très drôle et très bien fait, Claude ZIDI nous en parle dès.... 1976. A (re)voir absolument !